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Week Eleven |
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1. L'amant - Marguerite Duras. Film extract. 2. The fourth and final extract from Chapter 1 of L'Étranger. 3. Part XI of Le donjon .de Naheulbek 4. La ballade de la geôle de Reading 5. L’invité de RTL 16/09/06
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1. Extract from film : L'amant, from the book of Marguerite Duras I saw the film first and didn't like it much. Then I read the book and loved Duras' writing from the start. In the film, In the film Jane March is impossibly beautiful and not at all the little fifteen year old scrubber of the book, with a mother who doesn't care and a boarding school which cares even less. It's a beautiful book.
Très vite dans ma vie, il a été trop tard. À dix-huit ans, il était déjà trop tard. À dix-huit ans, j'ai vieilli. Ce vieillissement a été brutal. Je l'ai vu gagner mes traits un à un. Au lieu d'en être effrayée, j'ai vu s'opérer ce vieillissement de mon visage avec l'intérêt que j'aurais pris, par exemple, au déroulement d'une lecture. Ce visage-là, nouveau, je l'ai gardé. Il a gardé les mêmes contours, mais sa matière est détruite. J'ai un visage détruit.
Que je vous dise encore : j'ai quinze ans et demie. C'est le passage d'un bac sur le Mékong.
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Regarde-moi... quinze ans et demie. C'est la traversée du fleuve. Quand je rentre à Saigon, je suis en voyage. Surtout quand je prends le car. Ce jour-là, c'est la fin des vacances scolaires, je ne
------------------------------------ L'homme Chinois s'approche
- Excusez-moi, mademoiselle, vous fumez?
- Non, merci.
- Pardon, c'est inattendu, une jeune blanche dans un car indigène... Il me plait, votre chapeau. C'est original, un chapeau d'homme pour une jeune fille. Vous êtes jolie, vous avez tous les droits.
- Vous êtes qui ?
- J'habite Vinhlong.
- Où, à Vinhlong ?
- Sur la fleuve, juste à la sortie. La maison avec des terrasses.
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- Je suis chinois.
Chinois... Il est de cette minorité
financière qui tient tout l'immobilier populaire de la colonie. Il revient de
-
Je peux vous ramener à
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2. Albert Camus, L'Étranger, Chapter 1, final part
Albert Camus
L’Étranger
Chapter 1 (4-final)
Ensuite il m’a dit qu’il assisterait à l’enterrement et je l’ai remercié. Il s’est assis derrière son bureau, il a croisé ses petites jambes. Il m’a averti que moi et lui serions seuls, avec l’infirmière de service. En principe, les pensionnaires ne devaient pas assister aux enterrements. Il les laissait seulement veiller : « C’est une question d’humanité », a-t-il remarqué. Mais en l’espèce, il avait accordé l’autorisation de suivre le convoi à un vieil ami de maman : « Thomas Perez. » Ici, le directeur a souri. Il m’a dit : « Vous comprenez, c’est un sentiment un peu puéril. Mais lui et votre mère ne se quittaient guère. À l’asile, on les plaisantait, on disait à Perez : « C’est votre fiancée. » Lui riait. Ça faisait plaisir. Et le fait est que la mort de Mme Meursault l’a beaucoup affecté. Je n’ai pas cru devoir lui refuser l’autorisation. Mais sur le conseil du médecin visiteur, je lui ai interdit de veiller d’hier. Nous sommes restés silencieux assez longtemps. Le directeur s’est levé et a regardé par la fenêtre de son bureau. À un moment il a observé : « Voilà déjà le curé de Marengo. Il est en avance. » Il m’a prévenu qu’il faudrait au moins trois quarts d’heure de marche pour aller à l’église qui est au village même. Nous sommes descendus. Devant le bâtiment, il y avait le curé et deux enfants de chœur. L’un de ceux-ci tenait un encensoir et le prêtre se baissait vers lui pour régler la longueur de la chaîne d’argent. Quand nous sommes arrivés, le prêtre s’est relevé. Il m’appelé « mon fils » et m’a dit quelques