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Week Thirteen

 

1.  Comedy from Laurent Baffie - Boui-boui

 

2. Extract from Tristan et Iseut

 

3. Episode 13 of Donjon de Naheulbeuk

 

4. Some philosophy from Pascal : extract from les Pensées

 

1.  Laurent Baffie - Boui-boui (Greasy Spoon)

 

This is hard, vulgar - and very funny. Sorry about all the holes. If you can fill them in - email me.

 

Listen to it here

 

Lafesse Bouiboui

 

-           Allô, la brasserie ?

-           Oui

-           Oui, je veux le patron s’il vous plaît.

-           Oui, c’est lui, c’est pourquoi ?

-           Oui, bonjour, c’est (                            ) à l’appareil.  On s’est vu à midi monsieur, c’est moi qui a pris un (                                      )

-           ... mais, peut-être...

-           et de la carte du jour un crème caramel..

-           Oui, mais je n’ai pas en tête les commandes de tous les clients.

-            J’imagine bien. Moi, je suis M. (                               ) qui travaille dans le bureau en face. Vous savez ? J’ai souvent un costume gris avec une petite cravate verte...

-           oui, peut-être, oui...

-           ...et un attaché-case marron.

-           Ah oui, oui...

-           Voilà.

-           Ah, oui, oui, je vous (ai) maintenant. Qu’est-ce que je peux faire pour vous, monsieur ? Vous avez oublié quelque chose ?

-           Non, monsieur, c’est vous qui avez oublié quelque chose. C’est pas moi.

-           Ah bon ? On a oublié quoi ? On n’a pas oublié de vous fait payer ?

-           Non (                                                                            )

-           Alors, on a oublié quoi, monsieur ?

-           Ah, je (vais) vous dire.

-           Eh bien, dépêchez-vous parce que je ne peux passer trop long au téléphone, il y a du monde, je vous écoute.

-           Le problème, monsieur, je vous appelle de mon téléphone portable... et je suis dans les toilettes de votre bistrot, et il y a plus de papier, et ça fait une heure que j’ai la merde au cul, et il y a plus de papier chez vous...

-           Quoi ! Vous êtes dans les toilettes d’en bas ?

-           Oui.

-           Ben, pourquoi pas monter, pourquoi me téléphoner ?

-           Parce que je ne peux pas, je vous dis, j’ai la merde au cul, monsieur, vous voulez que je monte là-haut, avec les clients en mon état ?

-           (                                                                                    je vous fais porter....) Martine ! Descends aux toilettes d’homme ! Vas-y donner un rol’ de papier à ce m’sieu qui est dedans.

-            Attendez, c’est pas si simple, monsieur.

-            Quoi ?

-           Vous m’entendez ?

-           Mm.

-           En bloquant... en (me) bloquant ici, vous m’avez fait rater un rendez-vous ultra-important.

-           Oh, ben, non...

-            Comme j’ai mon portable, avant que vous appeler, j’ai appelé mon avocat, il m’a conseillé de vous (        )  et on va vous réclamer 150 000 francs de dommage et intérêt, monsieur.

-            Quoi ?

-           Oui.

-            Quinze () pour un rol’ de papier à toilette ?

-           Oui.

-           Non, mais, vous faites rigoler, non ?

-           Pas du tout. Je devais signer un contrat à quinze heures. Vous me l’avez fait loupé. Je vais sûrement (                   ) sur ma commission, sous prétexte que si je ne peux pas conclure un autre chez vous, parce que votre établissement, monsieur, est très très mal tenue.

-           Non, mais c’est n’importe quoi, cette histoire (     ) vous dérivez complètement là.

-           Pas du tout monsieur, je devais signer un contrat ultra-important à quinze heures. Vous m’avez fait loupé mon rendez-vous, et bien, voilà. J’ai voulu déjeuner dans un boui-boui parce que c’a coûté bonbons. Voilà c’est tout que j’ai à vous dire.

