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| Week Eight | |
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1. Here is one of the excellent chroniques in the series Planète Europe Planète Monde 2. The beginning of L'Étranger, the great novel of Albert Camus 3. Now Part VIII of Le donjon de Naheulbek 4. Two rather different comedy extracts 5. Another Feydeau farce this week, the start of the famous Dindon
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| 1. France Inter : Planète Europe Planète Monde 18 August
Le Caire- le soutien au Hezbollah La presse et la rue égyptienne se réjouissent de ce qu’elles considèrent comme une victoire du Hezbollah au Liban. Au début du conflit, le président Moubarak avait pourtant reproché au mouvement chiite de plonger le Liban dans la guerre. Aujourd’hui, le ton a changé, car la population est au diapason du Hezbollah. Pour avoir une idée du sentiment général, il suffit de prendre le journal d’opposition Al Dostour avec son titre sans appel : "Merci à Dieu, merci au Hezbollah". Et en cadeau, le quotidien offre à ses lecteur le poster cartonné de cheikh Nasrallah, le chef du Hezbollah. L’Egypte, pourtant sunnite et très fière de l’être, voue désormais un véritable culte au leader chiite, c’est devenu un héros. Il n’y a qu’à consulter les registres d’état civil ce mois ci pour s’en rendre compte, rien qu’à Alexandrie, 120 bébés ont été prénommés Nasrallah en son honneur. Pour comprendre ce sentiment de fierté des Egyptiens, il faut savoir que de leur point de vue le Hezbollah vient de réduire à néant le mythe d’une armée israélienne invulnérable. Et en cela, les Egyptiens se sentent vengés des précédentes guerres israélo-arabes. Eux qui avaient le sentiment d’un déséquilibre des forces dans la région espèrent que maintenant la donne au Proche-Orient va être changée. Mais l’Egypte est pourtant le premier pays arabe qui a signé la paix avec Israël. Le gouvernement égyptien est-il aussi revendicatifque son peuple ? Pas vraiment, le président Moubarak est même dans une situation un peu délicate, puisqu’il avait reproché au Hezbollah d’aller contre les intérêts arabes en enlevant des soldats israëliens. Aujourd’hui, la population lui reproche d’être à la botte des Etats-Unis et de leur allié israélien. Il faut dire que les Egyptiens n’ont jamais assumé d’avoir été les premiers à signer un traité de paix avec Israël, un traité qui les a mis longtemps au ban du monde arabe. Des pétitions sont lancés pour réclamer le renvoi de l’ambassadeur israélien et l’annulation du traité de paix. Les islamistes appellent au jihad, les laïques sont exactement sur la même longueur d’onde. Quand au gouvernement égyptien, après avoir exclu d’annuler le traité de paix. il attend surtout désormais que la colère populaire se calme un peu. Une chronique de Claude Guibal, en direct du Caire, en Egypte.
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| 2. Albert Camus, L'Étranger, Chapter 1, first part This is a great pleasure. L'Étranger is one of the very great novels of the 20th century. The recording I am using was made from a broadcast made in the 1950s. The voice is of the period, as clear as one could wish. There is a bonus, the reader is Albert Camus himself. Enjoy. This might become a regular spot...
Albert Camus
L’Étranger
Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distinguées. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.
L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingt kilomètres d’Alger. Je prendra l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareil. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : « C’est pas de ma faute. » Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : « On n’a qu’une mère. » Quand je suis parti, ils ont m’accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.
J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela, sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit « oui » pour n’avoir plus à parler.