mots. Il est entré ; je l’ai suivi. J’ai vu d’un coup que les vis de la bière étaient enfoncées et qu’il avait quatre hommes noirs dans la pièce. J’ai entendu en même temps le directeur me dire que la voiture attendait sur la route et le prêtre commencer ses prières. À partir de ce moment, tout est allé très vite. Les hommes se sont avancés vers la bière avec un drap. Le prêtre, les suivants, le directeur et moi-même somme sortis. Devant la porte, il y avait une dame que je ne connaissais pas : « M. Meursault », a dit le directeur. Je n’ai pas entendu le nom de cette dame et j’ai compris seulement qu’elle était infirmière déléguée. Elle a incliné sans un sourire son visage osseux et long. Puis nous nous sommes rangés pour laisser passer le corps. Nous avons suivi les porteurs et nous sommes sortis de l’asile. Devant la porte, il y avait la voiture. Vernie, oblongue et brillante, elle faisait penser à un plumier. A côté d’elle il y avait l’ordonnateur, petit homme aux habits ridicules, et un vieillard à l’allure empruntée. J’ai compris que c’était M. Pérez. Il avait un feutre mou à la calotte ronde et aux ailes larges (il l’ôté quand la bière a passé la porte), un costume dont le pantalon tire-bouchonnait sur les souliers et un nœud d’étoffe noire trop petit pour sa chemise à grand col blanc. Ses lèvres tremblaient au-dessous d’un nez truffé des points noirs. Ses cheveux blancs assez fins laissaient passer de curieuses oreilles ballantes et mal ourlées dont la couleur sang dans ce visage blafard me frappa. L’ordonnateur nous donna nos places. Le curé marchait en avant, puis la voiture. Autour d’elle, les quatre hommes. Derrière, le directeur, moi-même et, fermant la marche, l’infirmière déléguée et M. Pérez. Le ciel était plein de soleil. Il commençait à peser sur la terre et la chaleur augmentait rapidement. Je ne sais pas pourquoi nous avons attendu assez longtemps avant de nous mettre en marche. J’avais chaud sous mes vêtements sombres. Le petit vieux, qui s’était recouvert, a de nouveau ôté son chapeau. Je m’étais un peu tourné de son côté, et je le regardais lorsque le directeur m’a parlé de lui. Il m’a dit que souvent ma mère et M. Pérez allaient se promener le soir jusqu’au village, accompagnés d’une infirmière. A travers les lignes de cyprès qui menaient aux collines près du ciel, cette terre rousse et verte, ces maisons rares et bien dessinées, je comprenais maman. Le soir, dans ce pays, devait être comme une trêve mélancolique. Aujourd’hui, le soleil débordant qui faisait tressaillir le paysage le rendait inhumain et déprimant. Nous nous sommes mis en marche. C’est à ce moment que je me suis aperçu que Pérez claudiquait légèrement. La voiture, peu à peu, prenait de vitesse et le vieillard perdait du terrain. L’un des hommes qui entouraient la voiture s’était laisser dépasser aussi, et marchait maintenant à mon niveau. J’étais surpris de la rapidité avec laquelle le soleil montait dans le ciel. Je me suis aperçu qu’il y avait déjà longtemps que la campagne bourdonnait du chant des insectes et de crépitements d’herbe. La sueur coulait sur mes joues. Comme je n’avais pas de chapeau, je m’éventais avec mon mouchoir. L’employé des pompes funèbres m’a dit alors quelque chose que je n’avais pas entendu. En même temps, il s’essuyait le crâne avec un mouchoir qu’il tenait dans sa main gauche, la main droite soulevant le bord de sa casquette. Je lui a dit : « Comment ? » Il a répété en montrant le ciel : « Ça tape. » J’ai dit : « Oui. » Un peu après, il m’a demandé : « C’est votre mère qui est là ? » J’ai encore dit : « Oui. » « Elle était vieille ? » J’ai répondu : « Comme ça. » parce que je ne savais pas le chiffre exact. Ensuite il s’est tu. Je me suis retourné et j’ai vu le vieux Pérez à une cinquantaine de mètres derrière nous. Il se hâtait en balançant son feutre à bout de bras. J’ai regardé aussi le directeur. Il marchait avec beaucoup de