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| Week Nine | |
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1. A Revue de presse from France Inter by Fabrice Drouelle 2. The second extract from Chapter 1 of L'Étranger. 3. Part IX of Le donjon de Naheulbek 4. Homage to Raymond Devos 5. An extract from a TV series for a change: Six Feet Under dubbed into French!
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| 1. France Inter : Revue de presse 25 August
Une histoire de planètes... C'est pas gentil gentil tout de même, ce que les scientifiques ont fait à Pluton. Vous vous rendez compte : il lui ont carrément enlevé son statut de planète... Sa raison de vivre... Pluton n'est plus une étoile... Quelle chute ! Alors il n'en fallait pas plus pour que l'un des éditorialistes de la presse se livre à cet exercice de comique de proximité... Exercice cruel, car il s'applique à quelque chose de sérieux : la politique... L'Université d'été du PS... Et ce confrère, c'est Philippe Larue, de "La Provence", qui écrit : "Voici donc venir Fabius, qui pourrait bien s'incarner en Pluton, cette ex-planète à l'orbite très longue et excentrée. Voici venir Dominique Strauss-Kahn, l'économiste distingué, qui se rêve en Mercure, première planète du système solaire. Jack Lang, lui, dieu de l'amer (amer en un seul mot), c'est Neptune, beau disque bleu-vert... Et voilà Jupiter, plus grosse planète du système solaire et père de tous les dieux... Cet habit-là est parfait pour Lionel Jospin, revenu de son trou noir. Et en Uranus, ne voyez-vous pas Martine Aubry, déesse du temps... partagé ? Reste bien sûr Vénus, troisième objet le plus brillant du ciel, étoile du berger, qui guide tous les nouveaux égarés de la politique, déesse de l'amour et de la beauté pour la presse people... Sans doute une planète inventée pour Ségolène. Il y a enfin Saturne, et son anneau, qui va comme un gant à François Hollande". Beau casting, à vrai dire, pour cette Université d'été devenue l'un des moments forts de la vie politique française. Dans "université d'été", il y a "été", qui pourtant se fait la belle... Et il y a "université", où en principe on réfléchit... Mais va-t-on vraiment réfléchir à La Rochelle ? Oui, certainement, mais ce n'est pas de ça dont on va parler... Non... Et comme le rappelle Michel Richard dans "Le Midi Libre", les partis politiques sont avant tout des lieux où se désignent des candidats à la Présidentielle... Alors, on ne parlera pour de vrai que de ça. Il n'empêche : ce week-end politique, c'est l'entrée du PS dans une phase décisive, explique l'envoyé spécial du "Figaro" à La Rochelle... Car, dans un peu plus de 30 jours, les candidats officiels à l'investiture seront connus... Alors autant dire que, pour les uns et les autres, septembre est le mois où il faut imposer son nom... Et septembre, finalement, il commence aujourd'hui. Il commence à l'ombre, ou à la lumière, de cette formule : "tous contre une !". Oui, tous... les DSK, Lang, Fabius et consorts, affirment que Ségolène Royal n'est QUE populaire, écrit Gérard Dupuy dans "Libération", mais ils n'expliquent pas comment ils entendent le devenir eux-mêmes... En tout cas suffisamment pour défendre leur parti avec quelque chance de succès. D'où ce titre, en Une de "Libé" : "Peuvent-ils l'arrêter ?"... Le "L apostrophe" étant Ségolène Royal, bien sûr. Hollande, Fabius, Jospin, Lang et DSK, comme un pari... Et là, c'est 5 contre une. "La meute", comme l'écrit Gérard Dupuy. Oui, mais que faire devant cette réalité des sondages, dont le tout dernier en date ?... Celui que publie "Libération" ce matin... Enquête IFOP réalisée vendredi et samedi derniers, qui enfonce le clou... Un sondage d'où il ressort que, pour 66% des sympathisants socialistes, c'est bel et bien Ségolène qui sera la meilleure candidate... 66%... Loin devant le deuxième, Dominique Strauss-Kahn : 37%... Et si loin devant Laurent Fabius : 9%... Le seul score qui dépasse le dernier de la liste : un certain AUTRES, au pluriel... D'autres candidats, quoi... Des candidats qui ne le sont même pas... Le syndrome Pluton, comme dirait Philippe Larue. "Peuvent-ils l'arrêter ?", titre donc "Libé"... Et parmi les "ils", il y a lui... Coincé entre compagne et campagne... François Hollande, bien sûr, qui accorde une interview au "Monde"... Interview dans laquelle, à la question : "Soutiendrez-vous Ségolène Royal ?", il répond : "Je n'ai pas, à ce stade, à encourager ni à soutenir qui que ce soit... Je constate, comme beaucoup, qu'elle compte dans l'opinion des Français"... Autrement dit, il ne répond pas. Quant à la question : "Et vous, irez-vous ?"