L’asile est à deux kilomètres du village. J’ai fait le chemin à pied. J’ai voulu voir maman tout de suite. Mais le concierge m’a dit qu’il fallait que je rencontre le directeur. Comme il était occupé, j’ai attendu un peu. Pendant tout ce temps le concierge a parlé, et ensuite j’ai vu le directeur. C’est un petit vieux, avec la Légion d’honneur. Il m’a regardé de ses yeux clairs. Puis il m’a serré la main qu’il a gardée si longtemps que je ne savais trop comment la retirer. Il a consulté un dossier, et il m’a dit : « Mme Meurault est entrée ici il y a trois ans. Vous étiez son seul soutien. » J’ai cru qu’il me reprochait quelque chose et j’ai commencé à lui expliquer. Mais il m’a interrompu : « Vous n’avez pas à vous justifier, mon cher enfant. J’ai lu le dossier de votre mère. Vous ne pouviez subvenir à ses besoins. Il lui fallait une garde. Vos salaires sont modestes. Et tout compte fait, elle était plus heureuse ici. » J’ai dit : « Oui, monsieur le Directeur. » Il a ajouté : « Vous savez, elle avait des amis, des gens de son âge. Elle pouvait partager avec eux des intérêts qui sont d’un autre temps. Vous êtes jeune et elle devait s’ennuyer avec vous. »
C’était vrai. Quand elle était à la maison, maman passait son temps à me suivre des yeux en silence. Dans les premiers jours où elle ‘tait à l’asile, elle pleurait souvent. Mais c’était à cause de l’habitude. Au bout de quelques mois, elle aurait pleuré si on l’avait retirée de l’asile. C ‘est un peu pour cela que dans la dernière année je n’y suis presque plus allé. Toujours à cause de l’habitude. Et aussi parce que cela me prenait mon dimanche – sans compter l’effort pour aller à l’autobus, prendre des tickets et faire deux heures de route. Le directeur m'a encore parlé. Mais je ne l'écoutais presque plus. Puis il m'a dit: "Je suppose que vous voulez voir votre mère."Je me suis levé sans rien dire et il m'a précédé vers la porte. Dans l'escalier, il m'a expliqué: "Nous l'avons transportée dans notre petite morgue. Pour ne pas impressionner les autres. Chaque fois qu'un pensionnaire meurt, les autres sont nerveux pendant deux ou trois jours. Et ça rend le service difficile." Nous avons traversé une cour où il y avait beaucoup de vieillards, bavardant par petits groupes. Ils se taisaient quand nous passions. Et derrière nous, les conversations reprenaient. On aurait dit un jacassement assourdi de perruches. À la porte d'un petit bâtiment, le directeur m'a quitté : "Je vous laisse, monsieur Meursault. Je suis à votre disposition dans mon bureau. En principe, l'enterrement est fixé à dix heures du matin. Nous avons pensé que vous pourriez ainsi veiller la disparue. Un dernier mot: votre mère a, paraît-il, exprimé souvent à ses compagnons le désir d'être enterrée religieusement. J'ai pris sur moi de faire le nécessaire. Mais je voulais vous en informer." Je l'ai remercié. Maman, sans être athée, n'avait jamais pensé de son vivant `la religion.
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| 3. Le Donjon de Naheulbeuk Part VIII
Copyright Pen of Chaos.
Le Donjon de Naheulbeuk - Episode 08 - Le Troll et la Taverne. <Musique> : Ambiance inquiétante. <Bruit> : Un Troll pousse un cri. Le Ranger : Quelqu'un sait comment on peut tuer un Troll ? Le Barbare : Un coup d'épée dans la gueule ! Le Nain : Il faut l'découper à la hache ! La Magicienne : Une bonne Boule de Feu, et on en parle plus ! Le Voleur : On pourrait aussi partir et refermer la grille... Le Nain : C'est ça, et puis on changera jamais de niveau ! Le Voleur : Les morts ne changent pas de niveau. Le Ranger : Calmez-vous, on va trouver une solution. L'Ogre : Agh tako zdomaluk. La Magicienne : Il dit qu'on peut l'amadouer en lui donnant à manger. L'Elfe : Mais je n'ai pas envie d'un copain Troll. La Magicienne : Mais ça pourrait nous être utile ! Le Ranger : Sans doute qu'il peut faire un numéro de claquettes avec l'Ogre ? Le Nain : Et il fait aussi les papiers peints ? La Magicienne : Ah, vous me faites chier, j'vais lire mon