-           Mais c’est n’importe quoi cette histoire.

-           Oui, c’est n’importe quoi, bien sûr.

-           Mais vous délirez, non ?

-           C’est ça, je délire, je vais vous dire un truc : après le procès c’est vous qui serez au bout du rouleau, monsieur.

-           (                                )

-           (                                ) boui-boui....

-           (                                ) Vous vivez dangereusement, non ?

-           C’est sûr que pour arroser et bouffer dans un resto c’est dégueulasse, pour me met en danger.

-           (                                 ) ! C’est dégueulasse !

-           Oui.

-            Attends (                  ) j’arrive ! (                                   )

-           Bien, bien....

-           Où il est ?  

 

 Extract from Tristand et Iseut   Something completely different. The following is based on Le roman de Tristan et Iseut written in the 19th century by Joseph Bédier after the 12th century original. I got slightly caught out by the livre-audio. It is a shortened version, and doesn't follow the text of Bédier. So the transcription below isn't too bad, having had the help of the original, but there will be some errors.

Listen to it here.

Tristan et Iseut

 

Vous plairait-il, gentes dames, messeigneurs, d’écouter une histoire qui bellement raconte et l’amour et la mort. L’histoire de Tristan et de la reine Iseut. Écoutez donc comment, à grande peine, à grand deuil ils furent repris d’amour. Et comment vint la mort un même jour de lui appelle et d’elle à lui.

 

Jadis, régna en Cornouailles le roi Marc. En pleine guerre il vit arriver Rivalen, le roi de Loonnois, qui franchit la mer pour lui porter secours, par l’épée, le conseil, comme eût fait un vassal, il servit en fidèle, si bien qu’en récompense il reçut du roi Marc pour épouse à sa soeur, la très douce et très belle Blanchefleur, qu’il aimait d’un merveilleux amour.

 

Il l’épousa au vieux château de Tintagel. Mais quelque temps après les noces, la nouvelle survint. Le duc Morgan, l’ennemi de toujours pilonnait le Loonnois, ses bourgs, ses champs, ses villes. Rivalen équipa ses nefs hâtivement, vers sa terre lointaine emmena Blanchefleur, avec l’enfant qu’elle portait. À Kanoël, son château, il remit la reine en sauvegarde au maréchal Rohalt, que pour sa loyauté tous nommé joliment, Rohalt le Foi-Tenant ; ensuite, Rivalen assembla ses barons, et quitta Blanchefleur pour soutenir sa guerre. Il ne revint jamais.

 

Rohalt fit de son mieux pour la réconforter. Son enfant vint au monde, un fils qu’elle embrassa : « J’ai si longtemps, mon fils, désiré de te voir, » dit-elle. « Puisque tu es venu par tristesse ici-bas, tu auras nom Tristan. »

 

Rohalt le Foi-Tenant recueillit l’orphelin. Il éleva Tristan avec ses propres fils. Rohalt lui enseigna la haine du mensonge, de toute félonie, à secourir les faibles, à tenir la foi jurée. Tristan apprit aussi les divers arts du chant, et la harpe, et la chasse.

 

Or, un jour de malheur toute sa joie fut morte. En ayant attiré Tristan sur leur bateau, des marchands de Norvège emportèrent l’enfant comme une belle proie. Mais c’est vérité vrai, tous les marins le savent :  la mer porte à regret les navires félons, et ne veut pas aider pas aux rapts ni aux traîtrises.

 

Quand l’équipage aperçut dans la brume un pays hérissé d’abruptes et de récifs où les vagues voulaient écraser leur navire, ils firent donc le voeu de libérer leur prisonnier, et préparèrent une barque pour le porter vers le rivage.

 

La barque de Tristan arriva jusqu’au sable d’une grève où venait sourire le flot calme. À grand effort, Tristan monta sur la falaise et aperçut les vallons d’une lande déserte, et au-delà sans fin la forêt. Aperçut un superbe château, Tintagel. Béni soit Tintagel ! et bénis soient ses hôtes !