... François Hollande répond : "Je déciderai le moment venu d'être candidat ou pas"... Autrement dit, il ne répond rien. Et pourtant... Pour lui, si ce n'est pas elle, ce sera lui... "Le Parisien" en est persuadé... "Le Parisien" qui explique ainsi : "Si Ségolène n'arrive pas à fédérer les socialistes, il posera sa candidature, c'est clair. Et s'il y a plus de 4 candidats à l'investiture, il se présentera aussi, parce que pour lui, au-delà de 4, la compétition perdrait une partie de son sens". Bien. Il n'en reste pas moins que la politique, c'est aussi un programme, des idées... Et Patrick Apel-Muller, dans "L'Humanité", en profite pour rebondir sur l'édito du "Monde" publié hier. "Le Monde" parlait de cette trentaine d'économistes qui se sont constitués en un cercle destiné à conduire les débats... économiques... Début juillet, ils ont tenu un colloque à Aix, et vont, au mois de septembre, publier un cahier qui entend montrer que les Français devront se plier à des contraintes impératives, la première d'entre elles étant probablement la mondialisation. Alors "Le Monde", qui s'est fait de longue date le vecteur de la pensée unique, écrit Apel-Muller, les applaudit. Et notre confrère de "L'Humanité" fait sa propre revue de presse... Pour lui, c'est évident : le journal "Le Monde" se réjouit en écrivant que les Français vont devoir travailler plus longtemps et retarder les départs à la retraite... Que c'est forcément vrai puisque c'est l'honorable clercle des économistes qui le dit. Leur poulain, écrit "L'Huma", c'est à coup sûr Sarkozy... Quant à la gauche, ils espèrent la domestiquer et l'enfermer dans le cercle des politiques économiques obligées... Et c'est là que la vacherie arrive... Pour l'heure, en conclut Patrick Apel-Muller, ce n'est pas le flou des propositions de Ségolène Royal qui peut les inquiéter. Bon, eh bien puisque nous sommes sur les questions de fond, arrêtons-nous un instant sur l'analyse que livre, dans "Libération", Zaki Laïdi, chercheur, professeur à Science-Po, auteur d'un ouvrage à paraître, intitulé "Gauche 2007"... Un livre dans lequel est développée la thèse selon laquelle le PS ne pourra gagner que lorsqu'il sortira de "l'idéologie de préau"... Autrement dit, lorsqu'il aura cessé de faire du marché un épouvantail. Parce que, être de gauche, estime Zaki Laïdi, c'est ouvrir le jeu, c'est développer un optimisme social... Or, aujourd'hui, la gauche fait exactement l'inverse. Et l'optimisme social, c'est quoi ?... Eh bien, ce n'est ni de diaboliser la mondialisation par exemple, ou à l'inverse de minimiser ses dangers... Non, c'est de valoriser systématiquement les opportunités qu'elle crée pour tous. En résumé, Laïdi nous explique que la gauche doit raisonner différemment à peu près sur tous les sujets, sans craindre que tout éloignement des Saintes Ecritures la condamne au purgatoire. Mais ce changement paraît improbable, estime l'universitaire... Cela dit... Cela dit, au regard de certains développements récents et inattendus, il ajoute que ce changement-là n'est peut-être plus totalement impossible. De qui parle-t-il, avec ces développements récents et inattendus ?... Mystère... L'universitaire ne fait pas de politique. "On y va"... Il y a des titres tout simples, comme ça, qui tout simplement disent les choses... Oui, "on y va"... Titre de "France Soir" qui, en quelque sorte, confirme l'ordre de Jacques Chirac... 1200 Casques Bleus français partent en renfort au Liban... Autrement dit, "la France rentre dans le rang", comme l'écrit subtilement "Libération"... Elle rentre dans le rang parce que, jusque-là, elle hésitait... Or, aujourd'hui, changement de décor... Voici donc la France engagée comme jamais, comme l'écrit Jacques Guyon dans "La Charente Libre"... Une décision qui constitue un soulagement... Soulagement de voir notre pays mettre ses actes en accord avec ses principes, son action en accord avec son histoire. D'une manière générale, la décision du Président est saluée dans la presse... Sous forme de panégyrique quelquefois, comme sous la plume d'Hervé Chabaud, dans "L'Union", qui écrit : "L'expérience de Jacques Chirac, la clarté de son analyse et sa sagesse ont compté dans la décision de plusieurs partenaires européens et asiatiques d'accompagner cette mission de paix, et de l'évaluer dans les six mois... Il n'y a pas de raison que la France perde le commandement de la FINUL renforcée... Les