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Week Ten

 

1.  Extract from Molière Dom Juan, ou le festin du pierre.

2.  The third extract from Chapter 1 of L'Étranger.

3.  Part X of Le donjon .de Naheulbek

4. It's September and French radio and television are waking up. France Inter La revue de presse

5. Comedy. Canular - Jean-Pierre Raffarin.

 

 

1.  Extract from Molière Dom Juan, ou le festin du pierre.

I have to take the time to explain this. Although I adore all French novels unconditionally, I have found French classical theatre harder to enjoy. I started with Molière - Le bourgeois gentilhomme, then L'école des femmes, then Les femmes savantes. The problems are pretty obvious. We have Shakespeare, with whom no other dramatist can compare. The rhyming Alexandrines tend to sound artificial and mechanical to the English ear. The plays are divertissements for a king, the same period as our Restoration Comedy - which is pretty terrible.

But then I came to Corneille and El Cid  and Le Menteur, both of which blew me away. And then Racine and his phenomenal Andromaque .

But poor Molière...  However, at the end of summer, France 3 screened Dom Juan, a play little appreciated in Moliere's own time. It is in prose, not verse, ignores the rules of classical theatre. And it offers two fully rounded and compelling characters in Don Juan and his valet Sganarelle (Leporello). Quite wonderful.

Don Juan is a deeply cynical, cruel man whose libertinage is not merely sensual but intellectual. Sganarelle is appalled by his master's conduct and his jesting has all the bitterness of Shakespeare.

 

Listen to it here.

Dom Juan

ou

 le festin du pierre

 

Molière

  

ACTE 1, SCÈNE II

  

SGANARELLE

... Monsieur, je vous dirai franchement que je n'approuve point votre méthode, et que je trouve fort vilain d'aimer de tous côtés comme vous faites.

 

DOM JUAN

Quoi ? Tu veux qu'on se lie au premier objet qui nous prend, qu'on renonce au monde pour lui, et qu'on n'ait plus d'yeux pour personne ? La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur, d'être fidèle, de s'ensevelir pour toujours dans une passion, et d'être mort dès sa jeunesse pour toutes les autres beautés qui nous peuvent frapper les yeux ! Non, non : la constance m'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer, et l'avantage d'être rencontrée la première, ne doit point dérober aux autres les justes prétentions qu'elles ont toutes sur nos coeurs. Pour moi, la beauté me ravit partout où je la trouve et je cède facilement à cette douce violence qui nous entraîne. J'ai beau être engagé, l'amour que j'ai pour une belle n'engage point mon âme à faire une injustice aux autres, je conserve des yeux pour voir le mérite de toutes, et je rends à chacune les hommages et les tributs où la nature nous oblige. Quoi qu'il en soit, je ne puis refuser mon coeur à tout ce que je vois d'aimable ; et dès qu'un beau visage me le demande, si j'en avais dix mille, je les donnerais tous. Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables, et tout le plaisir de l'amour est dans le changement. On goûte une douceur extrême à réduire, par cent hommages, le coeur d'une jeune beauté, à voir de jour en jour les petits progrès qu'on fait, à combattre par des transports, par des larmes et des soupirs, l'innocente pudeur d'une âme qui a peine à rendre les armes. à forcer pied à pied toutes les petites résistances qu'elle nous oppose, à vaincre les scrupules dont elle se fait un honneur et à la mener doucement où nous avons envie de la faire venir. Mais lorsqu'on est maître une fois, il n'y a rien à dire ni rien à souhaiter, tout le beau de la passion est fini, et nous nous endormons dans la tranquillité d'un tel amour, si quelque objet nouveau ne vient réveiller nos désirs et présenter à notre coeur les charmes attrayants d'une conquête à faire. Enfin, il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent point se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs : je me sens porté à aimer toute la terre ; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses.

 

SGANARELLE

Vertu de ma vie, comme vous débitez ! Il semble que vous avez appris par coeur cela, et vous parlez tout comme un livre.

 

DOM JUAN

Qu'as-tu à dire là-dessus ?

 

SGANARELLE

Ma foi, j'ai à dire, et je ne sais que dire : car vous tournez les chose d'une manière, qu'il semble qu vous ayez raison ; et cependant il est vrai que vous ne l'avez pas. J'avais les plus belles pensées du monde, et vos discours m'ont brouillé tout cela. Laissez faire : une autre fois je mettrai mes raisonnements par écrit, pour disputer avec vous.

 

DOM JUAN

Tu feras bien.

 

SGANARELLE

Mais, Monsieur, cela serait-il de la permission que vous m'avez donnée, si je vous disais que je suis tant soit peu scandalisé de la vie que vous menez ?

 

DOM JUAN

Comment ! quelle vie est-ce que je mène ?

 

SGANARELLE

Fort bonne, mais, par exemple, je vous vois toutes les mois vous marier comme vous faites...

 

DOM JUAN

Y a-t-il de plus agréable ?

 

SGANARELLE

Il est vrai, je conçois que cela est fort agréable et fort divertissant, et je m'en accommoderais assez, moi, s'il n'y avait point du mal ; mais, Monsieur, se jouer ainsi d'un mystère sacré, et...