dignité, sans un geste inutile. Quelques gouttes de sueur perlaient son front, mais il ne les essuyait pas. Il me semblait que le convoi marchait un peu plus vite. Autour de moi c’était toujours la même campagne lumineuse gorgée de soleil. L’éclat du ciel était insoutenable. A un moment donné, nous sommes passés sur une partie de la route qui avait été récemment refaite. Le soleil avait fait éclater le goudron. Les pieds y enfonçaient et laissaient ouverte sa pulpe brillante. Au-dessus de la voiture, le chapeau du cocher, en cuir bouilli, semblait avoir été pétri dans cette boue noire. J’étais un peu perdu entre le ciel bleu et blanc et la monotonie de ces couleurs, noir gluant du goudron ouvert, noir terne des habits, noir laqué de la voiture. Tout cela, le soleil, l’odeur de cuir et de crottin de la voiture, celle de vernis et celle de l’encens, la fatigue d’une nuit d’insomnie, me troublait le regard et les idées. Je me suis retourné une fois de plus. Pérez m’a paru très loin, perdu dans une nuée de chaleur, puis jue ne l’ai plus aperçu. Je l’ai cherché du regard, et j’ai vu qu’il avait quitté la rue et pris à travers le champs. J’ai constaté aussi que devant moi la route tournait. J’ai compris que Pérez qui connaissait le pays coupait au plus court pour nous rattraper. Au tournant il nous avait rejoints. Puis nous l’avons perdu. Il a repris encore à travers champs et comme cela plusieurs fois. Moi, je sentais le sang qui me battait aux tempes. Tout s’est passé ensuite avec tant de précipitation, de certitude et de naturel, que je ne me souviens plus de rien. Une chose seulement : à l’entrée du village, l’infirmière déléguée m’a parlé. Elle avait une voix singulière qui n’allait pas avec son visage, une voix mélodieuse et tremblante. Elle m’a dit : « Si on va doucement, on risque une insolation. Mais si on va trop vite, on est en transpiration et dans l’église on attrape un chaud et froid. J’ai encore gardé quelques images de cette journée : par exemple, le visage de Pérez quand, pour la dernière fois il nous a rejoints près du village. De grosses larmes d’énervement et de peine ruisselaient sur ses joues. Mais, à cause des rides, elles ne s’écoulaient pas. Elles s’étalaient, se rejoignaient et formaient un vernis d’eau sur ce visage détruit. Il y a eu encore l’église et les villageois sur les trottoirs, les géraniums rouges sur les tombes du cimetière, l’évanouissement de Pérez (on eût dit un pantin disloqué), la terre couleur de sang qui roulait sur la bière de maman, la chair blanche des racines qui s’y mêlaient, encore du monde, des vois, le village, l’attente devant un café, l’incessant ronflement du moteur, et ma joie quand l’autobus est entré dans le nid de lumières d’Alger et que j’ai pensé que j’allais me coucher et dormir pendant douze heures.
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3. Le Donjon de Naheulbeuk Part XI
Le Donjon de Naheulbeuk - Episode 11 - La Mort du
Voleur et d'un Poulet. <Musique> : Ambiance tendue. La Magicienne : Ah ouais... qui va ouvrir la porte à
gauche ? Le Nain : J'n'ai pas envie d'me faire pourrir par un
autre Zombie puant ! Le Ranger : Il faudrait peut-être détecter les pièges ? Le Voleur : Huuuuuuum... bon d'accord... Ecartez-vous ! <Bruit> : Le Voleur examine la porte. L'Elfe : Tu vois quelque chose ? Le Voleur : Hé bien... cette porte a l'air normale. Le Ranger : Essaie encore... Le Voleur : Désolé je n'vois rien. Le Barbare : Essaie encore une fois. Le Voleur : Tiens donc ! Il me semble voir un mécanisme
étrange... La Magicienne : Heureusement qu'on a insisté ! L'Elfe : Tu sauras le désarmer ? Le Voleur : Sans problème ! Je vais glisser le
passe-partout ici... <Bruit> : Le Voleur force le mécanisme du piège. Le Voleur : Et tirer un peu sur la poignéée... La Magicienne : Attention ! <Bruit> : Sortilège de Claptor de Mazrok et
Dégats Critiques. <Tous en même temps> : Le Voleur
Waaaaaaaahaaaïïïeeeeuuuuuh !!!
