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| Week Six | |
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1. We start with an interview in the series L'invité de RTL. Jacques Barrot, le vice-président da la Commission européenne 2. A favourite author, Antoine de Saint-Exupéry. The second chapter of Vol de nuit 3. Now Part VI of Le donjon de Naheulbek 4. The comedy spot! This is Laurent Laurent Baffie this time and Le répondeur. 5.And for our film extract, the moment where we are introduced to La famille LaQuesnoy, in, La vie est un long fleuve tranquille.
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| 1. L'invité de RTL, Jacques Barrot
Richard Arzt - L'Invité de RTL 04/08/06
Jacques Barrot Le vice-président da la Commission européenne répondait ce vendredi matin aux question de Richard Arzt. Richard Arzt : Bonjour Jacques Barrot. Dans l'Union européenne, la tendance générale, c'est que la France réclame un cessez-le-feu à propos du Liban et un accord politique. Tandis que les Britanniques demandent plutôt d'envoyer au plus vite une force internationale. En fait l'Europe à 25 ne parle pas d'une seule voix. Jacques Barrot : Je ne dirais pas ça. Il y a eu quand même un accord au Conseil de mardi qui présage, me semble-t-il aujourd'hui un accord politique qui devrait se confirmer au Conseil de Sécurité. Il faut faire vite. C'est l'engrenage des souffrances et le risque d'une escalade des haines. Et le plan que la France a largement inspiré maintenant devient le plan européen. Et c'est comme ça qu'il sera efficace. Il faut évidemment la cessation des hostilités, il faut la trêve, mais il faut très vite une grande force internationale avec un mandat clair des Nations unies, avec un soubassement qui soit un véritable accord politique pour que cette force internationale puisse enfin faire son travail et permettre une véritable cessation définitive des hostilités. Sur le plan humanitaire, que fait l'Union européenne ? Alors la Commission s'est engagée à verser 50 millions d'euros. Il y a déjà 20 millions d'euros disponibles et normalement l'Union européenne va agir au niveau de 100 millions d'euros. Et j'ajoute que nous avons déjà aussi aidé à coordonner les politiques humanitaires. La France fait beaucoup certes, mais c'est vrai que l'on sent dans de telles occasions la nécessité pour l'Europe d'avoir une action beaucoup plus unitaire, même au plan humanitaire. Enfin, je voudrais dire aussi qu'une catastrophe écologique est en cours avec la marée noire. C'est difficile de lutter contre avec les combats qui continuent. Oui mais néanmoins nous avons envoyé des experts auprès du gouvernement libanais et, jeudi encore, avec mes collègues, commissaires à l'environnement, commissaires à la santé, nous avons vu ce qu'il pouvait être fait immédiatement pour aider les Libanais à lutter contre cette marée noire qui est en train de détériorer toutes leurs côtes. En tant que commission européenne et donc, vous êtes chargé des transports, deux ou trois dossiers concrets. Le mois dernier, à votre initiative, la Commission a décidé d'obliger certaines compagnies aériennes à afficher leurs véritables prix et non pas des offres alléchantes qui ne tiennent pas compte des taxes qui restent à payer. Vous pensez que vous serez en mesure d'imposer ça aux compagnies aériennes ; de mieux informer les voyageurs sur les prix ? Alors la Commission a proposé, elle a adopté un règlement qui dit désormais transparence de tous les tarifs des compagnies aériennes pour éviter ces additions très difficiles à comprendre avec des taxes et des surtaxes. Il faut que tout ça, soit pour le consommateur du tout compris. Et ce règlement doit être adopté maintenant par le Parlement et le Conseil des Ministres des Transports ; j'ai bon espoir que tout cela va aboutir et ensuite il faudra évidemment une application stricte. Mais je pense que les compagnies aériennes sont elles-mêmes assez favorables. Parce qu'elles comprennent que c'est la condition d'une concurrence équitable. Si on n'y voit pas clair, comment voulez-vous faire votre choix ? Vous avez eu des contacts avec ces compagnies ? Oui et je pense, et j'ai bon espoir qu'avec la pression de l'opinion publique, nous gagnerons cette bataille pour le consommateur et aussi pour une concurrence équitable entre les compagnies aériennes. Après le ciel, la route. Des autocars surchargés qui ignorent les règles de sécurité, sillonnent les routes européennes, passant souvent par la France. Plusieurs centaines ont été contrôlés, bloqués le mois dernier. Ils viennent d'Afrique du Nord ou bien d'Europe de l'Est. Que fait le Commissaire aux transports ? A partir de 2006, je le répète, l'installation et l'utilisation des ceintures de sécurité sont devenues obligatoires dans tous les véhicules commerciaux y compris des autocars. Et nous savons que si tout le monde veillait bien à attacher sa ceinture de sécurité, y compris dans les bus, nous épargnerons probablement plus de 5.000 morts. Et je rappelle que le bilan européen de la mortalité sur la route demeure tout à fait inquiétant. Il était de 50.000 morts c'est vrai en 2001. Il est encore autour de 40.000 morts : 10.000 de moins certes mais nous avons encore de gros efforts à faire. Sur les contrôles plus généraux de ces autocars ? Nous voulons progressivement aussi que le transport par autocar fasse pour les passagers ce qui a été demandé aux compagnies aériennes et aux autres modes de transports. C'est-à-dire respect des droits des passagers, veille à leur sécurité certes mais aussi leur assure en cas d'incidents, les compensations souhaitables. Depuis début Juillet et jusqu'à la fin décembre, c'est la Finlande qui préside l'Union Européenne. Dans le journal "Les Echos" de vendredi dernier, vous avez cité ce pays en exemple. Vous écrivez qu'après une crise profonde, c'est un pays qui s'est modernisé, qui a assaini ses finances publiques, mis au point un très bon système d'enseignement. Enfin c'est un modèle pour vous. Oui parce que la Finlande a réussi à faire cette jonction entre ses universités, ses centres de recherche et ses entreprises. Et c'est dans cette économie de la connaissance que les Finlandais ont puisé ce rebond extraordinaire de leur économie. Et je pense qu'il y a beaucoup d'exemples à prendre dans la méthode finlandaise. Vous suggérez à Nicolas Sarkozy, si c'est lui le candidat de l'UMP, d'aller faire un tour là-bas ? Je pense en tout cas que le débat présidentiel français s'honorerait en utilisant les bons exemples de l'Europe. Et la Finlande très pragmatique, au-delà de toutes les idéologies, a montré à cet égard le chemin du plus d'emplois, du mieux emploi. Ségolène Royal est allée en Suède début juillet ; ça l'a rapprochée un petit peu de ce pays. Mais encore faut-il faire des voyages, mais observer, écouter, questionner et revenir avec de véritables convictions. Début 2008 ; non, c'est plutôt fin 2008, ce sera le tour de la France de présider l'Europe. Vous pensez que pour qui que ce soit qui sera à l'Elysée à ce moment, le souvenir du non au référendum de 2005 sera un handicap ? Ce sera, cette présidence française dans le deuxième semestre 2008, ça va être le moment privilégié pour la France de retrouver sa place, l'inspirateur, le fondateur de l'Europe. Et je rêve de voir un certain nombre de Français tel Jean Monnet, essayer de trouver ces nouveaux consensus pour l'Europe. Tel que Jean Monnet l'avait fait à l'époque ? Oui pour une Europe plus décisionnelle, pour une Europe où les Etats acceptent de déléguer certains de leurs pouvoirs pour mieux les exercer ensemble efficacement. Et l'exemple libanais est là pour nous le montrer. Cette Europe peut jouer un rôle fondamental de médiateur dans le Moyen Orient. Encore faut-il qu'elle parle d'une même voix et qu'elle ait les processus de décision rapide et efficace. En un seul mot, c'est une bonne chose que la Banque Centrale Européenne ait relevé ses taux d'intérêts ? Elle les a relevés, disons modérément. Par une crainte d'inflation, que l'on peut comprendre. Ceci étant dit, cela ne doit pas pénaliser la reprise des investissements qui est nécessaire plus que jamais. Merci Jacques Barrot, je rappelle que vous êtes vice-président de la Commission Européenne, chargé des transports.