 

Ah, Seigneurs, c’est là que jadis, à grand’joie, son père Rivalen avait pris Blanchefleur pour femme. Mais le pauvre Tristan l’ignorait.

 

Il sied à tout conteur qui veut plaire, gentes dames, messeigneurs, d’éviter les trop long récits. Par la matière de ce conte et si belle et diverse, que rien ne servirait de l’allonger. Que vous dirais-je ? Après avoir erré par les mers et les pays, Rohalt le Foi-Tenant aborda en Cornouailles. Il retrouva Tristan. Il montra au roi Marc l’escarboucle donna par lui à Blanchefleur jadis comme un présent nuptial. Et il dit ces mots :

 

«Roi Marc, celui-ci est Tristan de Loonnois, le fils de Rivalen, le fils de Blanchefleur, et donc votre neveu. »

 

 

 

 

 Episode 13 of Donjon de Naheulbek

 

Listen to it here

Naheulbeuk épisode 13

 

<djingle terreur>

Voix off         : ATTENTION vous êtes à présent dans l'épisode maudit du Donjon de Naheulbeuk

<djingle terreur>

Voix off         :  Il s'agit de l'épisode au chiffre 13

<cris de panique>

Voix off         : Des scènes VIOLENTES peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes

Jeune            : hey, attention, ma sensibilité !

Voix off         : (plus bas) excuse-moi, je t'avais pas vu

Jeune            : (s'éloignant) ouais bon ça va...

Voix off         : d'une seconde à l'autre, vous allez être plongé (fondu sortie on) dans un monde sans PITIE ou règne la terreur et qui... hey... hey.... le micro !

<djingle début d'épisode>

Nain   : alors, on se casse d'ici ou quoi ?

Mago : deux secondes !

Ranger          : il n'était pas prévu qu'on affronte un démon !

Nain   : bah y'avait pas grand-chose de prévu de toutes façons

Barbare        : c'est vrai ça !

Menestrel     : on peut certainement fuir et quitter cet étage

Elfe     : tout à fait !

Ranger          : mais la voix off a dit qu'il y aurait des scènes violentes

Nain   : en tout cas c'est pas en restant ici qu'on va trouver la solution

Ogre   : golo

Mago : il reste (cherche...) une partie du couloir à gauche à explorer

Menestrel     : allons-y, et que la bonne fortune guide nos pas sur les chemins de l'amitié !

<bruits d'oiseaux>

Ogre   : huk ?

Nain   : hein ?

Elfe     : ha, j'aime la poésie...

Barbare        : pas moi

Ranger          : suivez-moi !

Nain   : (loin) et faites donc taire ce ménestrel !

<troupe déplace on>

Elfe     : comment on peut combattre un démon ?

Mago : les armes standard ne peuvent pas les atteindre

Nain   : il faut les tremper dans du sang d'elfe !

Elfe     : bheeeueahhh !!!

<troupe déplace off>

Ranger          : le couloir tourne à gauche !

Mago : bien, c'est noté

<troupe déplace on>

Menestrel     : au fait, quel est le but de notre mission ?

<musique épisode 1 on>

Ranger          : nous devons retrouver la...

<musique épisode 1 foire>

Nain   : j'ai pas envie d'écouter encore cette histoire

Mago : c'est vrai quoi !

<ambiance contrebasse on>

Menestrel     : ha oui mais..

Elfe     : nous devons récupérer une statuette

Menestrel     : ce n'est pas très original !

Nain   : hey, si t'es pas content tu peux te casser !

Ranger          : stop !

<keskya>

<ambiance suspense on>

Mago : une énoooorme porte !

<djingle terreur>

Elfe     : incroyable !

Ranger          : et vous avez vu comme le couloir s'est élargi ?