Le Ranger : Holala !
L'Elfe : On va tous péter ! <Bruit> : Les restes du Voleur brûlent. <Musique> : Conan le Barbare : Triste. Le Nain : Hé ben ! L'Elfe : Mais... mais qu'est-ce-que c'était ? Le Ranger : Oh la galère ! Ca ressemble à un échec
critique ! La Magicienne : Il a pris un Claptor de Mazrok en
pleine figure ! Le Nain : Un quoi ? La Magicienne : C'est un sort que les prêtres de la
dynastie de Vontorze utilisaient pour mbblmmbmm... <Bruit> : Le Ranger plaque sa main sur la bouche
de la Magicienne qui essai de parler. Le Ranger : Ca suffira. L'Elfe : Mais où est le Voleur ? Le Ranger : C'est le petit tas de cendres devant la
porte. L'Elfe : Mais... mais alors... il est mort ? La Magicienne : Il a été brûlé au vingt-huitième degré. Le Barbare : Ca lui apprendra à faire le malin ! Le Ranger : Pas de panique, nous allons trouver un
moyen de le ramener à la vie ! Le Nain : T'as un parchemin pour ressuciter les tas de
cendres ? Le Ranger : Mais non, mais... La Magicienne : C'est foutu pour lui, il n'avait pas de
Point de Destin ! Le Ranger : Allez... vous m'faites marcher hein ? Le Barbare : Non. Le Ranger : C'est une grosse blague très nulle et vous
allez m'annoncer la chute ! Le Nain : Mais non ! Le Ranger : Mais... on peut pas mourrir comme ça ! La Magicienne : Ben si. <Musique> : Ambiance triste au piano. L'Elfe : Après toutes ces aventures ! Après tout ce
temps passé à parcourir le château ! Il
disparaît comme un moins-que-rien ! <Bruit> : L'Elfe éclate en sanglots. Le Barbare : Et voilà, ça chiale encore ! Le Ranger : Respectons une minute de silence pour la
disparition de notre camarade... <Musique> : Hymne des Morts en Héro. Le Nain : Ben moi j'm'ennuie, alors j'vais récupérer
ses affaires ! <Musique> : L'Hymne fini en couac. L'Elfe : Tu.. tu n'a donc pas de coeur ?! Le Nain : C'est toujours mieux que de pas avoir de
cervelle ! Le Ranger : Euuuh, bon... tant pis pour le silence, on
continue ! L'Elfe : J'vous causerai plus jamais ! Le Barbare : Oh quel dommage ! La Magicienne : Il faut quand même ouvrir cette porte ! Le Barbare : Ouais ! Le Nain : Tout a brûlé à part la clé et le trousseau
d'serrurier. Le Ranger : Hé merde ! La Magicienne : Alors ? Qui va ouvrir ? Le Barbare : Moi ! <Bruit> : Le Barbare ouvre la porte. La Magicienne : Préparez-vous ! <Bruit> : Le Nain sort sa hache. Le Nain : A mooooort ! Le Ranger : Qu'est-ce-que tu vois ? Le Barbare : Rien du tout. La Magicienne : Comment ça rien du tout ? Le Barbare : C'est vous qui avez la torche. La Magicienne : Ah, hé ben je vais t'éclairer avec mon
bâton. <Bruit> : La Magicienne lance un Sortilège de
Lumière. Le Nain : Alors ? <Musique> : Ambiance tendue. La Magicienne : C'est une pièce moyenne remplie de
meubles et de vieilles choses. Le Nain : Ouais, on va tout fouiller ! Le Ranger : Tu crois que ça pourrait être la tanière de
la Lyche ? Le Barbare : En tout cas, elle a la même odeur. La Magicienne : Y'a une grande bibliothèque. Le Nain : Oh j'en ai marre, encore des livres ! Le Ranger : Entrons les amis ! <Bruit> : Le groupe entre dans la pièce et
commence à la fouiller. Le Barbare : Moi j'm'occupe de l'armoire ! La Magicienne : J'm'occupe de la bibliothèque ! L'Elfe : Je vais regarder dans la commode. Le Nain : Et moi j'vais voir le coffre. Le Ranger : Bon ben... j'vais fouiller la table puisque