 

DOM JUAN

Va, c'est une affaire entre le Ciel et moi, et nous la démêlerons biens ensemble, sans que tu t'en mettes en peine.

 

SGANARELLE

Ma foi, Monsieur, j'ai toujours ouï dire que c'est une méchante raillerie que se railler du Ciel, et que les libertines ne font jamais une bonne fin.

 

DOM JUAN

Holà, maître sot, vous savez que je vous ai dit que je n'aime pas les faiseurs de remontrances.

 

SGANARELLE

Je ne parle pas aussi à vous, Dieu m'en garde ! Vous savez ce que vous faites, et si vous ne croyez rien, vous avez vos raisons : il y a de certains petits impertinents dans le monde, qui sont libertins sans savoir pourquoi, qui font leurs esprits forts, oarce qu'ils croient que cela leur sied bien ; et si j'avais un maître comme cela, je lui dirais fort nettement, le regarder en face : 'Osez-vous bien ainsi vous jouer du Ciel, et ne tremblez-vous point de vous moquer comme vous faites des choses les plus saintes ? C'est bien à vous, petit ver de terre, petit myrmidon que vous êtes (je parle au maître que j'ai dit), c'est bien à vous à vouloir vous mêler de tourner en railleries ce que tous les hommes révèrent. Pensez-vous que pour être de qualité, pour avoir une perruque blonde et bien frisée, des plumes à votre chapeau, un habit bien doré, et des rubans couleur de feu (ce n'est pas à vous que je parle, c'est à l'autre), pensez-vous, dis-je, que vous en soyez plus habile homme, que tout vous soit permis, et qu'on n'ose vous dire vos vérités ? Apprenez de moi, qui suis votre valet, que le Ciel punit tôt ou tard les impies, qu'une méchante vie amène une méchante mort, et que...'

 

DOM JUAN

Paix !

 






 

 

2.  Albert Camus, L'Étranger, Chapter 1, third part

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Albert Camus

 

L’Étranger

 

Chapter 1 (continued-3)

 

C’est un frôlement qui m’a réveillé. D’avoir fermé les yeux, la pièce m’a paru encore plus éclatante de blancheur. Devant moi, il n’y avait pas une ombre et chaque objet, chaque angle, toutes les courbes se dessinaient avec une pureté blessante pour les yeux. C’est à ce moment que les amies de maman sont entrés. Ils étaient tout une dizaine, et ils glissaient en silence dans cette lumière aveuglante. Il se sont assis sans qu’aucune chaise grinçât. Je les voyais comme je n’ai jamais vu personne et pas un détail de leurs visages ou de leurs habits ne m’échappait. Pourtant je ne les entendais pas et j’avais peine à croire à leur réalité. Presque toutes les femmes portaient un tablier et le cordon qui les serrait à la taille faisait encore ressortir leur ventre bombé. Je n’avais jamais remarqué à quel point les vielles femmes pouvaient avoir du ventre. Les hommes étaient presque tous très maigres et tenaient des cannes. Ce qui me frappait dans leurs visages, c’est que je ne voyais pas leurs yeux, mais seulement une lueur sans éclat au milieu d’un nid de rides. Lorsqu’ils se sont assis, la plupart m’ont regardé et ont hoché la tête avec gêne, les lèvres toutes mangées par leur bouche sans dents, sans que je puisse savoir s’ils me saluaient ou s’il agissait d’un tic. Je crois plutôt qu’ils me saluaient. C’est à ce moment que je me suis aperçu qu’ils étaient tous assis en face de moi à dodeliner la tête, autour du concierge. J’ai eu un moment l’impression ridicule qu’ils étaient là pour me juger.

                  Peu après, une des femme s’est mise à pleurer. Elle était au second rang, cachée par une de ses compagnes, et je la voyais mal. Elle pleurait à petits cris, régulièrement : il me semblait qu’elle ne s’arrêterait jamais. Les autres avait l’air de ne pas entendre. Ils étaient affaissés, morne et silencieux. Ils regardaient la bière ou leur canne, ou n’importe quoi, mais ils ne regardaient que cela. La femme pleurait toujours. J’étais très étonné parce que je ne la connaissais pas. J’aurais voulu ne plus l’entendre. Pourtant je n’osais pas le lui dire. Le concierge s’est penché vers elles, lui a parlé, mais elle a secoué la tête, a bredouillé quelque chose, et a continué de pleurer avec la même régularité. Le concierge est venu alors de mon côté. Il s’est assis près de moi. Après un assez long moment, il m’a renseigné sans me regarder : « Elle était très liée avec madame votre mère. Elle dit que c’était sa seule amie ici et que maintenant elle n’a plus personne. »

                  Nous sommes restés un long moment ainsi. Les soupirs et les sanglots de la femme se faisaient plus rares. Elle reniflait beaucoup. Elle s’est tue enfin. Je n’avais plus sommeil, mais j’étais fatigué et les reins me faisaient mal. À présent c’était le silence de tous ces gens qui m’était pénible. De temps en temps seulement, j’entendais un bruit singulier et je ne pouvais comprendre ce qu’il était. À la longue, j’ai fini par deviner que quelques-uns d’entre les vieillards suçaient l’intérieur de leurs joues et laissaient échapper des clappements bizarres. Ils ne s’en apercevaient pas tant ils étaient absorbés dans leur pensées. J’avais même l’impression que cette morte, couchée au milieux d’eux, ne signifiait rien à leurs yeux. Mais je crois maintenant que c’était une impression fausse.