Menestrel     : oui, c'est impressionnant

Mago : une grosse porte, et un gros couloir...

Nain   : sans doute pour une  créature massive !

Elfe     : vous voulez dire que...

Barbare        : ouais !

Mago : c'est l'antre du DEMON !

<dingle terreur>

Nain   : bah faut pas rester ici alors !

Ranger          : au moins maintenant on sait qu'on ne tombera pas sur lui par hasard

Mago : il y a certainement une sortie un peu plus loin

Menestrel     : mais... vous ne souhaitez pas savoir ce qu'il y a dans cette salle ?

Nain   : (ensemble) non merci !

Ranger          : (ensemble) non merci !

Mago : (ensemble) non merci !

Ogre   : dam zog agol ixpe

Mago : il dit que vaincre un démon donne beaucoup d'expérience

Nain   : c'est vrai mais...

Ranger          : ils ont des façons particulièrement horribles de tuer les gens

Elfe     : je n'ai vraiment pas envie d'en savoir plus...

Nain   : ils peuvent te faire souffrir pendant des jours

Barbare        : ouais !

Nain   : ils te coupent les bras et t'obligent à courir pied nus dans les orties

Elfe     : mais c'est horrible !

Ranger          : ouais, ben... tirons-nous

Menestrel     : et quel niveau faut-il pour affronter un démon ?

Mago : au moins du niveau 6 !

Nain   : et encore, c'est pas gagné !

Menestrel     : alors, de quel niveau êtes-vous ?

<ambiant suspense>

Ranger          : bah...

Mago : moi heu... je suis niveau 1 mais je dois pas être loin du 2

Elfe     : je suis niveau 1 aussi

Menestrel     : ah bon ?

Ogre   : takala eto dab talof !

Mago : il dit qu'il sait pas et qu'il s'en fout

Nain   : moi je suis niveau 2 !

Ranger          : vraiment ?

Nain   : heu... ouais, presque..

Barbare        : je suis niveau 1 mais j'ai beaucoup tué !

Menestrel     : mais alors, seul le ranger est expérimenté ?

Ranger          : heuu... ouais enfin si on veut... j'ai...

Mago : t'es aussi de niveau 1 ?

Ranger          : heu... oui...

Nain   : ha bah merde alors !

Ranger          : mais j'ai déjà fait une quête avant !

Elfe     : quel genre de quête ?

Ranger          : j'ai du chercher dans tout le village pour retrouver les poules de mon grand-père qui s'étaient enfuies

Ogre   : huh huh

Ranger          : quoi, ça te fait rire toi ?

Nain   : ouais moi aussi ça me fait rire

Menestrel     : la misère des amis n'est pas plus amusante que la vue d'un jardin dont la flore est mourante

Elfe     : ho, c'est tellement joli !

Nain   : mais qu'est-ce qu'il dit lui ?

Menestrel     : j'ai pensé qu'un peu de poésie pourrait...

Barbare        : ta gueule

Mago : en tout cas pour le moment, on ferait mieux de s'éloigner !

Ranger          : avec vos conneries vous allez finir par attirer les bestioles !

Nain   : tu crois vraiment qu'un démon endormi depuis des années va se réveiller parce qu'on...

Ranger          : mais qu'est-ce que...

<bruit de porte qui s'ouvre>

Démon          : eh oh, c'est pas un peu fini ce bordel ??!

Mago : (s'évanouit) haaaaa....

<chute mago>

Nain   : haaaa !!!!

Ranger          : le démon !

<event terreur>

Elfe     : la magicienne s'est évanouie !

Ranger          : ha, zut !

Barbare        : merde !

Démon          : par les tentacules de Gzor, qu'est-ce que vous faites devant ma porte ?

Nain   : hey dis donc espèce de gros (main devant la bouche) machin dégueulasse ah putain

Ranger          : nan nan nan... nous étions perdus dans le couloir, et nous allions passer notre chemin, votre grandeur infernale

Démon          : je n'apprécie pas d'être réveillé par des aventuriers bruyants !