c'est tout c'qui reste. Le Barbare : Y'a rien dans cette armoire à part des
chiffons ! L'Elfe : C'est pareil dans la commode ! Quelle misère ! La Magicienne : Je ne vois que des livres de cuisine et
d'histoire de la musique. Le Ranger : On perd du temps ! Le Nain : J'ai ouvert le coffre avec la clé dorée. <Son> : Découverte d'un trésor. Le Nain : Regardez ! <Bruit> : Le Nain ouvre le coffre. <Musique> : Ambiance religieuse. <Tous en même temps> : Hooooooooo ! Le Barbare : Qu'est-ce-que c'est ? L'Elfe : C'est une magnifique flûte en or ! Le Nain : Mais c'est pas vrai ça, y'a qu'des objets
pourraves dans cette tour à la con ! Le Barbare : Ouais, c'est lourd ! La Magicienne : Elle est sans doute magique. Le Nain : Et alors ? C'est quand même un objet d'Elfe ! L'Elfe : J'la prends ! <Bruit> : L'Elfe prend la flûte. Le Barbare : Ben voyons ! Le Ranger : Bon c'est pas la peine de rester plus
longtemps ! <Bruit> : L'Elfe joue de la flûte. Le Nain : Humf ! <Bruit> : Le Nain frappe l'Elfe qui finit sa
musique par un couac. L'Elfe : Maiheu ! Le Nain : Arrête de crâner avec ton instrument ! <Bruit> : Le groupe se dirige vers la seconde
porte. Le Barbare : En plus tu joues mal ! Le Ranger : Allons-y ! Il reste une porte. La Magicienne : Mais y'a plus personne pour s'occuper
des pièges ! Le Ranger : J'vais m'en occuper. Le Barbare : J'en ai marre ! Le Nain : Hé regardez, là, dans le couloir ! La Magicienne : Une créature nous barre la route ! <Son> : Djingle de danger. <Bruit> : Un coq est en train de caqueter. Le Ranger : Mais c'n'est pas une créature, c'est un
poulet ! L'Elfe : Ce n'est pas un poulet, c'est un coq. Le Barbare : C'est l'enfoiré qui nous a réveillé ce
matin ! Le Nain : A mooooort ! <Bruit> : Le Nain sort sa hache. La Magicienne : Nooon ! N'approchez pas ! <Musique> : Danger proche. Le Barbare : Quoi ? La Magicienne : C'est trop facile ! C'n'est
certainement pas un coq ordinaire ! Le Nain : Bah quoi ? On s'en fout on l'explose ! Le Ranger : Non ! Elle a raison, c'est plutôt étrange. La Magicienne : Je crois que c'est un Changeur de
Forme. Le Barbare : Un quoi ? La Magicienne : Une créature qui prend l'apparence
d'une autre.
Tu t'approches d'un poulet et PAF ! <Son> : Djingle de surprise. La Magicienne : Tu te retrouves en face d'un monstre
énorme. Le Nain : T'es vachement négative quand même. Le Barbare : On peut même pas buter un poulet
tranquille ! Le Ranger : Il faudrait s'assurer que c'est une
volaille normale. L'Elfe : Hé, j'pourrais lui tirer des flèche ! Le Ranger : Bonne idée ! La Magicienne : Vas-y ! Le Nain : Mais t'as aucune chance de l'toucher ! <Musique> : Conan le Barbare : Fête. L'Elfe : J'vais essayer ! <Bruit> : L'Elfe tire une flèche et le poulet
l'esquive. Le Ranger : Mince ! L'Elfe : Oh non, je l'ai raté ! Le Nain : Quelle surprise ! L'Elfe : J'essaye encore. LE Ranger : Vas-y. <Bruit> : L'Elfe tire une flèche et le poulet
l'esquive. L'Elfe : Holalaa ! Le Barbare : C'est passé à deux mètres. Le Ranger : Je commence à croire que l'Nain a raison... L'Elfe : C'est ça, hein ? dites que j'ai pas de talent