nouveau grimoire ! <Bruit> : La Magicienne s'éloigne du groupe. Le Nain : Ben moi, je vais attaquer le Troll ! <Bruit> : Le Nain se dirige vers la grille. Le Barbare : Moi aussi ! <Bruit> : Le Barbare se dirige vers la grille. L'Ogre : Zoulag ! <Bruit> : L'Ogre se dirige vers la grille. L'Elfe : Est-ce que mes flèches peuvent blesser un Troll ? Le Nain : Aucune chance, puisque tu vas tirer à côté. L'Elfe : Ah, t'es vraiment trop con ! Le Voleur : Je vais surveiller l'entrée. Le Ranger : J'avais oublié à quel point tu aimes le danger. Le Voleur : C'est pour ça que je suis un Voleur. Le Nain : Et ta dague, c'est pour écorcher les lapins ? Le Barbare : Laisse tomber, c'est un trou du cul. Le Voleur : Retire ce que tu as dit, sinon... Le Barbare : Sinon quoi ? Le Voleur : Et bien sinon... j'm'en vais ! Le Nain : Tant mieux ! Le Ranger : C'est bizarre, le Troll n'attaque pas. L'Elfe : C'est une embuscade, il nous attend. Le Nain : Rien à foutre, j'avance. <Bruit> : Le Nain, le Barbare et l'Ogre entrent dans la salle. Le Barbare : Ouais ! Le Ranger : Mais vous n'avez pas de plan d'action ! <Echo> : Le Nain : J'men fous ! <Echo> : L'Ogre : Huh huh ! Le Ranger : Bon, bon, j'arrive... Hoooo ! L'Elfe : Je viens avec toi ! Le Voleur : C'est ça, allez vous faire broyer la tête... <Echo> : Le Nain : Je suis dans la caverne ! Le Ranger : Plus vite ! <Bruit> : Le Ranger et l'Elfe courent vers la caverne. <Bruit> : Le Troll pousse un cri. Le Ranger : Alors ? Le Nain : Il peut pas nous attaquer, il est enchaîné ! Le Ranger : Ah, voilà le fameux Troll ! <Bruit> : Le Troll râle et se débat de ses chaînes. Le Barbare : Alors quoi ? L'Elfe : On ne va pas l'attaquer quand même ? Le Ranger : Attendez, j'vais lui parler. Le Ranger : Bonjour Troll !! Nous amis ! <Bruit> : Le Troll se débat de ses chaînes. Le Troll : Shlaguevuk ! Le Nain : Mais qu'est-ce qu'il dit ? Le Ranger : Ben... j'en sais rien ! L'Ogre : Kalounga ! Le Ranger : Et l'autre qui s'y met. Mais bordel, où est la Magicienne ? Le Nain : Elle est partie bouquiner, elle fait la gueule. L'Elfe : Quelle gamine ! Le Ranger : On a besoin des traductions, allez la chercher ! Le Nain : Hé, vas-y toi-même, chuis pas ton chien ! Le Barbare : Moi non plus. <Bruits> : Oiseaux : Le Ranger : Est-ce que l'un de vous aurait l'extrême obligeance d'aller quérir la Magicienne ? Le Barbare, l'Elfe et le Nain : Non ! Le Ranger : J'ai envie de me pendre. <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. <VOIX OFF> : Pendant ce temps, quelque part dans le donjon... Un Serviteur : O tout puissant Zangdar, des intrus sèment la panique dans ta noble tour. Zangdar : Haahahahahaaaa... ils sont pitoyables. Ils ont même frappé avant d'entrer ! Le Serviteur : Euh... je sais, mais c'est à propos des monstres que vous avez envoyés... Zangdar : Et bien, parle ! Le Serviteur : Et bien, euh... ils ont tous été brûlés dans un torrent de lave ! <Bruit> : Zangdar frappe la table devant lui. Zangdar : Damned ! Cette Sorcière a donc de vrais pouvoirs ! Le Serviteur : Et c'est que... ils ont aussi saccagé notre magasin ! Zangdar : Ils paieront pour cet affront ! Et toi aussi ! Vas donc te faire fouetter ! Le Serviteur : Euh... Bien maître ! Zangdar : Hiéééhahahahaahaaaa ! <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. Le Ranger : Bon, j'ai retrouvé tout le monde ! L'Elfe : On va pouvoir communiquer avec la grosse bête ? <Bruit> : Le Troll râle et se débat de ses chaînes. La Magicienne : J'ai un dictionnaire Troll quelque part dans mon sac. <Bruit> : La Magicienne fouille dans son sac. Le Nain : T'auras bientôt besoin d'une brouette pour tes livres. La Magicienne : Crétin ! Le Ranger : J'me rappelle pas ce qu'il a dit. Le Barbare : Moi non plus. Troll : Shlaguevuk ! <Bruit> : Le Troll se débat de ses chaînes. Le Ranger : Voilà, c'est ça, il a dit "slhaguevuk" ! <Bruit> : La Magicienne feuillette son grimoire. La Magicienne : Alors... shlaguevuk... shlaguevuk... Le Nain : Y'a plein d'objets derrière le Troll. Le Voleur : Certains peuvent se vendre un bon prix. La Magicienne : Shlaguevuk !! Ca veut dire manger ! L'Ogre : Akala miammiam. L'Elfe : C'est toujours pareil avec les monstres. Le Nain : Si on lui offre à manger il nous donnera certainement des objets. Le Ranger : Et qu'est-ce qu'il veut pour son dîner ? <Bruit> : La Magicienne feuillette son grimoire. La Magicienne : Shlaguevuk zodo ? Le Troll : Olvo zlatoum pammpamm ! <Bruit> : Le Troll se débat de ses chaînes. L'Elfe : Quel horrible langage ! <Bruit> : La Magicienne feuillette son grimoire. Le Barbare : Alors ? La Magicienne : Il veut manger l'Elfe. Le Nain : Quelle bonne idée ! L'Elfe : Mais ca va pas la tête ! Le Voleur : Il faut savoir se sacrifier parfois. Le Ranger : Attendez, on va trouver une solution. La Magicienne : Il veut aussi un panier de pommes. L'Elfe : Mais que va-t-il faire avec ces fruits ? Le Nain : Moi-je-sais ! Le Ranger : Oui, j'ai peur de comprendre... Le Barbare : C'est dans la chanson ! L'Elfe : Je ne connais pas cette chanson ! Le Voleur : C'est mieux pour toi. <Bruit> : Le Troll se débat de ses chaînes. Le Troll : Shlaguevuk ! Le Ranger : On ne pourrait pas lui donner autre chose ? L'Elfe : Ca m'arrangerait beaucoup. Le Nain : Mais non, il a fait son choix, on ne va pas le contrarier. Le Voleur : Ca fera un danger public de moins dans ce groupe. L'Elfe : Heeeeeheeheeeeeheeheeeeee... L'Ogre : Tablok gobbo. La Magicienne : l'Ogre dit qu'il pourrait lui donner des morceaux de gobelins. Le Ranger : Voilà une idée constructive ! L'Elfe : C'est vrai ? L'Ogre : Grok zolada ! <Bruit> : L'Ogre fouille dans son sac. La Magicienne : Il en avait gardé pour son pique-nique. <Musique> : Ambiance de fête. Le Troll : Shlaguevuk copaaain ! <Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes. L'Ogre : Zaladaaaaa ! Le Troll : Houa houa shlaguevuk ! <<Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes. L'Ogre : Huh huh huh miammiam ! Le Troll : Haheuhaa zoooooggg ! <Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes. <Bruit> : L'Ogre et le Troll mangent leurs morceaux de Gobelins. Le Ranger : C'est quoi ça, une surprise-party ? La Magicienne : Euh, je ne comprends plus rien ! Le Nain : Bah, y'a rien à comprendre, ils mangent. L'Elfe : Alors moi je vais faire la sieste... pfouuuuuu... Le Nain : Hé, ne vas pas trop loin, le Troll aura sans doute encore faim ! L'Elfe : Va t'faire foutre, espèce de sac à vin ! Le Barbare : J'me fais chier ! Le Ranger : Heureusement, ces créatures mangent vite. <Bruit> : L'Ogre et le Troll chantent en jouant du banjo. Le Voleur : On devrait quand même penser à la mission. La Magicienne : Je pense qu'on est loin de la salle du trésor. Le Barbare : Y'a personne à buter ! Le Ranger : Bon arrêtez cette fête, ça m'énerve... Arrêtez cette fête !!! <Bruit> : Sifflement dans le silence. Le Troll : Huk ? L'Ogre : Golo... <Musique> : Ambiance mystérieuse. Le Ranger : J'aimerais savoir ce que le Troll va donner en échange de son dîner. <Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes. Le Troll : Du calme petit homme. Le Ranger : Mais... Le Voleur : Ca alors, il parle notre langue ! Le Troll : Et ouais ! Le Ranger : Dis donc, tu t'es foutu de nous, le Troll ! Le Barbare : C'est pas cool ! Le Troll : Les cris c'est pour effrayer les touristes ! Huhéhéhé ! La Magicienne : C'est malin ! Le Ranger : Bon, en tout cas il faut gagner ta croûte maintenant ! <Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes. Le Troll : Je vais vous donner un plan. La Magicienne : C'est bien, ça m'évitera d'perdre mon temps. Le Nain : Même pas une pièce d'or, fais chier ! Le Ranger : C'est un plan complet du donjon ? <Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes. Le Troll : Il vous mènera dans la pièce la plus importante. La Magicienne : Et voilà, à nous la statuette ! Le Voleur : Ne crions pas victoire trop tôt... LE Troll : Tiens ! <Bruit> : Le Troll tire sur ses chaînes et donne le plan au Ranger. Le Ranger : Merci, voyons voir ça... <Bruit> : Le