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| 2. St-Exupéry, Vol de nuit, chapitre 2 Vol de nuit
Chapitre II
Ainsi les trois avions de la Patagonie, du Chili, et du Paraguay revenaient du Sud de l’Ouest et du Nord vers Buenos Aires. On y attendait leur chargement, pour donner le départ, vers minuit, à l’avion d’Europe.
Trois pilotes, chacun à l’arrière d’un capot lourd comme un chaland, perdus dans la nuit, méditaient leur vol, et, vers la ville immense, descendaient lentement de leur ciel d’orage ou de paix, comme d’étranges paysans descendent leurs montagnes.
Rivière, responsable du réseau entière, se promenait, de long en large sur le terrain d’atterrissage de Buenos Aires. Il demeurait, silencieux car, jusqu’à l’arrivée des trois avions, cette journée, pour lui, restait redoutable. Minute par minute, à mesure que les télégrammes lui parvenaient, Rivière avait conscience d’arracher quelque chose au sort, de réduire la part d’inconnu, et de tirer ses équipages, hors de la nuit, jusqu’au rivage.
Un manœuvre aborda Rivière pour lui communiquer un message du poste radio :
- Le courrier du Chili signale qu’il aperçoit les lumières de Buenos Aires. - Bien.
Bientôt Rivière entendait cet avion « la nuit en livrait un déjà, ainsi qu’une mer, pleine de flux et de reflux et de mystères, livre à sa plage le trésor qu’elle a si longtemps ballotté. Et plus tard on recevrait d’elle les deux autres.
Alors cette journée serait liquidée. Alors les équipes usées iraient dormir, remplacées par les équipes fraîches. Mais Rivière n’aurait point de repos : le courrier d’Europe, à son tour, la chargerait d’inquiétudes. Il en serait toujours ainsi. Toujours. Pour la première fois ce vieux lutteur s’étonnait de se sentir las. L’arrivée des avions ne serait jamais cette victoire qui termine une guerre, et ouvre une ère de paix bienheureuse. Il n’y aurait jamais, pour lui, qu’un pas de fait précédant mille pas semblables. Il semblait à Rivière qu’il soulevait un poids très lourd, à bras tendus, depuis longtemps : un effort sans repos et sans espérance. « Je vieillis… » Il vieillissait si dans l’action seule il ne trouvait plus sa nourriture. Il s’étonna de réfléchir sur des problèmes qu’il ne s’était jamais posés. Et pourtant revenait contre lui, avec une murmure mélancolique, la masse des douceurs qu’il avait toujours écartées : un océan perdu. « Tout cela est donc si proche ?... » Il s’aperçut qu’il avait peu à peu repoussé vers la vieillesse, pour « quand il aurait le temps »ce qui fait douce la vie des hommes. Comme si réellement on pouvait avoir le temps un jour, comme si on gagnait, à l’extrémité de la vie, cette paix bienheureuse qu l’on imagine. Mais il n’y a pas de paix. Il n’y a peut-être pas de victoire. Il n’y a pas d’arrivée définitive de tous les courriers.