pays donneurs de leçons à Paris sont prévenus". Même tonalité du côté de "L'Alsace", avec Patrick Fluckiger, qui rappelle que "le Président français a été beaucoup attaqué parce que la FINUL n'arrivait pas à se mettre en place rapidement... Mais qui rappelle aussi que la France a déjà beaucoup payé pour la paix au Liban, et qu'il était exclu qu'elle se précipite tête baissée dans un piège. Elle a bien fait, poursuit notre confrère, de faire préciser le rôle de la force d'interposition... De faire dire clairement, par exemple, que ce n'est pas aux Casques Bleus de désarmer le Hezbollah et d'effectuer le travail que n'ont pas réussi à faire les Israéliens". Bien sûr... Mais les journaux rappellent aussi à quel point la mission des soldats français est difficile et dangereuse, comme l'expose Pierre Rousselin dans "Le Figaro", qui établit d'abord ce constat : "Le fait que le déploiement de la FINUL renforcée s'effectue sans qu'un accord politique soit intervenu entre belligérants est la pire des situations que l'on peut imaginer pour les Casques Bleus. C'est la fameuse résolution 1701. Et ce n'est pas tout : l'exercice est d'autant plus délicat qu'il sera mené sous la surveillance attentive de l'armée israélienne... De la Syrie aussi qui, alliée du Hezbollah, a d'ores et déjà prévenu qu'un déploiement des Casques Bleus à sa frontière serait considéré comme un acte hostile... Le décor est ainsi planté pour une escalade à la moindre provocation"... D'où cette conclusion de Pierre Rousselin dans "Le Figaro"... "Entre l'inaction coupable de la FINUL et une prise de risques excessive, la voie est étroite". Reste la dimension intérieure de la décision de Jacques Chirac... Si l'on en croit Jacques Camus, "on ne dira jamais assez à quel point la crise libanaise lui a permis de monter au front, et de sortir de la fin de son quinquennat de la sinistrose annoncée... Cette décision est donc tout bénéfice pour lui, qui enregistre une remontée suffisante pour alimenter les rumeurs d'une nouvelle candidature... Voilà pourquoi Jacques Chirac a décrété aussi la mobilisation pour les Casques Bleus du gouvernement Villepin, chargés de se battre pour l'emploi, la croissance et le pouvoir d'achat"... Ainsi, conclut Jacques Camus, Jacques Chirac, "le dernier des chiraquiens, se prend-il à redevenir le premier... A 74 ans, cette ambition élyséenne est déraisonnable, inquiétante, tragique, mais tellement vraisemblable". C'est vrai... Jusque-là, la conquête d'un troisième mandat, c'était plutôt "non"... Mais là, je ne fais que reprendre la phrase de "Libération", dans sa page consacrée à Pluton... "Pluton ?... Plutôt non". Bon week-end. A lundi. |
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| 2. Albert Camus, L'Étranger, Chapter 1, second part
Albert Camus
L’Étranger
Chapter 1 (continued-2)
Je suis entré. C’était une salle très claire, blanchie à la chaux et recouverte d’une verrière. Elle était meublée de chaises et de chevalets en forme de X. Deux d’entre eux, au centre, supportaient une bière recouverte de son couvercle. On voyait seulement des vis brillants, à peine enfoncées, se détacher su les planches passées au brou de noix. Près de la bière, il y avait une infirmière arabe en sarrau blanc, un foulard de couleur vive sur la tête. À ce moment, le concierge est entré derrière mon dos. Il avait dû courir. Il a bégayé un peu : « on l’a couverte, mais je dois dévisser la bière pour que vous puissiez la voir. » Il s’approchait de la bière quand je l’ai arrêté. Il m’a dit : « Vous ne voulez pas ? » J’ai répondu : « Non. » Il s’est interrompu et j’étais gêné parce que je sentais que je n’aurais pas dû dire cela. Au bout d’un moment, il m’a regardé et il m’a demandé : « Pourquoi ? » mais sans reproche, comme s’il s’informait. J’ai dit : « Je ne sais pas. » Alors, tortillant sa moustache blanche, il a déclaré sans me regarder : « Je comprends. » Il avait de beaux yeux, bleu clair, et un teint un peu rouge. Il m’a donné une chaise et lui-même s’est assis un peu en derrière de moi. La garde s’est levée est s’est dirigée vers la sortie. Á ce moment, le concierge m’a dit : « C’est un chancre qu’elle a. » Comme je ne comprenais pas, j’ai regardé l infirmière et j’ai vu qu’elle portait sous les yeux un bandeau qui faisait le tour de la tête. À la hauteur du nez, le bandeau était plat. On ne voyait que la blancheur du bandeau dans son visage. Quand elle est partie, le concierge a parlé : « Je vais vous laisser seul. » Je ne sais pas quel geste j’ai fait, mais