                  Nous avons tous pris du café, servi par le concierge. Ensuite, je ne sais plus. La nuit a passé. Je me souviens qu’à un moment j’ai ouvert les yeux et j’ai vu que les vieillards dormaient tassés sur eux-mêmes, à l’exception d’un seul qui, le menton sur le dos de ses mains agrippées à la canne, me regardait fixement comme s’il n’attendait que mon réveil. Puis j’ai encore dormi. Je me suis réveillé parce que j’avais de plus en plus mal aux reins. Le jour glissait sur la verrière. Peu après, l’un des vieillards s’est réveillé et il a beaucoup toussé. Il crachait dans un grand mouchoir à carreaux et chacun de ses crachats était comme un arrachement. Il a réveillé les autres et le concierge a dit qu’ils devraient partir. Ils se sont levés. Cette veille incommode leur avait fait des visages de cendre. En sortant, et à mon grand étonnement, ils m’ont tous serré la main – comme si cette nuit où nous n’avions pas échangé un mot avait accru notre intimité.

                  J’étais fatigué. Le concierge m’a conduit chez lui et j’ai pu faire un peu de toilette. J’ai encore pris du café au lait qui était très bon. Quand je suis sorti, le jour était complètement levé. Au-dessus des collines qui séparent Marengo de la mer, le ciel était plein de rougeurs. Et le vent qui passait au-dessus d’elles apportait une odeur de sel. C’était une belle journée qui se préparait. Il y avait longtemps que j’étais allé à la campagne et je sentais quel plaisir j’aurais pris à me promener s’il n’y avait eu maman.

                  Mais j’ai attendu dans la cour, sous un platane. Je respirais l’odeur de la terre fraîche et je n’avais plus sommeil. J’ai pensé aux collègues du bureau. À cette heure, ils se levaient pour aller au travail : pour moi c’était toujours l’heure la plus difficile. J’ai encore réfléchi un peu à ces choses, mais j’ai été distrait par une cloche qui sonnait à l’intérieur des bâtiments. Il y a eu de remue-ménage derrière les fenêtres, puis, tout s’est calmé. Le soleil était monté un peu plus dans le ciel : il commençait à chauffer mes pieds. Le concierge a traversé la cour, et m’a dit que le directeur me demandait. Je suis allé dans son bureau. Il m’a fait signer un certain nombre de pièces. J’ai vu qu’il était habillé de noir avec un pantalon rayé. Il a pris le téléphone en main et il m’a interpellé : « Les employés des pompes funèbres sont là depuis un moment. Je vais leur demander de venir fermer la bière. Voulez-vous auparavant voir votre mère une dernière fois ? » J’ai dit non. Il a ordonné dans le téléphone en baissant la voix : « Figeac, dites aux hommes qu’ils peuvent aller. »

 

  

 

3. Le Donjon de Naheulbeuk Part X

 

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Le Donjon de Naheulbeuk - Episode 10 - Le Réveil et la Visite du Niveau 2.

<Bruit> : Un coq se met à chanter.

<Bruit> : Le Ranger baille : Ouaaaaaaah !

Le Ranger : Allez, allez ! Debout tout le monde !

<Musique> : Ambiance mystérieuse.

<Tous en même temps> : La Magicienne : Hein ? Quoi ?

L'Elfe : Hein ? Mais qu'est-ce-qui se passe ?

<Bruit> : Le Ranger bouge le Voleur du pied.

Le Ranger : Allez debout !

Le Voleur : Aïeuuh ! Holalaa...

Le Barbare : Ouais, ça va...

Le Nain : Gnaarh, foutez-moi la paix !

Le Ranger : Dépêchez-vous on a du boulot.

Le Nain : Mais je suis beaucoup trop faible pour bouger.

La Magicienne : C'est normal après ta mort d'hier soir.

L'Elfe : Il peut bien mourrir encore, ça me gêne pas.

Le Ranger : Hé, la Magicienne a sans doute un sort pour te remettre sur pied.

La Magicienne : J'en ai un, mais ça f'ra cinq pièces d'or.

Le Nain : Ho merde... keuf keuff !

Le Voleur : Tu fais payer tes sorts maintenant ?

La Magicienne : Et alors ? Il m'a bien fait payer mon grimoire !

Le Nain : Tu peux crever, t'auras pas mon or !

L'Elfe : C'est plutôt toi qui va crever.

La Magicienne : Elle a raison.

L'Elfe : Et les Gobelins viendront cracher sur ton cadavre.

Le Nain : Oh non ! Bon, tiens voilà tes pièces.