Rivière s’arrêta devant Leroux, un vieux contre maître qui travaillait. Leroux, lui aussi, travaillait depuis quarante ans. Et le travail prenait toutes ses forces. Quand Leroux rentrait chez lui vers dix heures du soir, ou minuit, ce n’était pas un autre monde qui s’offrait à lui, ce n’était pas une évasion. Rivière sourit à cet homme qui relevait son visage lourd, et désignait un axe bleui : « Ça tenait trop dur, mais je l’ai eu. » Rivière se pencha sur l’axe. Rivière était repris par le métier. « Il faudra dire aux ateliers d’ajuster ces pièces- là plus libres. »Il tâta du doigt les traces du grippage, puis considéra de nouveau Leroux. Une drôle de question lui venait aux lèvres, devant ces rides sévères. Il en souriait :
- Vous vous êtes beaucoup occupé d’amour, Leroux, dans votre vie ? - Oh ! l’amour, vous savez, monsieur le Directeur… - Vous êtes comme moi, vous n’avez jamais eu le temps. - Pas bien beaucoup…
Rivière écoutait le son de sa voix, pour connaître si la réponse était amère : elle n’était pas amère. Cet homme éprouvait, en face de sa vie passée, le tranquille contentement du menuisier qui vient de polir une belle planche : « Voilà, c’est fait. »
« Voilà, pensait Rivière, ma vie est faite. »
Il repoussa toutes les pensées tristes qui lui venaient de sa fatigue, et se dirigea vers le hangar, car l’avion du Chili grondait.
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| 3. Le Donjon de Naheulbeuk Part VI
<ambiance calme> Aventurier : Je crois qu'on a pris tout ce qu'on pouvait dans ce magasin. Ogre : BURP ! Nain : Il a bu toute la bière, le salaud ! Ogre : huh huh. Voleur : On ferait mieux de partir avant que la garde rapplique Elfe : Vous avez vu mes nouvelles bottes ? Barbare : Super. Elfe : Et mon p'tit chapeau ? Aventurier : Jolies couleurs. Elfe : Et ma bague assortie aux boucles d'oreilles ? ( Voleur : On s'en branle ! ( Nain : On s'en branle ! ( Aventurier : On s'en branle ! Elfe : Ha, vous y connaissez rien. Mago : J'ai trouvé un "rune staff of curse" et "un scroll of stupidity". Aventurier : Qu'est-ce que c'est que ce charabia ? Mago : Je sais pas, faudra les faire examiner par un sage. Barbare : Moi, j'ai une grosse épée et un casque. Aventurier : J'ai trouvé ces bottes magiques et un gantelet d'agilité. Mago : Mais quel est le pouvoir de ces bottes ? Aventurier : Je sais pas encore, c'est ça le problème. Voleur : Pour ma part, j'ai une nouvelle dague et cette excellente cape. Barbare : Foutons le camp. Aventurier : Il a raison, on doit remonter au croisement. Elfe : En avant ! Nain : Attendez ! Barbare : Quoi ? Nain : J'peux plus marcher ! Ogre : Golo. Aventurier : Merde alors. Mago : T'as pas pris d'objet magique ? Nain : Bah non ! Elfe : Tant pis, nous on s'en va. Voleur : Je crois que tu essaies d'emporter un peu trop d'équipement. Mago : C'est vrai, il est chargé comme un dromadaire. Aventurier : Quel est cet objet ? Nain : Heu... c'est un vase en bronze. Aventurier : Mais bon sang, qu'est-ce que tu vas faire avec un vase en bronze ? Nain : Ben... j'vais le vendre au marché. Aventurier : Tu ferais mieux de le laisser là. Nain : Et merde. Voleur : Et ça ? Nain : Ca, c'est une tête d'ours empaillée. Aventurier : Mais ça pèse au moins 10 kilos ! Nain : Mais ça peut se revendre au moins 10 pièces d'or ! Barbare : Laisse-la ici ! Nain : Et merde ! Mago : Et y'a quoi dans ce sac ? Nain : Trois masses d'armes, un cimeterre, quatre épées courtes et deux marteaux. Aventurier : On a