! Le Nain : C'est exactement c'que j'dis ! L'Elfe : Et ben j'essaye encore vous allez voir. La Magicienne : Allons bon ! <Bruit> : L'Elfe tire une flèche et le poulet
l'esquive. L'Elfe : Hé oh... hé, mais il arrête pas d'bouger ! Le Barbare : T'es vraiment nulle ! <Musique> : Combat ridicule. Le Nain : Bon j'vais régler son compte à ce poulet, moi
! Le Barbare : J'arrive ! <Bruit> : Le Nain et le Barbare sortent leurs
armes. Le Ranger : C'n'est pas très prudent ! La Magicienne : C'est d'l'inconcience ! Le Nain : Poulet ! Poulet ! Viens par ici... Le Barbare : Piou piou piouuu ! Le Nain : Vas-y chope-le ! <Bruit> : Le coq pousse des cris appeurés. Le Barbare : Ouais ! Le Nain : Yaaaah ! Le Barbare : Enfoiré ! Le Ranger : On dirait qu'elle est normale cette
bestiole. Le Barbare : Ouais ! La Magicienne : Il va s'transformer tu va voir ! Le Nain : Yaaah ! Le Barbare : Ouais ! <Bruit> : Le coq pousse un cri d'agonie. L'Elfe : Ca y est, il est mort ! La Magicienne : Ah zut ! Le Ranger : Quand je pense que j'ai cru a tes conneries
! La Magicienne : Euh on peut se tromper, hein ! Le Ranger : Ouais, ça t'arrive un peu trop souvent. Le Nain : Voilà ! On a un casse-croûte pour ce soir. <Musique> : Ambiance tendue. L'Elfe : Bon, qui va ouvrir la deuxième porte ? Le Ranger : Je vais voir a quoi elle ressemble... <Bruit> : Le Ranger se dirige vers la porte. La Magicienne : Ecartez-vous ! Si jamais ça explose
encore... Le Nain : On va pas être nombreux à se partager les
huit milles pièce d'or. Le Ranger : Humf... c'est bien d'se sentir soutenu. La Magicienne : Euh, on a qu'a faire attention. Le Barbare : Bon alors, tu l'ouvre la porte ? L'Elfe : On s'ennuie. Le Ranger : Ouais, hé... deux secondes, hein ! <Bruit> : Le Ranger examine la porte. Le Ranger : Bon alors... la porte a une poignée et pas
de serrure. Le Nain : Fais gaffe elle va s'transformer en poulet ! <Tous en même temps> : Le Nain et le Barbare :
Héhéhéhé ! La Magicienne : Oh, t'es con toi ! Le Ranger : C'est une porte en bois faites de planches
ajustées et clouées avec une grande précision. L'Elfe : Elle est piégée ou pas ? Le Ranger : Attendez, euh bon... euhmmh, à l'oeil nu on
voit rien, là, mais euh... La Magicienne : Tourne la poignée ! Le Ranger : C'est pas si simple ! Le Nain : Ben si, tu mets ta main sur la poignée et tu
tournes. Le Barbare : Je crois que tu a peur... Le Ranger : Moi ? Peur d'une porte ? Hahaha elle est
bien bonne ! Le Nain : Alors, ouvre-la ! L'Elfe : Je prépare mon arc. Le Ranger : J'vous ai pas encore raconté l'histoire du
mec qui rencontre un Minotaure et... Le Barbare : On s'en fout ! Le Ranger : Bon bon... euh, au fait... on a pas regardé
si ma bague était magique. <Tous en même temps> : La porte ! Le Ranger : Ouais, ouais, ouais ! Voilà bon ! Euh, bon
ben j'ouvre ! Le Nain : Quand même ! <Bruit> : Le Ranger ouvre la porte. <Son> : Suspense. La Magicienne : Alors ? Le Barbare : Bouh !!! <Son> : Djingle de surprise. Le Ranger : Haaaaa ! <Tous en même> : Hahahahaha ! Le Ranger : Ouais... très drôle. L'Elfe : Y'a quelque chose alors ? Le Ranger : Oh, merde ! Le Barbare : Qu'est-ce-que tu vois ? Le Ranger : Y'a deux balais et un seau dans un placard
! <Son> : Chute de l'épisode.
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4.