<Bruit> : Le Nain donne ses pièces d'or à la Magicienne.

La Magicienne : Et voilà ton Sort de Soin.

<Bruit> : Sortilège de Soin.

Le Nain : Hé ben... c'était cher mais j'me sens mieux.

Le Ranger : Très bien, alors on y va !

Le Barbare : Moi j'ai faim !

Le Voleur : C'est également mon cas.

L'Elfe : Et j'ai envie d'aller aux toilettes !

La Magicienne : Je vais en profiter pour réviser mes nouveaux sorts.

Le Ranger : Oh non ! Vous faites chier !

Le Voleur : Qu'est-ce-qui ne va pas ?

Le Ranger : On va encore passer trois heures à rien foutre dans cette salle abandonnée !

Le Barbare : Mais nooon...

La Magicienne : Euh, en plus j'ai une mauvaise nouvelle.

Le Ranger : Vas-y, annonce moi un truc très grave que j'aille me suicider en paix.

La Magicienne : L'Ogre a disparu.

<Son> : Djingle de surprise ratée.

Le Ranger ety l'Elfe : Quoi ?!

Le Barbare : Oh ?

Le Nain : Hé ouais c'est vrai !

L'Elfe : Je me disais aussi qu'il manquait une odeur désagréable.

Le Voleur : Qu'est-ce-qui a bien pu se passer ?

La Magicienne :Hé bien en fait, c'est un peu ma faute...

Le Ranger : Comment ça ?

<Musique> : Ambiance triste au piano.

La Magicienne : Il a voulu jouer de la guitare cette nuit et puis, bon, je lui ai dit

que c'était bien alors... il est parti.

Le Ranger : Mais tu veux dire parti, "parti" ?

<Musique> : Arrêt de l'ambiance triste au piano.

La Magicienne : Ben... il a pris ses affaires et...

Le Barbare : Oh merde.

La Magicienne : Mais j'étais sûre que c'était pour rire !

Le Ranger : Alors bravo, maintenant on a un Ogre guitariste qui se promène tout nu dans

les couloirs !

<Son> : Victoire.

Le Nain : Hé ben... c'est pas banal.

L'Elfe : Mais si ça se trouve il est pas loin.

La Magicienne : Tout à fait.

Le Ranger : D'accord, mangeons un morceau et partons à sa recherche.

<Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon.

<VOIX OFF> : Pendant ce temps des choses terrible se préparent !

Zangdar : Ah ! Te voilà ! J'espère que tu a de bonnes nouvelles à m'annoncer !

Le Serviteur : Hé bien... pas tout à fait...

Zangdar : Comment ça, vous n'avez pas tué ces aventuriers ?

Le Serviteur : En fait ils... ils ont encore disparu.

Zangdar : Mais comment peuvent-ils disparaître dans MON donjon ?!

<Bruit> : Zangdar frappe la table devant lui.

Le Serviteur : Ils sont partis dans l'étage abandonné Tout-Puissant Zangdar.

Zangdar : Sombre crétin ! Envoie immédiatement un régiment dans cet étage !

Le Serviteur : Mais, euh... ce n'est pas si simple maître... les monstres refusent

d'y aller.

Zangdar : Pourquoi ?!

Le Serviteur : Mais... mais c'est à cause du Goldbarg !

Zangdar : Le Goldbarg ! Tu veux dire que ce Démon de l'Ancien Monde se promène encore

dans MES couloirs ?!

<Bruit> : Zangdar frappe la table devant lui.

Le Serviteur : Hé bien, euh... c'est pour ça que cet étage est abandonné.

Zangdar : Ah bon... hé bien dans ce cas on peut considérer qu'ils sont morts !

Hahahahahahaa !

Le Serviteur : Oui héhé... buvons à notre victoire, héhé !

Zangdar : Moi je bois ! Et toi tu pars te faire fouetter !

Le Serviteur : Bien maîître.

<Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon.

<Musique> : Ambiance mystérieuse.

Le Barbare : Bon, alors on y va ?

Le Ranger : Alors on a deux directions au choix, à droite ou à gauche.

Le Voleur : On peut consulter le plan ?

La Magicienne : J'ai pas fait d'plan... j'étais occupée à m'enfuir.

Le Ranger : Ah merde.

L'Elfe : Alors nous sommes perdus ?

Le Barbare : Mais non, hoooo !

La Magicienne : Pas vraiment, il suffit de faire un autre plan.

Le Ranger : Hé bien on t'écoute.

La Magicienne : C'est un long couloir et dans notre dos se trouve l'ouverture de

la salle abandonnée.

Le Voleur : Très utile cette information.

Le Nain : T'as rien d'autre à dire ?

La Magicienne : C'est tout ce que je vois pour le moment.

Le Ranger : Alors où est-ce qu'on va ?

Le Voleur : On pourrait fouiller le cadavre de la Lyche ?

Le Nain : Hé ben voilà une bonne idée !

Le Ranger : C'est parti ! On va à droite !

<Bruit> : Le groupe se déplace dans les couloirs.

L'Elfe : J'ai fait un rêve merveilleux cette nuit.

Le Barbare : Ca m'intéresse pas !