Ogre   : takala kopaing

Ranger          : (chuchotant) réveillez la magicienne !

Barbare        : ça marche...

<coup + douleur magicienne>

Elfe     : doucement, espèce de brute

Mago : haaa....

Démon          : (lointain) hé ho !

Ranger          : allez, relèves-toi !

Mago : qu'est-ce qui m'arrive ?

Elfe     : tu as perdu connaissance

Démon          : vous m'écoutez oui ?

Mago : ha ha... vous allez rire, pendant une seconde j'avais cru voir un Golbargh !

Nain   : ce serait pas un genre de grand reptile avec 4 bras et des dents pointues ?

Ranger          : et il aurait la peau rouge et bleue et grande queue pleine de piquants ?

Ménestrel     : et ses yeux brillent d'une intelligence malveillante

Mago : oui, c'est exactement ça !

Nain   : bah t'as raison, il est devant nous !

Démon          : hééééé !

Mago : (s'évanouit) Haaaaaaa

<chute mago>

Ogre   : holala...

Ranger          : ha putain !

Démon          : ça vous ennuierai de faire moins de bruit ?

Elfe     : vous avez fait peur à la magicienne !

Démon          : il lui faut pas grand-chose !

Ranger          : pardonnez cette agitation, noble créature, nous allons quitter cet endroit au plus vite

Barbare        : (loin) allez, réveilles-toi !

<coup + douleur magicienne>

Mago : (loin) ahhhhh

Ménestrel     : peut-on savoir ce qu'un puissant démon comme vous fait dans ce chateau ridicule ?

Ranger          : (entre ses dents) ah meeerde

<ambiant raconte histoire>

Démon          : c'est une bonne question, voyageur...

Ménestrel     : nous vous écoutons !

Démon          : c'était il y a bien longtemps... plus de 30 ans !

Elfe     : et ben !

Ranger          : tais-toi

Démon          : Zangdar voulait m'obliger à rester pour défendre son donjon pourri

Elfe     : et alors ?

Mago : silence !

Démon          : j'ai refusé ! Alors il m'a lancé un sortilège et depuis, je suis coincé ici !

Ménestrel     : un sortilège ?

Ranger          : il doit être d'une puissance incroyable, ce Zangdar

Démon          : pas du tout... il m'a seulement lancé un sort qui interdit d'emprunter les escaliers !

Nain   : hein ??

Mago : et alors ?

Démon          : et alors, pour sortir de cet étage, il faut absolument emprunter un escalier !

Ranger          : ha ha ha, c'est complètement con ! ha ha ha (rires stop)

Nain   : ha ha ha ! Ha ha ha... (rires stop)

Démon          : vous trouvez ça drôle !!

Ranger          : heuu... non... enfin...

Elfe     : et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?

Démon          : j'étais très énervé, j'ai décidé de tuer tous ceux qui voudraient passer par ce couloir

<ambiant suspense>

Ménestrel     : haaaa oui...

Nain   : bah oui, hein, vous avez bien fait !

Mago : c'est normal, hein !

Barbare        : hem...

Ranger          : et bien vous savez quoi, on va vous laisser dormir !

Mago : c'est ça, oui, on a encore de la route à faire !

Nain   : foutons le camp !

Barbare        : bon, bah salut !

Ogre   : zog zog !

Démon          : attendez !

<bruit de tonnerre>

<ambiant terreur>

Démon          : je dois quand même vous massacrer !

Ranger          : ha mais non, écoutez heu...

Elfe     : bouhouhou....

Ogre   : holala

Nain   : est-ce que j'irai au Paradis des nains ?

Ménestrel     : quelle tragédie, quelle misère !

Ranger          : préparez-vous à courir !