il est resté, debout derrière moi. Cette présence dans mon dos me gênait. La pièce était pleine d’une belle lumière de fin d’après-midi. Deux frelons bourdonnaient contre la verrière. Et je sentais le sommeil me gagner. J’ai dit au concierge, sans me retourner vers lui : « Il y a longtemps que vous êtes là ? » Immédiatement, il a répondu : « Cinq ans » - comme il avait attendu depuis toujours ma demande. Ensuite, il a beaucoup bavardé. On l’aurait bien étonné en lui disant qu’il finirait concierge à l’asile de Marengo. Il avait soixante-quatre ans et il était parisien. À ce moment je l’ai interrompu : « Ah ! Vous n’êtes pas d’ici ? » Puis je me suis souvenu qu’avant de me conduire chez le directeur, il m’avait parlé de maman. Il m’avait dit qu’il fallait l’enterrer très vite, parce que dans la plaine il faisait chaud, surtout dans ce pays. C’est alors qu’il m’avait appris qu’il avait vécu à Paris et qu’il avait du mal à l’oublier. À Paris, on reste avec le mort trois, quatre jours quelquefois. Ici on n’a pas le temps, on s’est fait à l’idée que déjà il faut courir derrière le corbillard. Sa femme lui avait dit alors : « Tais-toi, ce ne sont pas des choses à raconter à monsieur.. »Le vieux avait rougi et s’était excusé. J’étais intervenu pour dire : « Mais non. Mais non. » Je trouvais ce qu’il racontait juste et intéressant. Dans la petite morgue, il m’appris qu’il était entré à l’asile comme indigent. Comme il se sentait valide, il s’était proposé pour cette place de concierge. Je lui ai fait remarquer qu’en somme il était un pensionnaire. Il m’a dit que non. J’avais déjà été frappé par la façon qu’il avait de dire : « ils », « les autres », et plus rarement « les vieux », en parlant des pensionnaires dont certain n’étaient pas plus âgés que lui. Mais naturellement, ce n’était pas la même chose. Lui était concierge, et, dans une certaine mesure, il avait des droits sur eux. La garde est rentrée à ce moment. Le soir était tombé brusquement. Très vite, la nuit s’était épaissie au-dessus de la verrière. Le concierge a tourné le commutateur et j’ai été aveuglé par l’éclaboussement soudain de la lumière. Il m’a invité à me rendre au réfectoire pour dîner. Mais je n’avais pas faim. Il m’a offert alors d’apporter une tasse de café au lait. Comme j’aime beaucoup le café au lait, j’ai accepté et il est revenu un moment après avec un plateau. J’ai bu. J’ai eu alors envie de fumer. Mais j’ai hésité parce que je ne savais pas si je pouvais le faire devant maman. J’ai réfléchi, cela n’avait aucune importance. J’ai offert une cigarette au concierge et nous avons fumé. À un moment il m’a dit : « Vous savez, les amis de Madame votre mère vont venir la veiller aussi. C’est la coutume. Il faut que j’aille chercher les chaises et du café noir. » Je lui ai demandé si on pouvait éteindre une des lampes. L’éclat de la lumière sur les murs me fatiguait. Il m’as dit que ce n’était pas possible. L’installation était ainsi faite : c’était tout ou rien. Je n’ai plus beaucoup fait attention à lui. Il est sorti, est revenu, a disposé des chaises. Sur l’une d’elles, il a empilé des tasses autour d’une cafetière. Puis il s’est assis en face de moi, de l’autre côté de maman. Le garde était aussi au fond, le dos tourné. Je ne voyais pas ce qu’elle faisait. Mais au mouvement de ses bras, je pouvais croire qu’elle tricotait. Il faisait doux, le café m’avait réchauffé et par la porte ouverte entrait une odeur de nuit et des fleurs. Je crois que j’ai somnolé un peu.
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| 3. Le Donjon de Naheulbeuk Part IX
Le Donjon de Naheulbeuk - Episode 09 - Le Bivouac et la Mort du Nain. <Musique> : Ambiance étrange. <Voix OFF> : Après un copieux repas bien arrosé à la taverne, le groupe décide de partir discrètement. La situation dégénère quand le Nain déclenche une bataille générale en insultant la Serveuse, aidé par le Voleur ivre mort qui tente d'arracher ses vêtements. Désormais, complètement nu après avoir perdu son pagne au poker, l'Ogre tue deux Gardes à coup de chaise et prend un Ménestrel en otage. La Magicienne rate une Boule de Feu qui incendie la moitié de la salle, et brûle plusieurs Paysans dans la plus grande panique. L'Elfe s'évanouit, le Barbare la réveille avec une baffe, puis ils sortent sans payer après avoir volé la caisse. Ils parviennent à semer un bataillon d'Orques en courant au hasard des couloirs, et se retrouvent perdus dans une salle abandonnée, où ils décident de monter un bivouac. Mais le Nain semble