Le Nain : Ca n'intéresse personne !

La Magicienne : Après dix mètres le couloir tourne à gauche.

Le Barbare : Merci on a vu.

La Magicienne : Il y a une porte à droite et une autre à gauche dans 5 mètres environ.

L'Elfe : Et voilà la dépouille de cet horrible monstre !

<Bruit> : Des mouches tournent autour du cadavre de la Lyche.

La Magicienne : Laissez moi l'examiner, c'est une créature magique.

Le Voleur : Je n'ai aucune envie de toucher cette pourriture.

Le Ranger : OK, vas-y.

<Musique> : Ambiance de fête.

<Bruit> : La Magicienne fouille le cadavre de la Lyche.

La Magicienne : Elle a deux pierres précieuses dans la poche...

Le Barbare, l'Elfe et le Nain : Ouaaais !

La Magicienne : Onze pièces d'or dans une petite sacoche...

Le Barbare, l'Elfe et le Nain : Ouaaais !

La Magicienne : Une clé dorée autour du cou...

Le Barbare et le Nain : Ouaaais !

La Magicienne : Une bague étrange ornée de symboles magiques...

L'Elfe et le Nain : Ouaaais !

La Magicienne : Et un magnifique livre de sorts !

Le Nain : Oh merde à la fin ! Mais pourquoi c'est toujours pour toi les objets !

Le Barbare : C'est vrai, c'est chiant !

L'Elfe : Pourquoi on trouve pas un arc et des flèches magiques ?

La Magicienne : Mais j'y peux rien moi !

Le Ranger : Calmez-vous les amis, la bague a peut-être un pouvoir spécial.

Le Barbare : La magie c'est bon pour les femmes !

Le Nain : Nous on veut des casques et des armures !

Le Ranger : Vous allez voir on va tout partager.

Le Voleur : Je prends la clé.

La Magicienne : Voilà.

<Bruit> : La Magicienne donne la clé au Voleur.

Le Ranger : Les pierres précieuses, pour l'Elfe.

L'Elfe : C'est pas mal.

Le Ranger : Les pièces d'or, pour le Nain.

<Bruit> : La Magicienne donne les pièces d'or au Nain.

Le Nain : Ouaaais !

Le Ranger : Et moi, je vais garder la bague.

La Magicienne : Et voilà, tout le monde est content !

Le Barbare : Non, moi chuis pas content !

Le Voleur : Tu n'a qu'à prendre un peu d'or.

Le Barbare : J'en veux pas d'ton or pourris !

Le Ranger : Bon, il est temps d'aller voir ces portes.

<Bruit> : Le groupe marche vers les portes.

Le Barbare : Quelle aventure débile !

Le Voleur : Le Barbare a l'air de fort méchante humeur.

Le Barbare : Ca ira mieux quand j't'aurai cassé un bras !

<Son> : Djingle de fin d'épisode.

 

<Musique> : Ambiance de fête.

<VOIX OFF> : Ne restez pas là, cet épisode est terminé.

Le Ranger : Hé c'est vachement brutal comme fin d'épisode !

<VOIX OFF> : C'est normal, vous saurez tous dans l'épisode 11.

Le Ranger : Ah bon ! Bon ben salut !

<Son> : Chute de l'épisode.

 


 

 

 

4.  France Inter La revue de presse 1 September 2006 : Fabrice Drouelle

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                  Nicolas Sarkozy triomphe au MEDEF

 

 

 

                  Pour eux, c'est lui.

                  Ah, c'est un triomphe qu'ils ont fait, les patrons hier, à

                  Nicolas Sarkozy...

                  D'où ce titre, passablement énervé, de "L'Humanité" : "Sarkozy

                  fait saliver le MEDEF"...

                  Juste au-dessus d'une photo où l'on voit une embrassade entre

                  la présidente du MEDEF Laurence Parisot et le ministre de

                  l'Intérieur...

                  Et puis, juste à côté, toujours en Une, une photo de Dominique

                  de Villepin, sous le titre : "Et Villepin signe les chèques".

 

                  Bref, "une belle journée pour les patrons", commente

                  "L'Humanité", bien dans son rôle de journal d'opposition...

                  Qui ajoute, définitif : "Un brin désemparés jusque-là, les

                  patrons, cette fois, ont trouvé leur projet et leur leader"...

                  En quelque sorte, comme en atteste le titre de "L'Humanité" en

                  page intérieure : "Les patrons tutoient Sarkozy".

 

                  La deuxième couche, si vous me permettez l'expression, elle

                  est mise dans l'éditorial de Claude Cabanes, qui résume : "Le

                  Premier ministre vante les vertus du dialogue, à tel point

                  qu'on aurait pu croire, hier matin, que plusieurs membres du

                  gouvernement étaient sous le coup des effets de quelques

                  substances euphorisantes...

                  Entendez par là les chiffres du chômage...

                  Pendant ce temps, devant le MEDEF, Nicolas Sarkozy déclarait

                  la guerre aux syndicats et à la grève"...