Extract : La ballade de la geôle de Some time ago I was watching a popular programme fronted by Michel Drucker. He introduced a well known French actor who stood up and - amazingly - recited the first six verses of The Ballad of Reading Gaol - in French. Why amazingly ? Well, you would be unlikely to hear Wilde being recited on a British chat show, and I can't really imagine one of our bright young British actors reciting the first few verses of Fleurs du Mal on prime time TV. The other source of amazement is that it should work. The translator has tried to retain the characteristic rhythm, and has captured the sad passion of the piece. It works. It's a good listening exercise. The English of these verses is below.
THE BALLAD OF READING GAOL
OSCAR WILDE
He did not wear his scarlet coat For blood and wine are red, And blood and wine were on his hands When they found him with the dead, The poor dead woman whom he loved, And murdered in her bed.
He walked among the Trial Men In a suit of shabby grey ; A cricket cap was on his head, And his step seemed light and gay ; But I never saw a man who looked So wistfully at the day.
I never saw a man who looked With such a wistful eye Upon that little tent of blue Which prisoners call the sky, And at every drifting cloud that went With sails of silver by.
I walked, with other souls in pain, Within another ring, And was wondering if the man had done A great or little thing, When a voice behind me whispered low, “That fellow’s got to swing.”
Dear Christ ! the very prison walls Suddenly seemed to reel, And the sky above my head became Like a casque of scorching steel ; And, though I was a soul in pain, My pain I could not feel.
I only knew what hunted thought Quickened his step, and why He looked upon the garish day With such a wistful eye ; The man had killed the thing he loved, And so he had to die.
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5 Jean-Michel Aphatie L’ invite de RTL of 16/09/06
Jean-Michel Aphatie -
L'Invité de RTL 15/09/06 Jean-Michel Apathie :
Bonjour Milana Terloeva. Vous avez 26 ans. Vous terminez des
études en "Etudes Sans
Frontières" vous a permis, il y a trois ans, de venir ici. Et là, vous
terminez donc une école de journalisme à Sciences Po ; et vous
avez le projet de retourner à Grozny, dans quelques semaines, en
Tchétchénie pour tenter d'y faire un journal. On va en
reparler. Avant de partir, vous livrez votre témoignage
"Danser sur les ruines, une jeunesse tchétchène" chez
Hachette Littérature, et vous racontez cette guerre dont, ici en occidentaux, nous ne
parlons pas. L'armée russe est entrée à livre, c'est très émouvant,
les morts, vos amis, vos parents, vos proches, les tortures.
Comment vivez-vous avec autant de douleurs ? Milana Terloeva : Je crois
que c'était un peu peut-être dans le caractère des
Tchétchènes parce que ça dure déjà depuis 300 ans. Et voilà, on était
obligé de déjà essayer de survivre parce que depuis douze ans,
cette guerre, elle dure. Il y avait les nettoyages. On
devait chaque jour passer les check-points (c'est ce
qu'on appelle les nettoyages), c'est quand l'armée russe, elle
est arrivée dans un endroit, ça peut être un quartier, une rue,
n'importe quoi. Elle l'entourait sous le prétexte : contrôle
de papier. Elle enlevait n'importe qui : ça pouvait être mon
frère. N'importe qui : mon voisin.
Dans un camp de
filtration où elle les torturait pour qu'ils avouent les crimes qu'ils
n'ont pas commis parce qu'ils avaient besoin d'un quota.
Pour remplir un quota, disant que, voilà on a arrêté encore
quelques terroristes, et après, c'était un business aussi
pour les revendre. Sans parler déjà des bombardements, des
combats, de tout ça. Mais on était obligé de survivre. On
était obligé aussi d'essayer de vivre comme les gens normaux :
aller à l'université, faire les études, faire notre
travail, se voir entre nous, entre les jeunes. Si on ne fait pas
ça et si on reste toujours chez nous, en train de se cacher
dans une cave, dans cette situation, on peut
complètement désespérer et devenir fou. Vous racontez... Certains
journalistes l'ont fait parce que certains journalistes
occidentaux - très peu nombreux - parviennent en Tchétchénie.
Mais quand vous, vous leur racontez, vous racontez
effectivement l'attitude de ces soldats russes qui enlèvent
des gens, les tuent pour n'importe quelle raison. On ne sait
pas pourquoi. Et il n'y a d'ailleurs pas de raisons. Il n'y a même pas de
raisons.