Ranger déplie le plan. La Magicienne : Ca n'a pas l'air bien loin. Le Nain : Et on peut pas avoir c'p'tit coffret là ? Le Troll : Non ! Le Ranger : Allez viens, on s'en va. <Bruit> : Le groupe sort de la caverne. Le Nain : Mais on peut négocier, si on lui donne l'Elfe ?! Le Barbare : Laisse tomber. La Magicienne : En avant ! <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. <VOIX OFF> : Au même instant, quelque part dans le donjon. Zangdar : Alors, où sont-ils ? Le Serviteur : Euh... ils sont introuvables. Zangdar : Tu n'as qu'à interroger les Gobelins ! Le Serviteur : Justement, euh... les Gobelins...euh... Zangdar : Quoi encore ? Le Serviteur : Ils ont disparu aussi. Zangdar : Incapables ! <Bruit> : Zangdar frappe la table devant lui. Zangdar : Retrouvez-les ! Le Serviteur : Bien maître ! Zangdar : Tu n'es qu'un lâche ! Le Serviteur : Je saiiis... <Bruit> : Téléportation vers une autre partie du donjon. La Magicienne : Bon, je crois que c'est cette porte. L'Elfe : J'entends des voix. <Chuchotement> : Le Ranger : Attention, c'est peut-être le dernier sanctuaire. Le Nain : Bon, ben moi je vais ouvrir. <Bruit> : Le Nain ouvre la porte. <Musique> : Ambiance de Taverne avec musique de banjo rythmée. Le Voleur : Il y a de l'ambiance par ici. Le Barbare : Cool ! Le Nain : Entrons ! <Bruit> : Le groupe entre dans la salle. La Magicienne : On dirait une taverne, c'est l'entrée de service. Le Ranger : Mais pourquoi le Troll nous aurait envoyé ici ? L'Elfe : Il a dit "la pièce la plus importante du donjon". Le Voleur : Pour lui, c'est sans doute l'auberge. L'Ogre : Golo ! Le Nain : Je savais bien que c'était l'arnaque ! <Bruit> : Le Ranger se met à danser rapidement. Le Ranger : Heyyyyyhaaaaaaaa ! Le Nain : Mais arrête de bouger comme ça ! La Magicienne : Tu crois que c'est le moment de danser ? Le Ranger : Mais j'arrive pas à m'arrêter !!! L'Elfe : Tu danses bien pour un Humain. Le Ranger : Hééé ! L'Ogre : Huh huh ! Le Nain : Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ! Le Ranger : Aidez-moi !! Le Voleur : Je crois que ce sont tes fameuses Bottes Magiques. La Magicienne : Mais bien sûr, ce sont des Bottes de Danse ! Le Ranger : Haahééhaaaa !! L'Elfe : Elles s'agitent dès qu'elles entendent de la musique ! Le Ranger : Enlevez-les moi !!! Le Barbare : Arrête de bouger ! Le Ranger : Peux pas ! Le Nain : Attrapez-le ! <Bruit> : Le groupe se jette sur le Ranger : Le Ranger : Aïe ! Aïeuh ! Haaa ! Le Nain : Alleeeeez ! Le Ranger : Haou ! Uuuuhouuuu ! Le Barbare : Viens par là ! Le Ranger : Aïe ! L'Elfe : Ah ! ça suffit maintenant ! <Bruit> : Le groupe enlève les bottes du Ranger. Le Nain : Voilà ! Le Ranger : Vous étiez pas obligés de me frapper dans la bouche ! Une Serveuse : Bonsoir messieurs-dames ! Le Nain : Salut ! Le Ranger : Euh... bonsoir ! Le Voleur : Mais quel est cet endroit ? La Serveuse : Mais vous êtes à la Taverne de Naheulbeuk ! Le Ranger : La Taverne de Naheulbeuk ? Le Voleur : Ce donjon est bizarre... L'Ogre : Miamiam lado ? La Serveuse : Je crois que votre ami a très faim, non ? Le Ranger : Mais non il a toujours faim. La Serveuse : Vous désirez une table pour sept ? Le Barbare : J'ai soif ! La Serveuse : Nous servons quinze bières différentes et aussi du vin et du whisky. L'Ogre : Yahouuuuu ! Le Nain : Et qu'est-ce qu'on mange ? La Serveuse : Notre spécialité : l'ours à la bière. L'Ogre : Glok ! Le Nain : J'adore l'ours à la bière. L'Elfe : On va enfin pouvoir se reposer ici. Le Nain : Feignasse ! Le Ranger : Mais dites-moi, y'a souvent du monde comme ça ? La Serveuse : Oui, c'est très connu ici ! Le Nain : Et merde je croyais que personne était jamais entré ! Le Ranger : On nous a menti ! L'Ogre : Huh huh huh ! La Magicienne : Et c'est quoi ce groupe avec l'Orque au banjo ? La Serveuse : Mais c'est le groupe folklorique de Tommy Verdâtre ! L'Elfe : Ca balance bien. Le Ranger : Tommy verdâtre ? Le Nain : Certainement une célébrité locale. La Serveuse : Oui ! Le Voleur : Notre ami aime tellement danser. Le Ranger : Oh, ca va toi ! La Serveuse : Alors, est-ce que je vous sers quelque chose ? Le Nain : J'ai pas d'argent ! Le Barbare : Menteur ! Le Ranger : On va prendre un ours et un tonneau de bière. La Serveuse : D'accord. Le Nain : Mais t'es dingue ! Héglllb... <Bruit> : Le Barbare frappe le Nain. L'Elfe : Vous avez pas une petite salade ? La Serveuse : Oui bien sûr ! La Magicienne : J'en prends une aussi, avec un verre d'eau. La Serveuse : C'est parfait. Le Ranger : Bon et bien on va s'installer. La Serveuse : Vous pouvez continuer à danser si vous voulez. Le Ranger : Mais j'ai pas envie de danser ! Le Barbare : Dommage, c'était marrant. L'Elfe : La serveuse est partie. Le Nain : Et merde, comment on va payer tout ça ? Le Ranger : Mais on va pas payer, on va s'enfuir avant qu'elle apporte la note ! L'Elfe : Mais c'est malhonnête ! Le Voleur : Ce n'est pas grave nous sommes déjà poursuivis. L'Elfe : Holala. L'Ogre : Glakoul. La Magicienne : On va s'installer près de la cheminée. Le Ranger : Allons-y. L'Elfe : Tu veux pas danser une petite gigue avec tes super bottes ? Le Ranger : Ah, merde à la fin ! <Bruit> : Le Ranger frappe l'Elfe. <Son> : Djingle de fin d'épisode.
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| 4. Comedy
spot 1 - "Qui veut passer pour un con"
I say it every week, I know, but I find the comedy extracts by far the best practise available - as well as appealing to my disgraceful sense of humour. They are the most taxing of listening exercises - simply because the punch lines are so difficult to pick up. And not just the punch lines. There seems to be something implicit in the nature of verbal comedy that makes it necessary to test the listener's ability to pick up the language and understand the joke. Is that part of the nature of the relationship between comedian and audience? In any case, the first extract is short, but illustrates my point perfectly. The bits I cannot pick up - in parentheses - are precisely where the detail is all important. So frustrating. See if you can do better and email me.
Qui veut passer pour un con ?
Vous êtes sur TF1 : l’émission "Qui veut passer pour un con ?" Je rappelle le principe, il suffit tout simplement de répondre à une série de questions affligeante, et vous pouvez immédiatement passer pour un con devant des millions de téléspectateurs sur TF1 à une heure de grande écoute.
Nous jouons pour trois mille cinq cent francs…
() Nous partis de (Saint-Saëns) mais par un pont en (forts), nous vîmes cinq mille en arrivant au port. (Hint)
Réponse 1, « au marché » Réponse b, « au coiffeur » Réponse c, « au pute » Réponse d… je rappelle que vous pouvais appeler un ami, qui aussi pourrait passer pour un con devant des millions des téléspectateurs, s’il se plante comme une grosse buse.
Réfléchissez bien, prenez le temps. Vous m’avez dit, Réponse c, " au coiffeur", donc . Ah, ah.
C’est votre dernier mot ? On regarde la réponse.
« Dans le () ! Tu passe pour un con ! on gagne des millions !
Comedy spot 2 - Les Français et les animaux Our second extract is from the France Inter series Le fou du roi. During the winter/spring schedule of 2006 this trendy Parisian chat-show would invite David Lowe, a British journalist, to do a spot. I was fascinated by the stony silence that all too often greeted his efforts. And immensely impressed by the sheer courage of an Englishman trying to make the French laugh. There is a problem, of course. We cannot resist the temptation to mock them, while they try very hard to hide their contempt for us...
David Lowe
(… il va nous aider à mieux comprendre l’Angleterre, c’est David Lowe.)
Les Anglais ont l’impression que les Français sont très, très cruels envers les animaux, à part Brigitte Bardot, bien sûr. Vous prenez Brigitte Bardot pour un original. En Angleterre elle passerait inaperçue : toutes les vielles dames anglaises partagent le même point de vue sur les animaux.
Vous les garder pour gaver pour faire votre foie gras – considéré comme une sorte de pâté..