                  Traduction de Cabanes concernant la proposition du président

                  de l'UMP d'organiser un vote à bulletins secrets lorsqu'il y a

                  conflit et grève dans une entreprise.

                  D'où ce titre, en forme d'interrogation, de l'éditorialiste :

                  "Sarkozy candidat de la guerre civile ?".

 

                  Sarkozy candidat : pour l'instant, les sondages lui prédisent

                  une confrontation au sommet avec Ségolène Royal...

                  Alors puisque la bataille a commencé, allons-y...

                  Dans une interview au "Figaro Magazine", le président de l'UMP

                  parle d'elle de cette façon...

                  A la question : "Quelles sont ses idées sur l'immigration"...

                  Réponse : "Aucune".

                  "Et sur l'économie"...

                  "Aucune".

                  Autrement dit, dans l'esprit de son concurrent pressenti :

                  vide sidéral.

                  Et puis, dans le même entretien, le ministre de l'Intérieur se

                  dit opposé au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par

                  des couples homosexuels...

                  Enfin, il n'exclut pas de rester au gouvernement s'il est

                  candidat en 2007.

 

                  Maintenant, qui se cache derrière ce pamphlet titré "La

                  Prétendante", signé "Cassandre" ?...

                  Un livre sur Ségolène Royal qui s'est déjà vendu à 20.000

                  exemplaires...

                  Un ouvrage virulent, écrit par un auteur masqué donc.

                  En tout cas, la lecture de son livre montre qu'il connaît sa

                  Ségolène Royal sur le bout des doigts, note "Le Nouvel

                  Economiste", qui a interviewé l'écrivain adepte du "vivons

                  caché, vivons heureux"...

                  "Et d'abord, pourquoi avoir écrit sous pseudonyme ?...

                  Faut-il y voir un coup marketing, ou simplement une peur des

                  représailles ségoliennes ?"...

                  "La réponse à cette question serait trop longue, et de peu

                  d'intérêt pour vos lecteurs...

                  Allons plutôt au fond des choses", explique "Cassandre", pas

                  maladroit sur ce coup-là.

 

                  "Bon, alors comment définissez-vous sa candidature ?... Quels

                  sont ses fondamentaux, son corpus politique ?"...

                  Réponse... Vous allez voir, ça donne le ton...

                  "Madame Royal est une candidate de droite, aux accents

                  démagogiques, sans autre conviction affirmée que son obsession

                  à imposer une image, son image.

                  C'est incroyable, note l'auteur, d'être aussi populaire sans

                  n'avoir rien fait ni rien dit de fort.

                  Et puis vous savez, ajoute le pamphlétaire, les médias aiment

                  les duels...

                  Ils ont eu besoin d'un challenger valable à Nicolas Sarkozy...

                  Pour autant, ils n'ont pas inventé Madame Royal, mais ils lui

                  ont fait jouer un rôle trop grand pour elle".

 

                  Et puis, cruel pour cruel, parce que ce livre l'est

                  ouvertement, il va jusqu'à s'attaquer au site de Ségolène

                  Royal, "désirsd'avenir", à propos duquel l'auteur écrit qu'y

                  dénicher la pensée de Ségolène Royal est proprement

                  impossible...

                  Plus difficile encore que de trouver une aiguille dans une

                  botte de foin du marais poitevin.

 

                  Voilà.

                  Dans le tsunami d'éloges, de ralliements d'éléphants et de

                  couvertures de magazines, c'est ce qu'on appelle "une voix

                  discordante".

                  Celle que "Le Nouvel Economiste" appelle "la Greta Garbo des

                  sondages" nous rappelle que sa popularité date de l'automne

                  2005, quand "Le Nouvel Observateur" l'avait mise en Une avec,

                  comme accroche, comme titre...

                  Souvenez-vous...

                  "Et si c'était elle ?".

 

                  Il est saisissant de voir, un an plus tard, à quel point le

                  titre était prémonitoire.

 

                  Ségolène Royal démontée, ça peut être aussi le cas dans la

                  presse étrangère, sous la plume de Carlos Semprun Maura, du

                  journal madrilène "Libertad Digital", qui écrit : "J'en ai ras

                  la casquette de Ségolène Royal, de son blabla, de ses

                  volte-faces dialectiques et de son sourire Colgate...

                  Sans compter qu'elle m'a conforté dans mes doutes sur la santé

                  mentale des Français.

                  A l'image de Joséphine, la cantatrice de Kafka, Madame ne dit

                  rien, ce qui n'empêche pas les masses enthousiastes

                  d'applaudir ses discours"...

                  Semprun et "Cassandre", vous le voyez : même longueur d'ondes.

 

                  Et revenons sur les chiffres du chômage, qui ne s'affichent

                  plus en Une des journaux ce matin, mais c'est un effet de

                  loupe, parce que dans les pages intérieures, ils sont très

                  présents...

                  Et de toute façon, avec les propositions du gouvernement hier,

                  à Troyes, l'emploi reste le sujet numéro 1 dans la presse ce

                  matin.

 

                  "Le Monde" prend acte sobrement, en titrant : "Le chômage est

                  au plus bas depuis 2002"...