Mago : heuu... dites-moi, noble démon, vous êtes donc le serviteur de Zangdar ?

Démon          : bien sûr que non ! Je le déteste !

Mago : mais si vous nous tuez, vous lui rendez service !

Ranger          : (très vite) ha oui oui oui oui, elle a raison !

Démon          : qu'est-ce que vous racontez ?

Barbare        : on est là pour lui pêter la gueule

Nain   : si on crève, il sera vachement content !

Démon          : par l'oeil de Cerbère, vous avez raison !

Ménestrel     : il serait sage de nous épargner !

Démon          : hum... très bien, je vous laisse partir !

Ranger          : (ensemble) ouais !

Nain   : (ensemble) ouais !

Elfe     : (ensemble) super !

Ogre   : (ensemble) golo !

Ménestrel     : (ensemble) extra !

<djingle victoire>

Démon          : prenez cet objet pour continuer votre quête...

<bruit tambourin>

Ranger          : ha bah... merci

Démon          : adieu !

<porte qui claque>

Mago : (soupir)

Ogre   : copaing !

Nain   : qu'est-ce que c'est que ce truc ?

Ménestrel     : c'est un superbe tambourin en peau de yack avec des grelots d'argent

Elfe     : très joli...

Barbare        : et surtout vachement utile !

Nain   : ha ha ha

Ranger          : bon, bah... on va donner cet objet au ménestrel, tiens !

<tambourin vole + attrape>

Ménestrel     : merci, j'en ferai bon usage !

Nain   : moi je lui ai trouvé un usage, mais c'est dans les toilettes que ça se passe !

Mago : ho, t'es dégueulasse...

Ogre   : huh huh

Ranger          : allez hop, en route vers notre destin !

<event fin>

 

 4. Blaise Pascal : Extract from les Pensées

 

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L’amour-propre

 

La nature de l’amour-propre et de ce moi humain est de n’aimer que soi et de ne considérer que soi. Mais que fera-t-il ? Il ne saurait empêcher que cet objet qu’il aime ne soit plein de défauts et de misères : Il veut être grand, il se voit petit ; il veut être heureux, et il se voit misérable ; il veut être parfait, et il se voit plein d’imperfections ; il veut être l’objet de l’amour et de l’estime des hommes, et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. Cet embarras où il se trouve produit en lui la plus injuste et la plus criminelle passion qu’il soit possible de s’imaginer ; car il conçoit une haine mortelle contre cette vérité qui le reprend et qui le convainc de ses défauts. Il désirerait de l’anéantir, et, ne pouvant la détruire en elle-même, il la détruit, autant qu’il peut, dans sa connaissance et dans celle des autres ; c’est-à-dire qu’il met tout son soin à couvrir ses défauts et aux autres et à soi-même, et qu’il ne peut souffrir qu’on les lui fasse voir ni qu’on les voie.

            C’est sans doute un mal que d’être plein de défauts ; mais c’est encore un plus grand mal que d’en être plein et de ne les vouloir pas reconnaître, puisque c’est y ajouter encore celui d’une illusion volontaire. Nous ne voulons pas que les autre nous trompent ; nous ne trouvons pas juste qu’ils veuillent être estimés de nous plus qu’ils ne méritent : il n’est donc pas juste aussi que nous les trompions et que nous voulions qu’ils nous estiment plus que nous ne méritons.

            Ainsi, lorsqu’ils ne découvrent que des imperfections et des vices que nous avons, en effet, il est visible qu’ils nous ne font point de tort, puisque ce ne sont pas eux qui en sont cause, et qu’il nous font un bien, puisqu’ils nous aident à nous délivrer d’un mal, qui est l’ignorance de ces imperfections. Nous ne devons pas être fâchés qu’ils les connaissent, et qu’ils nous méprisent : étant juste et qu’ils nous connaissent pour ce que nous sommes, et qu’ils nous méprisent, si nous sommes méprisables.

 

 

 

 

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