C'est une violence, une
sauvagerie qui est difficilement imaginable au début du
XXIème siècle. Avez-vous le sentiment que ce que vous vivez,
cette réalité-là, pourquoi n'est-elle pas plus répercutée ?
Pourquoi n'en parle-t-on pas plus ? Oui, bien sûr, c'est vrai
que certains journalistes vont en Tchétchénie pour parler sur
cette guerre - mais de moins en moins. C'est pour ça
d'ailleurs que j'ai écrit ce livre-ci. Mais si on parle des chefs
européens, des chefs des Etats européens, je crois que le
peuple tchétchène a été vendu pour le pétrole de Poutine, pour
le gaz de Poutine. Il y a les intérêts économiques, les
intérêts politiques. Et pour ça, voilà le peuple tchétchène. Vous êtes sacrifiés ? Voilà. C'est tout petit,
c'est très loin et on oublie. Vous dites dans votre livre
- je n'y avais jamais pensé - que, par exemple, l'ONU n'a pas
une seule fois discuté de la situation en Tchétchénie
parce que la Russie a un siège au Conseil de Sécurité. Donc,
on n'en parle jamais. C'est assez épouvantable. Vous vivez ça
comme une injustice, comme quelque chose de douloureux ? Ah oui ! Oui, bien sûr.
Pour moi, comme pour tous les jeunes Tchétchènes, quand je suis
rentrée, cet été, en Tchétchénie, tous les jeunes, tous mes
amis, la première question qu'ils posaient, c'était alors :
Alors, en
pour des terroristes
parce qu'il va toujours sur les chaînes russes : Poutine qui est
avec Chirac ou Schroeder, et les chefs des pays européens,
des pays des droits de l'homme, de la démocratie qui le
félicitent pour son travail réussi contre le terrorisme
international. Bien sûr, pour nous, c'est quelque chose
d'inimaginable. On ne comprend pas, qu'est-ce qui se passe quand on voit
ces pays qui, pour nous, voilà, c'était l'Europe
occidentale, la démocratie, les droits de l'homme ; qu'on ne laisse
pas violer comme ça les droits de l'homme. Pour nous, bien
sûr, on vit ça comme une injustice. Et nous, on ne comprend pas
ça. Et c'est le pire. Le pire, c'est énorme dans cette
guerre, parce que les gens en Tchétchénie, ils se
retrouvent tous seuls en cette violence, en face de
l'armée russe, de milices tchétchènes pro-russes, et
en plus, elle se sent abandonnée. Voilà. Donc, le sentiment
qu'il y a en Tchétchénie, aujourd'hui, que le monde
entier est contre eux. Ils sont pris par tout le monde comme des
terroristes. Vous, vous avez eu la
chance, je l'ai dit pour qu'on comprenne un peu votre histoire, il y
a trois ans : une association ici en études, écrire ce livre.
Vous allez retourner en Tchétchénie. Ce livre ne vous met pas en
danger ? Quand vous allez retourner là-bas, est-ce
que vous ne risquez pas pour votre vie ? Déjà vivre en Tchétchénie,
c'est très dangereux. Mais bien sûr, écrire ce livre pour
moi, c'était un choix qui était très, très difficile parce
que si j'ai écrit ce livre, je mets surtout en danger ma
famille qui est toujours en Tchétchénie. Parce qu'en Tchétchénie, pour le monde
critique vis-à-vis du gouvernement pro-russe ou
le gouvernement du Kremlin, on met déjà en danger la vie de
nos proches, sans parler de nous-mêmes. Bien sûr,
c'était dangereux. Mais j'ai fait ce choix parce que, comme vous
l'avez dit, j'ai eu cette chance de partir de la Tchétchénie
grâce à l'association "Etudes sans frontières" ; mais mes
amis, tous les gens qui restent en Tchétchénie, eux, ils n'ont
pas eu cette chance, ils n'ont pas eu ce droit de parole pour
parler, pour témoigner tout ce qu'ils subissent depuis
douze ans. Et moi, j'ai eu cette chance : j'étais à l'extérieur de la Tchétchénie e | |