déjà assez d'armes. Nain : Mais ça vaut une fortune ! Voleur : On pourra toujours venir les rechercher après. Nain : Halala ! Mago : Tu peux marcher maintenant ? Nain : Ca va, mais c'est pas aujourd'hui que j'vais devenir riche ! Voleur : Et qu'y a-t-il dans ce coffret qui dépasse de ton sac à dos ? Nain : Bah, rien du tout, heu... c'est juste un coffret. Elfe : Il nous cache quelque chose. Nain : Et si on allait chercher cette statuette ? Mago : On peut voir le coffret ? Nain : Regardez cette superbe peinture sur le mur ! Aventurier : Fais voir le coffret ! Nain : Aaaaaaahhhhh touche pas ! <bruit coffret> <bruit pièces tombant> Nain : Meeeeerde ! Voleur : Mais c'est la caisse du magasin. Aventurier : Il voulait la garder pour lui l'p'tit salaud ! Nain : Mais pas du tout ! Mago : Bonjour l'esprit d'équipe ! Barbare : Humf ! Nain : J'avais l'intention de vous en parler. Aventurier : Bon, je ramasse les pièces et on s'en va. Ogre : Kalounga ! Mago : Il a entendu des bruits dans le couloir. Elfe : Mais qu'est-ce qu'on va faire ? Barbare : Combattre ! Nain : Ouais ! Aventurier : Ca suffit vous deux ! Voleur : Il faut s'organiser. Aventurier : Alors préparons-nous. Elfe : D'accord. Aventurier : Vous deux, sortez vos armes. ( Barbare : C'est fait. ( Nain : C'est fait. Aventurier : Toi, tu prends ton arc et une flèche. Elfe : Tout de suite. Nain : Si tu me tires dessus, tu pourras plus jamais mâcher une salade. Aventurier : Toi, tu prépares un sort de combat. Mago : Je vais lancer le tourbillon de Wazzaa ! Aventurier : Le voleur va ouvrir la porte. Voleur : Et pourquoi dois-je exécuter les taches ingrates ? Nain : Parce que tu sais rien faire d'autre. Barbare : Huh huh. Voleur : Un jour, je vous montrerai ! Nain : Mais ouais c'est ça. Aventurier : Et l'ogre, il a pas d'arme ? Mago : Tolo palak ? Ogre : Beula zodrova. Mago : Il va prendre le pied d'la table. Aventurier : OK. Elfe : Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Aventurier : Et bien... je supervise la bataille. Nain : Alors, qu'est-ce qu'on attend ? Aventurier : Vous êtes prêts ? ( Barbare : Ouais ! ( Nain : Ouais ! ( Voleur : Ouais ! ( Elfe : Ouais ! Aventurier : Ouverture de porte ! <bruit des orques armés> Aventurier : Ferme la porte !! Viiiite ! Nain : Mais qu'est-ce que tu fous ?! Barbare : Baston !! Aventurier : Mais vous êtes fous ! Ils sont au moins quinze ! Voleur : Nous allons probablement essuyer un cuisant échec. Barbare : Quoi ? Nain : Il dit qu'on va s'faire défoncer la gueule. Barbare : Ah bon. Elfe : C'que vous êtes négatifs ! Aventurier : Mais merde, il y a une troupe de monstres sanguinaires derrière cette porte ! Barbare : Alors, on doit les buter ! Nain : Ouais ! Mago : Ca c'est bien parlé ! Ogre : Golo. Aventurier : C'est trop risqué. Mago : Ils ne peuvent pas ouvrir ? Aventurier : Non, cette porte ne s'ouvre que de l'intérieur ou bien avec une clef. Nain : Et comment tu gagnes de l'expérience si tu combats pas ? Voleur : Il faut utiliser la ruse. Aventurier : Voilà ! Elfe : Mais où est-ce qu'on peut trouver ça ? Barbare : C'est quoi la ruse ? Nain : Un truc de voleur sans doute. Aventurier : Vous n'avez jamais rusé ? ( Nain : Non ! ( Barbare : Non ! ( Elfe : Non ! ( Mago : Non ! ( Ogre : Blok ! Aventurier : Mais putain ! C'est quoi cette équipe de meeeeerde ! Nain : Assez parlé. Ouvrons cette porte ! Elfe : Je n'ai aucune ruse dans mon sac de toutes façon. Aventurier : Attendez, je vais vous expliquer. Voleur : Non, laisse-moi