(Sean Connery, il a appelé au boycott du foi gras )
…oui, et je crois Schwarzenegger aussi
(Je crois c’est interdit en Californie…)
On se demande si…
(…si Sean Connery est interdit en Californie ça veut dire il n’est plus gouverneur…)
Il a interdit le foie gras mais il a exécuté Tewkie Williams.
Mais on se dit, pourquoi autant de cruauté pour faire du pâté ? Alors, avec le film La marche de l’empereur (un grand succès en Angleterre) on pense que peut-être vous avez changé, ou au moins que vous faisiez une exception envers le pingouin. Vous détestez tous les animaux sauf le pingouin. Donc, il ne faut pas être complètement mauvais ces Français s’il aiment les pingouins.
Eh bien, justement, avant Noël, dans un zoo, au sud de l’Angleterre, un bébé pingouin a disparu. On suppose qu’il était volé. Il s’appelle Toga, Il s’appelait Toga parce que il n’avait que trois mois, il n’était pas encore complètement sevré de sa maman, et après une semaine sans poisson fraîchement régurgité, il doit sûrement être mort. Mais tant qu’on n’a pas récupéré le corps on garde l’espoir.
L’Angleterre est une île. À Noël il y a toujours une actualité associée à la mer, l’année dernière c’était le tsunami, cette année c’est le kidnapping du bébé pingouin Le média en a parlé partout dans le monde… sauf en France, bien sûr.
‘Y a une récompense de trente mille Euros offerte, pour celui qui le retrouve. Les Russe ont participés, les Américains prient dans leurs églises, le bassiste de « Black Sabbath » Sabbat noire, le groupe de rock Heavy Metal a contribué en offrant, même, sept mille d’Euros comme récompense. Mais malgré cet intérêt générale pour le petit Toga, les français sont suspicieusement silencieux.
Les rumeurs commencent à circuler en Angleterre, et notamment sur l’intégrité du producteur de la Marche de l’empereur. Tout à coup l’esprit maquereau des français resurgit. Finalement les français n’aime pas tant que ça les pingouins. Sauf si pour faire du pognon. Ils ont fait le film juste pour faire de l’argent. C’est le pognon du pingouin. L’exploitation de pingouin c’est, de grâce. Et si la production du film La marche de l’empereur avait volé le pingouin pour faire de la coup pour augmenter ces entrées. Tu vole le pingouin, tout le monde parle du pingouin, pour combler le manque nationale du pingouin Toga, tous les Anglais viennent voir le film. Donc les Français sont prêts à tout pour promouvoir leur film d’exploitation des pingouin. Lynchage médiatique « Rendez-nous notre pingouin ! »
De toute façon le film était tourné en Ardèche avec des robots et le trucage numérique !
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Georges Feydeau. Extract from Le
dindon
Le Dindon
Georges Feydeau
ACTE I
À Paris, chez Vatelin. Un salon élégant. Porte au fond. Deux portes à droite, deux à gauche. Mobilier ad libitum. Au lever du rideau, la scène reste vide un instant. On ne tarde pas à entendre des rumeurs au fond, et Lucienne en tenue de sortie, son chapeau un peu de travers sur la tête, fait irruption comme une femme affolé.
SCÈNE I
LUCIENNE, entrant comme une bombe et refermant la porte sur elle, mais pas assez vite pour empêcher une canne, passé par un individu qu’on ne voit pas, de se glisser entre le battant et le chambranle de la porte : Ah ! mon Dieu ! A llez-vous-en monsieur !... Alles-vous-en !...
PONTAGNAC, essayant de pousser la porte que chaque fois Lucienne repousse sur lui : Madame !... Madame !... je vous en prie !...
LUCIENNE : Mais jamais de la vie, monsieur !... Qu’est-ce que c’est que ces manières ! (Appelant, tout en luttant contre la porte) Jean, Jean ! Augustine !... Ah ! mon Dieu, et personne !...
PONTAGNAC : Madame ! Madame !
LUCIENNE : Non ! Non !
PONTAGNAC, (qui a fini par entrer : Je vous en supplie, madame, écoutez-moi.
LUCIENNE : C’est une infamie !... Je vous défends, monsieur !... Sortez !...
PONTAGNAC : Ne craignez rien, madame, je ne veux vous veux aucun mal ! Si mes intentions ne sont pas pures, je vous jures qu’elles ne sont pas hostiles…, bien au contraire. Il va à elle
LUCIENNE, reculant : Ah ça ! monsieur, vous êtes fou !