avoir disparu... Le Ranger : Arrêtons-nous ici ! <Bruit> : Le groupe s'arrête et parle avec des voix d'ivrogne (sauf le Ranger). Le Barbare : Chuis complètement bourré ! Le Ranger : Hélà ! L'Elfe : Moi aussi, hi hi ! Le Voleur : Moi, chuis pas bourré du tout ! La Magicienne : Keuh keuh. Le Ranger : Mais ce groupe est complètement ivre ! <Bruit> : L'Ogre joue de la guitare. Le Ranger : Arrêtez... Le Voleur : Hé attend, mon père, c'était le Voleur le plus fort du monde ! Le Ranger : Hé, hé... arrêtez... vous racontez n'importe quoi... stop ! L'Elfe : Regardez, un escargot sur le mur, c'est super ! Le Ranger : C'est pas drôle ! La Magicienne : Attendez deux secondes... <Bruit> : La Magicienne lance un sortilège. La Magicienne : Et voilà ! Le Ranger : C'était quoi ce truc ? La Magicienne : Un sort de Dissipation d'Ivresse de Groupe. L'Elfe : Mais ça marche ! <Musique> : Conan le Barbare : Calme Le Barbare : Bah, pas pour le mal de tête ! L'Ogre : Huk huk huh huh huh ! Le Voleur : C'était une belle course ! L'Ogre : Zadoum noal talok. La Magicienne : Il dit qu'on a perdu un équipier. L'Elfe : N'en faites pas une maladie, c'était seulement un Nain. Le Ranger : Il était chiant, mais c'était notre ami. L'Elfe : Ce n'était pas mon ami. Le Voleur : Mais c'est vrai, il était chiant. La Magicienne : Il sentait le vin et la crasse, et c'était une brute. Le Barbare : Je le trouve sympa moi. Le Voleur : Mais dites-moi, c'était lui qui portait la caisse de la taverne ? Le Ranger : Damned, j'n'y pensais plus ! C'est une sacrée fortune qui s'envole ! L'Elfe : Je suis certaine qu'il a été capturé ! Le Voleur : Il est probablement déjà mort. <Son> : Horreur. La Magicienne : Et ses tripes sont répandues dans les couloirs ! <Son> : Horreur double . Le Barbare : Et l'or a disparu. <Son> : Horreur raté. Le Voleur : Mince alors ! Le Ranger : Halala ! N'importe quoi, je suis sûr qu'il est en vie ! La Magicienne : Mais on a aucune chance de le retrouver ! L'Elfe : Tant mieux ! Le Ranger : Et le Ménestrel, il est où ? Le Voleur : Il est sans doute mort, lui aussi. L'Ogre : Dlakou taak orkoum azodo. La Magicienne : Il l'a balancé sur les Orques pour freiner leur course. L'Ogre : Gratgrat zoulaga ! <Bruit> : L'Ogre gratte les cordes de la guitare. La Magicienne : Mais il a gardé la guitare. Le Barbare : Et merde ! L'Elfe : J'espère qu'il n'en jouera pas toute la nuit. Le Ranger : Bon, et bien justement, il est temps d'se reposer. L'Ogre : Doula ! La Magicienne : Bonne idée, j'ai besoin de régénérer mes sorts. Le Barbare : Et j'ai encore mal aux pieds. L'Elfe : Moi j'ai mal à la tête et ma bouche est toute enflée. Le Ranger : Ca doit être à cause de la baffe. L'Ogre : Huh huh ! L'Elfe : J'vous déteste ! Le Voleur : Bon, et bien je vais m'installer sur ces vieux sacs. Le Barbare : Moi j'vais retirer mes bottes. <Bruit> : Le Barbare enlève ses bottes. L'Elfe : Et comment on fait pour allumer un feu ? Le Ranger : On ne fait pas de feu dans un donjon ! La Magicienne : T'as vraiment rien dans le crâne ma pauvre. L'Elfe : Vous savez, j'ai l'habitude de la forêt. Avant de dormir, on fait un grand feu et on chante des chansons. Le Barbare : C'est nul. Le Ranger : J'n'ai pas envie de chanter. Le Voleur : Vous ne sentez pas quelque chose ? L'Ogre : Zaboufka ! Le Ranger : Ca schlingue ! L'Elfe : J'ai l'impression qu'un Orque malade a ouvert la bouche ! La Magicienne : Y'a certainement un animal crevé sous un meuble ! Le Barbare : Mais non, c'est mes pieds ! L'Elfe : Halala, mais c'est dégueulasse ! Le Barbare : Dans mon pays c'est normal. Le Voleur : Ce peuple a l'air charmant. <Bruit> : Le Barbare frappe le Voleur. Le Voleur : Aïe ! Mais heuuu ! Le Barbare : Limace ! Le Ranger : Hé ben, on va passer une bonne nuit ! La Magicienne : Au moins, personne ne viendra nous attaquer avec cette odeur. Le Ranger : Bon, je vais installer mon bivouac. L'Ogre : Doula. Le Barbare : Moi aussi. <Bruit> : Le groupe installe son bivouac. La Magicienne : La Robe de l'Archimage a une fonction chauffante. L'Elfe : Oh non, j'ai oublié ma couverture elfique ! Le Barbare : Dommage ! Le Voleur : Tu vas avoir froid avec cette petite jupe. L'Elfe : Je ne peux pas dormir dans ces conditions ! La Magicienne : Voilà ce que c'est que d'avoir la tête vide ! L'Elfe : Je suis sûre que je vais mourir de froid! Le Ranger : Mais non, tu peux partager ma couverture si tu veux. L'Elfe : C'est vrai ? Le Ranger : Evidemment que c'est vrai. L'Elfe : Oh, t'es vraiment trop chou ! Mkiss mkiss mkiss ! Le Voleur : Et