faire. Aventurier : Vas-y. Voleur : La ruse, c'est un moyen de gagner sans combattre. Barbare : Les gens de mon peuple appellent ça "la peur". Nain : Chez nous, on appelle ça "chier dans son froc". Elfe : Moi, j'ai rien compris. Aventurier : Et meeeeerde ! Barbare : Si je meurs après avoir fait la ruse, Crom rira de moi et me jettera hors du Valhalla ! Mago : On perd du temps ! Nain : Allez, Voleur, ouvre la porte ! Elfe : Yaaaaaa ! Aventurier : Non, n'ouvre pas ! Voleur : Mais alors, que faire ? Mago : Regardez sous le tapis, il y a une trappe. Aventurier : Bien joué, on va pouvoir s'échapper. Barbare : S'échapper c'est comme ruse. Aventurier : Mais non, pas du tout, ça veut dire qu'on a encore des choses à voir dans cette partie du Donjon Voleur : On peut toujours combattre après. Nain : Il y a peut-être des richesses à trouver. Ogre : Galoun borka ! Mago : Dépêchez-vous, ils essayent d'enfoncer la porte. Nain : Je vais ouvrir la trappe. Aventurier : Et ben, y'a un escalier. Allons-y ! Mago : C'est assez grand pour un couloir secret. Voleur : Je ferme la trappe avec le tapis dessus. Aventurier : Très bien, comme ça, on ne sera pas poursuivi. Barbare : Pas de baston. Nain : Vous êtes des lâches. Aventurier : Pas du tout, c'est d'la ruse. Mago : Je m'occupe du plan. Elfe : Vas-y. Mago : Nous sommes dans un un couloir secret creusé dans la roche, a priori c'est du grès mais par endroit... Aventurier : Pas trop détaillé s'il te plaît. Mago : Il se dirige vers l'est, 1m40 de large sur 2m de haut et il semble tourner au sud dans 5 mètres. Ogre : Zatal crao. Mago : Il dit qu'il doit marcher accroupi, ce qui n'est pas très pratique, aussi il aimerait bien qu'on avance. Elfe : Il a vraiment dit tout ça ? Mago : Oui, mais je vous ai donné la version littéraire. Aventurier : Ce couloir est trop étroit, on ne peut avancer qu'en formant une ligne Ogre : Golo. Elfe : C'est vrai. Aventurier : Prenez vos positions. Nain : Heuu... c'est quoi nos positions ? Aventurier : Le Barbare en premier, ensuite le Nain. Barbare : Pourquoi ? Nain : C'est vrai ça, pourquoi ? Aventurier : Et ben... pour la baston ! Barbare : Ouais, super ! Aventurier : Ensuite l'Elfe pour utiliser sa vision, suivi par la Magicienne. Elfe : Je ne vais pas derrière ce nabot. Nain : Et j'veux pas qu'elle me plante une flèche dans le cul ! Aventurier : Bon, alors la Magicienne, puis l'Elfe. Mago : D'accord mais pas d'arc. Elfe : Holala ! Aventurier : Ensuite l'Ogre. Elfe : Mais il sent la mort ! Ogre : Zavol tagala. Mago : Il dit que les flèches dans le carquois lui grattent le menton. Aventurier : Bon, alors le Voleur, puis l'Ogre. Aventurier : Je fais l'arrière-garde ! Barbare : La barbe du Nain gratte mon dos. Aventurier : Rien à foutre. Voleur : L'Ogre marche sur ma cape. Ogre : Huh huh. Aventurier : Rien à foutre. Mago : Avancez maintenant ! Elfe : Et comment on fait si y'a un piège ? Aventurier : Y'aura pas de piège ! Nain : Et si y'a un sorcier ? Aventurier : Y'aura pas de sorcier ! Barbare : Bon, j'y vais. Mago : Ce couloir est bien mystérieux...
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| 4. Le
répondeur Laurent Baffie
Baffie répondeur
- Allo ?
- Bonjour. Vous êtes en relation avec l’ordinateur de la centrale d’achats par téléphone.
- Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
- Ceci est une commande automatique pour un robot de cuisine multifonction au prix de huit cent quatre-vingt quinze francs plus cent vingt francs de port.