                  Bas, oui, mais débat aussi...

                  Toujours sur le thème "embellie passagère ou phénomène durable

                  ?", ou sur celui, politique, de la légitimité du gouvernement

                  à se féliciter.

 

                  Sans surprise, dans "L'Humanité", on estime que la baisse du

                  chômage est en fait très relative, et que de toute façon,

                  derrière les chiffres de l'INSEE se cachent précarité et

                  inégalités...

                  Dans "Libération", on estime que Dominique de Villepin fait du

                  neuf avec du déjà-vu sur le front de l'emploi...

                  D'ailleurs, reprend Jean-Michel Helvig dans "La République des

                  Pyrénées", le gouvernement, qui mène grand tapage pour

                  s'attribuer le mérite de la baisse du chômage, ferait mieux

                  d'être plus modeste, parce qu'après tout...

                  En revenant sous la barre des 9%, il ne fait que retrouver le

                  niveau précédant la Présidentielle de 2002.

 

                  Oui, peut-être, mais cette baisse historique du chômage,

                  estime Jacques Camus dans "La République du Centre", valide

                  les mesures prises par le gouvernement ces derniers mois.

                  Alors, à ceux qui chipotent, on dira que seul le résultat

                  compte.

 

                  Enfin, dans "Le Figaro", Nicolas Barré écrit : "La baisse

                  régulière du chômage depuis un an confirme que la France est

                  entrée dans un cercle vertueux, et ce sont de vraies créations

                  d'emploi qui expliquent la décrue.

 

                  "Forza Italia !" : l'expression ayant été confisquée par

                  Berlusconi et les siens, elle s'en est trouvée fortement

                  connotée...

                  Mais aujourd'hui, avec les socialistes au pouvoir, ces mots

                  peuvent retrouver leur sens littéral...

                  "Haut les coeurs !" en quelque sorte...

                  L'ambiance est bonne...

                  L'Italie a retrouvé des couleurs...

                  D'abord sur la scène internationale, au Liban...

                  Ce dont Romano Prodi peut se féliciter, estime la presse dans

                  son ensemble...

                  Sentiment évidemment relayé dans les journaux italiens...

                  Par "La Repubblica" par exemple, qui explique que le retour de

                  l'Union européenne sur la scène internationale, avec le

                  déploiement de 7.000 soldats européens, doit beaucoup au

                  nouvel activisme italien...

                  Ainsi, "une politique étrangère et une politique de défense

                  sont possibles pour notre pays", découvre le journaliste Ezio

                  Mauro.

 

                  L'Italie se regarde aujourd'hui avec plaisir...

                  Ce qui vaut également pour le secteur économique, puisque,

                  comme nous le rappelle "Les Echos"...

                  Grâce à des rentrées fiscales plus fortes que prévu, le plan

                  d'économie budgétaire du gouvernement Prodi sera réduit de 5

                  milliards euros.

 

                  Et puis l'Italie a tout de même gagné la Coupe du Monde...

                  Et on sait à quel point ce genre de performance peut doper le

                  moral d'un pays...

                  Le trophée que Canavaro a brandi le 9 juillet dernier est le

                  plus convoité de la planète...

                  Mais en France, on n'aime pas quand l'Italie gagne...

                  Alors évidemment, quand c'est contre la France qu'elle gagne,

                  il y a circonstance aggravante.

 

                  A quelques jours d'une nouvelle confrontation entre les Bleus

                  et les Bleus...

                  Autrement dit, les champions du monde et les vaincus du 9

                  juillet...

                  Le mensuel "So Foot" pose cette question salutaire : "Mais

                  pourquoi tant de haine ?"...

                  Trahisons, tricheries, vol à l'étalage...

                  Ce sont toujours les mêmes reproches qui rejaillissent...

                  C'est comme ça, comme une pathologie : dans l'imaginaire

                  français, "italien" est synonyme de "fourbe"...

                  L'Italien, c'est celui qui donne des coups de poignard dans le

                  dos sans se faire remarquer, rappelle Pierre Miza, historien.

                  Alors, quand une équipe française perd devant une équipe

                  italienne, que ce soit en club ou en sélection nationale, rien

                  de plus normal : c'est qu'elle se sera fait voler, écrit "So

                  Foot", qui donne l'explication : là où la France, pendant

                  longtemps, s'est présentée en nation chevaleresque, l'Italie,

                  elle, ce qui l'importe, c'est gagner.

                  Ce n'est pas un hasard, effectivement, si la Squadra peut

                  fièrement afficher 4 étoiles sur son maillot...

                  La France, une.

                  Et "So Foot" enfonce le clou : expérimenté depuis des

                  décennies, ce sentiment anti-italien n'a jamais été aussi fort

                  qu'au lendemain du dernier Mondial...

                  Grugés, trompés, provoqués...

                  A en croire les commentaires qui ont suivi la partie, les

                  Français n'ont pas perdu le match, on le leur a pris,

                  évidemment.

                  Et puis, rappelle "So Foot", on sait bien qu'en 98, c'est une

                  Italie bis, évoluant sous pavillon français, qui a gagné la

                  Coupe du Monde.