voilà... La Magicienne : Les histoires de cul qui commencent ! Le Barbare : Ouais. Le Ranger : Mais non, qu'est-ce que vous allez imaginer... L'Elfe : C'est quoi une histoire de cul ? Le Barbare : Holalalalalalaaa... La Magicienne : Je peux t'expliquer mais ça risque de prendre... Le Ranger : Mais non c'est n'importe quoi ! Le Voleur : J'aimerai bien dormir en paix ! La Magicienne : En fait c'est quand, tu vois, que... Le Ranger : Tatatatatatata ! L'Elfe : Je comprend rien à ce qu'elle raconte. La Magicienne : Il te manque des notions de... de s.... Le Ranger : Allez, c'est terminé, il faut dormir ! <Musique> : La musique s'arrête. Le Barbare : Ouais, ça suffit l'bordel ! <Bruit> : Le groupe entre dans ses couvertures. L'Elfe : Je fais quoi moi ? <Chuchotement> : Le Ranger : Viens par ici ! <Chuchotement> : L'Elfe : D'accord. <Bruit> : L'Elfe entre dans la couverture du Ranger. L'Ogre : Toudlag zamok ? Le Ranger : Quoi encore ? La Magicienne : Il demande s'il peut dormir avec vous. Le Ranger : Mais qu'il aille au diable ! L'Elfe : Y'a pas de place et il sent mauvais ! L'Ogre : Holalalalalalaa... <Bruit> : L'Ogre va s'installer dans un coin. La Magicienne : Il a dit "holalalala..." Le Ranger : Ouais, j'ai compris ! Le Voleur : Bonne nuit les amis. L'Elfe : Bonne nuit. L'Ogre : Dlabou. Le Ranger : Bonne nuit. Le Barbare : Vos gueules ! <Bruit> : L'Elfe se met à bouger. L'Elfe : Y'a une chose froide dans ma culotte ! Le Ranger : Euh... c'est ma main. L'Elfe : Tu ferais mieux de la retirer avant de prendre la mienne dans la figure ! Le Ranger : J'avais froid et j'me suis dit... L'Elfe : Enlève ta main ! <Bruit> : Le Ranger retire sa main de la culotte de l'Elfe. Le Ranger : Voilà, voilà... La Magicienne : Je l'avais bien dit... Le Voleur : Ca suffit maintenant ! <Chuchotement> : Le Ranger : Elle est nue sous sa chemise la petite cochonne. L'Elfe : Qu'est-ce que tu dis ? Le Ranger : J'ai dit "J'irai bien à l'église pour jouer du trombone". La Magicienne : N'importe quoi ! Le Barbare : J'ai sommeil ! <Chuchotement> : Le Ranger : Hum... c'est pas facile de dormir a côté d'une allumeuse. L'Elfe : Qu'est-ce que tu dis ? Le Ranger : J'ai dit "Faudra que j'dise à Boromir de ramener ma décolleuse". Le Barbare : On s'en fout ! L'Elfe : Ca n'a aucun intérêt c'que tu racontes ! L'Ogre : Taka oumf dodo ! <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. <VOIX OFF> : Mais le Nain semble avoir disparu... disparu... disparu...disparu <Bruit> : Le Nain marche dans un couloir. Le Nain : Et ben, j'ai réussi à semer cette troupe de débiles ! J'vais sortir du donjon et me tirer avec la caisse ! Et je me fous de la statuette ! Une Lyche : Groumpf ! Le Nain : Mais qu'est-ce que c'est que cette grande chose qui bouge ? La Lyche : Zadomo fagnhk ! <Musique> : Action. Le Nain : Haaaaaaaaaa ! La Lyche : Groooooooooouumpppf ! <Bruit> : Le Nain se fait massacrer par la Lyche. <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. Le Ranger : Vous avez entendu ça ? Le Barbare : On dirait une baston. La Magicienne : Laissez-moi dormir ! Le Barbare : Faudrait aller voir ce qui se passe. L'Ogre : Doula ! Le Ranger : Il a raison, allons-y ! <Bruit> : Le groupe se relève. La Magicienne : Ca vient du bout du couloir. Le Voleur : C'est ça, courons à notre perte. <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. <Musique> : Ambiance paradisiaque. Le Nain : Merde... qu'est-ce qui m'arrive ? Un Ange : Bienvenue au Paradis des Nains ! Le Nain : Quoi ? L'Ange : Je suis là pour t'accueilir parmi nous. Le Nain : Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ? L'Ange : Tu es effrayé, c'est normal. Le Nain : Un Nain n'a jamais peur ! L'Ange : Tu es au Paradis des Nains, car tu es mort dans d'atroces souffrances. Ecoute. <Bruit> : <Echo> : Le Nain se fait massacrer par la Lyche. Le Nain : Merde alors ! L'Ange : Tagazok à toi mon frère ! Le Nain : Hein ? L'Ange : Ici c'est le voeu de bonne santé et de bonheur. Le Nain : Ah ouais, et ben... tagazok aussi. L'Ange : Tu pourras goûter au repos éternel ici. Le Nain : Mais qu'est-ce que je vais faire toute la journée ? L'Ange : Et bien tu peux te rouler dans des tas d'or. <Bruit> : Un Nain se roule dans un tas d'or. Le Nain : Sans rire ? L'Ange : Tu peux boire des pintes de bière toute la journée sans jamais avoir la gueule de bois. <Bruit> : Ambiance de taverne. Le Nain : Mais c'est le délire ! L'Ange : Ici, tout le monde a la même taille, il n'y a que des Nains. Le Nain : Et ben dis donc ! L'Ange : On n'a jamais faim, jamais