- Je n’ai rien commandé de tout, moi !
- Si vous voulez confirmer votre commande, raccrochez immédiatement.
- Mais non ! Je ai rien confirmé du tout, moi !
- Si vous voulez annuler votre commande, appuyez sur la touche dièse de votre téléphone.
- Eh… Annulez… Oui. Voilà,
- Si vous voulez commander de robot au prix exceptionnel de mille cinq cent francs, appuyez sur la touche deux.
- Mais… qu’est-ce que c’est que ce truc-là ?
- Bravo ! Vous venez de commander un service à raclette au prix exceptionnel de mille trois cent soixante-quinze francs.
- Mais… Aaaah… Mais c’est n’importe quoi ce truc-là !
- Si vous voulez confirmer votre commande, raccrochez immédiatement.
- Mais non ! Mais non, moi je confirme rien du tout !
- Si vous voulez annuler cette commande, appuyez sur la touche étoile…
- Ah, bon. Eh… là.
- Bravo. Vous venez d’annuler la commande de votre service à raclette.
- Ah. Bon.
- Pour confirmer la commande de votre robot multifonction, raccrocher immédiatement.
- Aaaah ! Mais ça suffit maintenant, eh ! J’ai rien du tout, je vous dis. Tu a commencé à me faire chier, vous comprenez ça ?
- Votre commande est inachevée. Si vous désirez laisser un message à notre opératrice, appuyez deux fois sur la touche étoile.
…
- Allo ! Allo ! Monsieur Lambert à l’appareil. Allo ?
- Laissez votre message.
- Oui. Alors, écoutez. Moi je n’ai jamais rien commandé chez vous. Et à votre machine qui m’appelle pour me dire que j’ai commandé un… un robot. Et, si je raccroche je confirme ma commande. Alors, je tiens à vous dire que j’aime pas du tout ces méthodes : mais, alors, pas du tout… Si jamais vous m’envoyez quelque chose, non seulement je le payerai pas, mais en plus, moi je porterai plainte. Voilà. J’espère que c’est clair.
- Bravo. Vous venez de commander deux grille-pans pour le prix exceptionnel de mille quatre cent quatre-vingt deux francs…
- Nom de Dieu ! Je vous dis que je commanderai rien !
- Si vous voulez confirmer votre commande, raccrochez immédiatement.
- C’est pas vrai. Mais qu’est-ce que c’est que ce truc-là !
- Si vous voulez annuler votre commande, appuyez deux fois sur la touche étoile…
- Oui… Mais je l’ai déjà fait toute à l’heure ! Putain !
- Puis trois fois sur la touche 3.
- Ohhhh, la-la-la-la-la. Alors… deux, trois…
- Puis quatre fois sur la touche 4.
- Ohhhh ! Eh puis cinq fois sur la touche 5
- Ah… eh, ne discute pas, sinon j’ajoute deux capteurs électriques et un four micro-ondes.
- Mais, mais vous vous foutez de ma gueule. Mais je vous préviens que ça ne peut pas passé comme ça. C’est à aller très loin ça que tu fais là ! Mais attendez, mai qu’est-ce que ça veut dire, ça ? Forcer la main des hommes comme ça… C’est quoi, ces méthodes-là ?
- Excusez-moi, monsieur, on a des ordres. Mais, bon, avec vous visiblement ça ne marche pas trop parce que vous avez du caractère.
- Oui, oui. Ah, oui !
- Mais avec les personnes âgées, ça marche très très bien, on a beaucoup de chiffres…
- Mais c’est dégueulasse ! c’est dégueulasse ! Vous êtes des salauds de faire ça !
- Attendez, vous pensez vraiment qu’on est des salauds ?
- Oui. Ah, oui j’y pense. Bien sûr. Sur la vérité… En dessus.
- Alors monsieur, si vous voulez confirmer votre insulte, appuyez trois fois sur la touche étoile.
- Mais ça va maintenant.