                  Quel palmarès, tout de même !

                  4 étoiles et demie.

                  On rappellera seulement que l'Italie de 2006 s'est présentée

                  en finale avec un "goal average" impressionnant...

                  Meilleure attaque, meilleure défense...

                  Ce seul élément objectif l'a placée en tête des équipes de ce

                  Mondial, qu'elle a gagné...

                  Ca s'appelle la logique.

 

5  Comedy Spot : Gérald Dahan hoaxes Jean-Pierre Raffarin.

This is good, but tough. You'll find plenty of holes where my ear fails to pick up the detail. An impersonator called Gérald Dahan phoned Jean-Pierre Raffarin just after that unfortunate man had been made Prime Minister. Pretending to be Philippe-Douste-Blazy (a minister of state at the time), he explained that someone had photographed him in the Bois de Boulogne, at night, in um... compromising circumstances...

It's very funny, but because of the intimate nature of the telephone conversation, not very easy to follow. But marvellous practise. See how you do.

 

Listen to it here.

 

Rire et chansons !

 

Imitateur Gérald Dahan    Aujourd’hui votre mission est de la plus haute importance. À vous de faire passer pour Philippe Douste-Blazy, Celui-ci aurait préparé une surprise à l’occasion de l’anniversaire de la nomination de Jean-Pierre Raffarin en tant que premier ministre. À vous de faire croire à Jean-Pierre Raffarin que Philippe Douste-Blazy se fait prendre en photo à son insu en plein Bois de Boulogne. Bonne chance Gérald Dahan.

 

Téléphone

 

Matignon, Bonjour.

 

Bonjour, eh, Philippe Douste-Blazy.

 

Oui, bonjour Monsieur le ministre.

 

Bonjour. Monsieur Raffarin est là ?

 

Vous voulez monsieur le premier ministre ?

 

C’est ça.

 

Bon. Ne quittez pas.

 

Merci.

 

Voix enregistrée  Cabinet de premier ministre. Nous vous demandons de bien vouloir patienter quelques instants. Merci.

 

Voilà, Monsieur le ministre : vous l’avez en ligne.

 

D’accord : merci

 

Allô

 

Allô !

 

Oui !

 

Oui, c’est Philippe.

 

Bonjour monsieur...Philippe.

 

Bonjour, très bien.

 

D’abord, je suis content pour Toulouse.

 

Oui.

 

Bon. Je veux dire que Madame ___, elle a tout perdu pour rien, bêtement eh ?.

 

Oui, bêtement.

 

Oui, elle était députée européenne.  Si elle n’a pas commencé à s’emmerdée de cette affaire : elle nous donne la solution toute (pour)

 

Absolument

 

Quand même

 

C’est fou, eh ?

 

C’est fou quand même.

 

Enfin c’est dingue.

 

La, elle est vraiment idiote.

 

Ah, carrément.

 

Maintenant, elle n’est pas députée européenne.

 

Non.

 

Donc – elle a tout perdu.

 

Absolument.

 

Et, le petit, il est content ?

 

Oui, très...

 

Il faut qu’il bosse, quoi.

 

Oui, un peu.

 

C’est que, quand même, (il ont des bêtes avant lui)

 

C’est ça. Um... j’ai appelé, parce que, eh, il m’arrive quelque chose, eh,  je viens de recevoir des photographies...

 

Oui...

 

... sur lesquelles je figure...

 

uh-uh...

 

... et je ne suis pas en bonne compagnie..

 

uh-huh...

 

... et je ne sais pas qui me les envoyait.

 

Qu’est-ce que c’est comme ... photographie ?

 

Je m’imagine que ces photos, c’était faite la semaine dernière.

 

uh-huh.

 

... et ce sont des photos nocturnes.

 

uh-huh.

 

...et je suis très embêté : je ne sais pas quoi faire.

 

C’est quelqu’un qui fait chanter ?

 

C’est présenté comme ça, sauf que il n’y a pas de () ni de () qui a joué mon photo. Je ne sais pas quoi en penser.

 

uh-huh

 

Mm

 

Et  tu as reçu ça où ?

 

Je ai reçu ça directement, à mon domicile.

 

uh-huh

 

Quelle démarche à suivre dans ce cas ?

 

Je n’en sais exactement rien ; c’est la première fois qu’une telle situation se trouve.

 

Mm

 

Eh, écoute... y a sans doute...

 

C’est que je...

 

... une plainte à déposer ()

 

Oui, c’est délicat, oui, c’est ça. Comme j’ai vécu des problèmes récemment, je vois pas... encore, pour une fois, nous étions () des amis. (........................................)

 

Oui

 

Ce serait..., ce serait embêtant.

 

Oui. Bon.

 

Je ne sais pas d’où ça vient.

 

Ce sont des photos qui sont... pris à Paris ?

 

À Boulogne

 

uh-huh

 

Oui...   Dans le bois.

 

uh-huh

 

Allo ?

 

Oui

 

() J’ai pas trop touché l’enveloppe. C’est qu’il n’y a pas de timbre, rien.

 

uh-huh.</