froid, et il ne pleut jamais. <Bruit> : Pépiements d'oiseaux. Le Nain : Super ! L'Ange : Et tous tes péchés sont pardonnés. Le Nain : J'hallucine ! Et les Elfes là-bas ? L'Ange : Ah, les Elfes... et bien tu peux les frapper, ou encore t'essuyer les pieds sur leur visage. Le Nain : Vraiment ? L'Ange : Ils sont là pour ça. Le Nain : Je sens que j'vais me plaire ici. <Bruit> : Sortilège de Destin. Le Nain : Mais ??? Mais qu'est-ce que c'est que HAAAAAaaaaaaaa... <Bruit> : Le Nain redescend dans le monde réel. <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. <Musique> : Conan le Barbare : Calme <Bruit> : Le Nain se met à bouger. La Magicienne : Ca y est, il ouvre les yeux ! Le Ranger : Notre compagnon est sauvé ! Le Voleur : Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle... Le Nain : Euhaaaa... L'Ogre : Taka miam-miam dorva ? La Magicienne : Non, je t'interdis de manger le Nain ! Le Nain : Keuf keuf... keuf... L'Elfe : Mais laisse-le faire, il est affamé ! Le Nain : Mais bon sang, qu'est-ce que j'fais là ? Le Ranger : Nous t'avons sauvé la vie ! L'Ogre : Doula ! La Magicienne : Nous avons utilisé un Point de Destin pour te tirer des griffes de la mort. Le Nain : Mais non, ce n'est pas possible ! L'Elfe : J'ai l'impression qu'il est devenu encore plus con... Le Barbare : Est-ce que tu as rencontré Crom ? Le Nain : Que Crom aille se faire foutre ! J'étais avec un Ange au Paradis des Nains ! Le Barbare : Faut pas insulter Crom ! Le Nain : Je m'en fous, j'veux retourner là-bas ! Le Voleur : Ce n'est pas croyable ! Quelle ingratitude ! Le Ranger : Il est complètement débile ! Le Nain : Je veux plus voir vos sales têtes, j'veux retourner au Paradis moi ! La Magicienne : Nous avons dû combattre une Lyche pour te sauver ! L'Elfe : J'me suis cassé un ongle et j'ai abîmé mon sac ! Le Voleur : J'ai sali mes bottes ! Le Barbare : Et j'ai tordu mon épée ! Le Nain : C'est pas mon problème ! L'Ogre : Frakass dorva ? La Magicienne : Il veut lui écraser la tête. Le Nain : Oui, tue moi ! Le Ranger : Il y a un problème... L'Ogre : Huk ? Le Nain : Quoi ? Le Ranger : Si tu demandes la mort, tu n'iras pas au Paradis. La Magicienne : Et non ! Le Nain : Zut ! Ogre : Hololo... Le Voleur : Tu iras en Enfer. L'Elfe : E t tu l'auras bien mérité ! Le Nain : Bon, euh, d'accord, laissez tomber. L'Ogre : Taka gluku copaing ! La Magicienne : Il dit qu'on peut pas déconner avec les amis. Le Ranger : C'est pas tout ça, mais on a une mission ! Le Voleur : Il faudrait commencer à chercher la statuette... <Son> : Djingle de fin d'épisode.
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| 4. Comedy
spot - Raymond Devos - "Le verbe ouïr Ïn 2006 the great French comedian Raymond Devos. Physically he looked a bit like Bernard Manning, but there the resemblance ended. A man of infinite charm and unassuming intelligence he was France's greatest juggler of words. One of my personal ambitions is to be able to listen to the sketches of Devos and understand them - without transcript. In the meantime, fortunately, there are a few transcripts of his work available on the Internet. Here is a classic, where he conjugates the verbe ouïr : a verb classified as defective. Not in Raymond Devos' hands, it ain't. Read the text carefully. Take the time to understand it fully. Then enjoy...
(I've left the rest of the sound extract that follows this sketch. See how much you can follow..) Mesdames et Messieurs. Si vous permettez, je vais vous montrer… comment la suite de spectacle va se dérouler. Voici comment la suite de spectacle va se dérouler !
Oyez ! Oyez !
C’est le verbe ouïr. Oyez…oyez.
Ouïr, c’est un verbe très difficile à conjuguer.
Au présent, ça fait : J'ois... Si au lieu de dire " j'entends ", je dis " j'ois ", les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste. Il faudrait préciser : " Dieu, que ce que j'ois est triste ! " J'ois... Tu ois... Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit... Oyons-nous ? Vous oyez... Ils oient. C'est bête ! L'oie oit. Elle oit, l'oie ! Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle ? Si au lieu de dire " l'oreille " on dit " l'ouïe ", alors : l'ouïe de l'oie a ouï. Pour peu que l'oie appartienne à Louis : " L'ouïe de l'oie de Louis a ouï. " " Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis ? " " Elle a ouï ce que toute oie oit... " " Et qu'oit toute oie ? " " Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu'elle oit, l'oie !... "
Au passé, ça fait : J'ouïs... J'ouïs ! Il n'y a vraiment pas de quoi !