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La famille La Quesnoy, La vie est un long fleuve tranquille
I hesitated a little before including this. The film is a wonderful satire on the class divisions between the France of the haut-bourgeois, and the France of the cités. It was shot in 1987, and, thanks to the events of Autumn 2005, is immensely relevant today. It concerns two families, the Le Quesnoy, and the Groseille. Le Quesnoy is a senior civil servant, the family is catholic, the quartier is chic, the young catholic priest is enthusiastic. Horrible... While the family Groseille inhabit a high-rise block in a housing estate. They are vulgar, criminal, and rather fun. Oh, and they are white. Even this film could not portray too much reality.
Find the film (French verson with sub-titles) and watch it. La vie est un long fleuve tranquille
Chez Le Quesnoy. Une voiture s’approche de la maison.
Salle de bain.
MME LEQUESNOY : Et on n’oublie pas derrière les oreilles… Emmanuelle, brosse aussi derrière, sinon après, ça fait des petits nœuds.
On sonne à la porte de la maison.
Oh Père Aubergé, bonsoir
Bonsoir.
Bonsoir maman.
Père Aubergé est un jeune prêtre catholique, enthousiaste, luisant.
Je vous les ai ramenés pour de bon.
C’est vraiment gentil. Jean allait les chercher… Jean (à son mari) le Père Auberge a ramené les enfants.
(Voix de M. Le Quesnoy) Merci. C’est vraiment gentil.
LE PÈRE AUBERGE : Je voulais aussi en profiter pour faire un petit point sur notre fête. Je ne vous dérange pas ?
Non, non, pas du tout : je viens juste de donner le bain aux petits.
On a bien travaillé ce soir au catéchisme. Pierre participe beaucoup.
EMMANNUELLE : Et moi, j’ai eu 9 bonnes réponses aux questions sur l’Évangile.
En attendant…Montez faire un petit brin de toilette avant de dîner… (au prètre) Père Aubergé, venez avec moi, je vais vous montrer ce qui est prêt. Mais j’ai honte, je n’ai fait qu’une vingtaine de sets de table, et je n’ai pas du tout commencer les costumes.
LE PÈRE AUBERGE : Marielle, c’est déjà formidable. Et nous sommes que 15, Marielle. (Au M. LeQuesnoy) Ne vous dérangez pas. Bonsoir.
M. LEQUESNOY : Bonsoir
Par contre, j’ai une bonne nouvelle. Mme de Nectin prend un stand. Elle fera « pâtisserie » avec ses deux filles et sa belle soeur.
LE PÈRE AUBERGE : Eh bien, c’est parfait. Bien joué, Marielle.
(Le fils aîné entre)
Maman, je mets le couvert ?
Oui, mais fais parti aussi les petits. C’est leur semaine.
LE PÈRE AUBERGE : Ah bonsoir mon grand
Bonsoir, mon père.
Tiens. J’ai pensé à toi. Cet été on a un stage de canoë et de kayak dans les gorges de Pouchoulon. Tu devrais t’inscrire.
Vraiment ? Ah oui, ça me plairait.
Épatant !
M. LEQUESNOY : Ca lui fera le plus grand bien, à son âge… Hmm ça sent bon chez vous.
C’est lundi, c’est ravioli.
M. LEQUESNOY : Et vous restez dîner ?
Non, je vous remercie, j’ai déjà trop abusé. Je me sauve.
Je vous raccompagne.
À demain soir pour la répétition, mon père !
M. LEQUESNOY : (indiquant le journal) Vous avez vu l’explosion Moulin de la Vierge ?
Oui, c’est terrible. C’est un quartier très pauvre… Toute cette délinquance infantile.
Malheureusement ces enfants sont-ils vraiment responsables ? C’est bien souvent la faute des parents.
Oui c’est certain.
C’est quand même préoccupant. Bonsoir.
(Les petits descendent l’escalier) Pierre, Bernadette, vous êtes prêts ? (À son mari) Jean, on peut dîner quand vous voulez.
M. LEQUESNOY : (avec dignité) Parfait. Alors, à table
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