PONTAGNAC, la poursuivant : Oui, madame, vous l’avez dit, fou de vous ! Je sais que ma conduite est audacieuse, contraire aux usages, mais je m’en moque !... Je ne sais qu’une chose, c’est que j’aime et que tous les moyens me sont bon pour arriver jusqu’à vous.
LUCIENNE s’arrêtant : Monsieur, je ne puis en écouter davantage !... Sortez !...
PONTAGNAC : Ah ! Tout, madame, tout plutôt que cela ! Je vous aime, je vous dis ! Il m’a suffit de vous voir et ç’a été le coup de foudre ! Depuis huit jours je m’attache à vos pas ! Vous l’avez remarqué.
LUCIENNE, s’arrêtant devant la table : Mais non, monsieur.
PONTAGNAC : Si, madame, vous l’avez remarqué ! Une femme remarque toujours quand on la suit.
LUCIENNE : Ah ! quelle fatuité !
PONTAGNAC : Ce n’est pas de la fatuité, c’est de l’observation.
LUCIENNE : Mais enfin, monsieur, je ne vous connais pas.
PONTAGNAC : Mais moi non plus, madame, et je le regrette tellement que je veux faire cesser cet état de choses. Ah ! Madame…
LUCIENNE : Monsieur !
PONTAGNAC : Ah ! Marguerite !
LUCIENNE, (s’oubliant) Lucienne, d’abord !
PONTAGNAC : Merci ! Ah, Lucienne !
LUCIENNE : Hein ! Mais monsieur, je vous défends !... Qui vous a permis ?...
PONTAGNAC : Ne venez-vous pas de me dire comment je devais vous appeler ?
LUCIENNE : Enfin, monsieur, pour qui me prenez-vous ? je suis une honnête femme !
PONTAGNAC : Ah ! tant mieux ! J’adore les honnêtes femmes !...
LUCIENNE : Prenez garde, monsieur ! Je voulais éviter un esclandre, mais puisque vous ne voulez pas partir, je vais appeler mon mari !
PONTAGNAC : Tiens ! Vous avez un mari ?
LUCIENNE : Parfaitement, monsieur !
PONTAGNAC : C’est bien ! Laissons cet imbécile de côté.
LUCIENNE : Imbécile ! mon mari !
PONTAGNAC : Les maris des femmes qui nous plaisent sont toujours des imbéciles.
LUCIENNE ; (remontant) Eh bien ! vous aller voir comment cet imbécile va vous traiter ! Vous ne voulez pas sortir ?...
PONTAGNAC : Moins que jamais.
LUCIENNE : appelant à droite : C’est très bien !... Crépin !...
PONTAGNAC : Oh ! vilain nom !...
LUCIENNE : Crépin !
SCÈNE II
VATELIN : Tu m’appelles ? ma chère amie…
PONTAGNAC, à part : Vatelin ! fichtre !
VATELIN, reconnaissant Pontagnac : Ah ! tiens ! Pontagnac ! ce cher ami !
LUCIENNE : Hein !
PONTAGNAC : Ce bon Vatelin !
VATELIN : Ça va bien ?
PONTAGNAC : Mais très bien !
LUCIENNE : à part : Il le connaît.
Elle descend à gauche, quitte son chapeau et le pose sur le canapé.
PONTAGNAC : Eh bien ! en voilà une surprise !...
VATELIN : Comment « en voilà une surprise ! » puisque vous êtes chez moi, vous devez bien vous attendre à m’y trouver.
PONTAGNAC : Hein ?... non…, je veux dire : en voilà une surprise que je vous fais, hein ?
VATELIN : Ah ! ça ! oui, par exemple !
LUCIENNE : Ah ! bien ! elle est forte (À Vatelin) Comment, tu connais monsieur ?
VATELIN : Si je le connais !
PONTAGNAC : affolé : Oui… oui, il me…
VATELIN : Eh bien ! qu’est-ce que vous avez ?
PONTAGNAC : Moi je n’ai rien ! Qu’est-ce que vous voulez que j’aie ?
VATELIN : Ah ! ce brave ami ! Vrai, vous ne sauriez croire combien je suis sensible ! Moi qui avais renoncé à l’espoir de vous recevoir jamais chez moi, vous qui m’aviez promis si souvent…
LUCIENNE : Ah ! c’est-à-dire que tu ne saurais trop remercier monsieur.
VATELIN pendant que Pontagnac se confond en salutations qui dissimulent ma son trouble : N’est-ce pas ? Je vous dis que c’est tout à fait gentil d’être venu, et surtout de cette façon-là !
LUCIENNE : Ah oui, surtout de cette façon-là !
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