(Il joue d'un cor fait d'un tuyau d'arrosage. À la fin ça se déroule) Ah! C'est pas tout à fait déroulé comme j'ai pensé.
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| 5 Six Feet
Under.
You will reasonably ask 'why choose an American television series - even dubbed into French? Why not stick to material that demonstrates French culture?' Well we will have no end of that as well. However, there is a certain reality here which needs to be faced. When Anglophone material is dubbed into French, an interesting thing happens. First, the French has to follow the lip movements of the original. Because the pace of American English is distinctly slower than French, the French has to slow down. That helps us. The other effect is quite subtle. It is rare for dubbed dialogue to capture the intimate, rather muttered sound of the original. The dubbed dialogue tends to sound 'studio produced'. In other words it's clearer. And that is a very big help. For me there is another bonus. I love the Americans dearly, but I am tired of the sound of the American voice all over British television. Dubbed into French it becomes not quite American, not quite French. That reminds me - as I write (August 2006), French television is running Fawlty Towers in French. Unbelievable. We'll have to have some of that...
Six Feet Under
NATHAN, BRENDA, chez Brenda
- J’adore cette chanson
-Oui ? Celle là ?
- Oui. Mon père avait la collection complète de leurs disques. Elle me rappelle toute mon enfance. Et quand on n’a pas conscience que la vie est une plaisanterie macabre.
- Je te rangeais plutôt dans le catégorie des fan de …voyons… Sting ? U2 ? Ado dans les années 80, mais trop classique pour être un inconditionnel de musique trash.
- Ah oui, en d’autres termes, t’était une inconditionnelle de musique trash.
- Si tu veux. Je crois que c’était surtout à cause de l’héroïne …. Ah bon sang, j’adore ces yeux-là.
- Ah, non, non, il faut que j’y aille. Maman, David et moi on a une sorte de réunion de famille pour décider si on vend l’affaire à Kroehner. J’espère bien qu’on va la vendre..
- Pourquoi ?
- Je veux quitter cette ville, et partir à Seattle. Tu viendras avec moi ?
- Et pour quelle raison tu voudrais que je te suive ?
- Parce que moi je suis Tarzon et t’es Jane.
- Tu te fais des illusions.
- Et mon nom sur tes fesses ça servira à quoi? … J’adore ces yeux-là. - - - - - - - - - - - - - - - - - DAVID, RUTH en famille
- Notre situation est grave. Inutile de le nier. On est convoité par une très grosse entreprise.
- Il ne faut quand même pas exagérer.
- Maman, c’est un fait.
- Mais, David, qui n’as pas de problèmes ? Ces flocons d’avoine sont durs comme du ciment…parce que tu n’as pas mis le bol dans l’eau. Ça fait plaisir.
- Écoute-moi bien. Kroehner fait pression sur nos fournisseurs pour qu’on les paie d’avance. Maintenant Continental Cercueil veut qu’on paie tout ce qu’on propose à la vente avant que d’avoir rendu quoi que soit. C’est un investissement des plusieurs milliers de dollars.
- Ton père ne se laissait pas démonter pour si peu.
- Tu oublie qu’il n’a jamais avoir à faire avec ce genre de situation.
- Oh, les choses finiront par bien s’arranger. Comme toujours.
- Oui, Rien est moins sûr.
CLAIRE entre
-Bonjour.
- Qu’est-ce qui arrive à toi ?
- Rien du tout.
- Tu n’ira nulle part avant que tu n’avale pas quelque chose.
- Ah je meurs de faim.
- Tu deviens boulimique ? Est-ce que tu trouve qu’on n’a pas assez de problèmes sans ça ?
- () Tu fais tout pour que je le devienne.
- Bonjour.
- C’était bien, ton jogging ?
- Je n’ai pas encore , j’ai passé la nuit avec Brenda.
- Ça suffit () Pourquoi tu as besoin de raconter ta vie dans les détails.
- Désolé. J’ai oublié qu’on devait tout rester muets comme des tombes… Je crois qu’on devrait vendre. Et c’est pas parce que je ne veux pas m’en occuper que je dis ça. Tu as vu leur offre ? C’est de l’argent, et en plus il y a les stock options.
- C’est que tu réalise à quel point tu es arrogant. Cette décision ne t’appartient pas..
- La moitié est à moi.
- Tu n’as passé ces onze dernières années à travailler dur. Tu ne t’es jamais investi en cette entreprise.
- Tu vais consacrer le reste de ta vie ou tu essaie de faire plaisir à un mort ?
- On devrait le discuter ultérieurement
- Pourquoi la mettre à l’écart ?
- Merci.
- Nat, je ne sais rien faire d’autre.
- Fais tourner la boîte pour Kroehner. Ou alors termine tes études de Droit.
- Oui, je te donne mes titres. Je prendrai l’argent.
- Nat a raison je crois. Qui peut dire le temps qui nous reste à vivre. Nous devons d’abord penser à notre bonheur.
- Très bien. Vendez, ça m’est égal.
- Tu pense ?
- Bien sûr. Allez-y. Comme ça ma vie sera rayée d’un trait.
- Je vais annoncer notre décision à Gilardi.
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