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| Week Four | |
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1. First, a Politique ce matin of 14/7 by Pierre Lemarc. These chroniques are quite difficult, rapid, and savante. 2. One of the glories of Arte Radio is Martin Winckler, doctor and writer, humourist and humanist. Here is Le camion de Noël. 3. Now Part IV of Le donjon de Naheulbek 4. I am fatally attracted to Sarko parodies. We have Tout, tout sur Sarkozy 5. Back to Arte for Une lettre du proviseur and Lettre du propriétaire. My transcription. 4. Finally, the first and last scenes from Indochine, the great, great film starring Cathérine Deneuve. |
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| 1. Chronique France Inter. Le Politique ce matin.
Chirac : mise en scène du dernier acte L’exercice qui attend Jacques Chirac aujourd’hui est un peu moins difficile qu’on aurait pu le penser il y a quelques semaines. D’abord, parce que le Président est dans une séquence moins accablante : les statistiques de l’emploi se redressent. Le climat créé par l’aventure des « Bleus » a modifié les états d’esprit. Lui-même s’est appliqué, avec l’efficacité qu’on lui connaît, à associer son image à ce ressourcement du sentiment national. Comme il a rappelé très habilement lors de la cérémonie à la mémoire de Dreyfus sa propre passion républicaine. Le G8 de Saint-Pétersbourg lui donne par ailleurs l’occasion de remettre en scène son rôle, sa responsabilité internationale. D’autre part, il s’est attaché – et a réussi – par son intervention du 26 juin, mais aussi par un dialogue sinon plus confiant du moins, moins tendu avec Nicolas Sarkozy, à éloigner la pression des questions embarrassantes. Sur l’avenir du gouvernement. Sur la guerre intra-majoritaire. Et même sur sa décision concernant 2007. Si l’on ajoute à cela le fond de sympathie qu’il a su préserver dans l’opinion, quelle que soit la sévérité des jugements porté sur son action, force est de constater que ce dernier rendez-vous bénéficie d’une toile de fond moins sombre que celle de ces derniers mois. Mais l’exercice n’en sera pas moins compliqué pour le Président. Parce qu’une partie de l’opinion a déjà zappé sur la séquence suivante, parce que le verbe chiraquien a trop véhiculé de promesses non tenues et de dénis de réalité pour pouvoir ébranler le scepticisme qui reste le marqueur principal de l’opinion nationale. Et surtout parce que son bilan dans cet effort de reconquête reste un boulet. Certes, comporte-t-il un actif non négligeable et même honorable, qu’il s’agisse de son action en faveur de la consolidation du pacte national et des valeurs républicaines, de sa lucidité sur les grands problèmes mondiaux, de son combat contre le cancer, le handicap, l’insécurité routière… Mais dans cette évaluation, la part d’ombre l’emporte et pour des raisons difficilement récusables : Jacques Chirac n’a pas compris ce que lui offrait politiquement le vote des Français par-dessus les clivages du 5 mai 2002. Il a affaibli la présidence pour n’avoir pas tiré les conséquences du quinquennat qui exige désormais un pouvoir exécutif moins monarchique, plus directement comptable de son action devant les Français. Il n’a pas joué le rôle créateur, le rôle moteur qui aurait dû être le sien dans le champ européen. Il laisse enfin, une France repliée sur elle-même face aux grandes réformes qu’exige son état. Quelles peuvent être les priorités de sa communication aujourd’hui ? D’abord, donner de la cohérence, de la lisibilité à ce bilan. Démontrer la clarté de sa vision du monde (et l’actualité internationale par son caractère dramatique, inquiétant ou préoccupant le sert incontestablement). Ensuite, apporter la preuve de l’utilité de ses derniers mois de pouvoir au service des Français. C’est son ultime atout, ce qui peut légitimer politiquement ce qui lui reste de pouvoir, ce qui peut sauver (autant qu’il est possible) sa présidence et son image du discrédit historique qui les menace. Y parviendra-t-il ? C’est une des questions que laissera probablement sans réponse son intervention aujourd’hui, tant le temps et les moyens politiques parlementaires risquent de lui faire défaut. L’autre question qui restera en suspens probablement concerne son rôle en 2007 : une nouvelle candidature est objectivement exclue quel que soit le doute qu’il entretienne. Mais on pèsera à leurs poids, tous les mots et tous les gestes de sa part qui accompagneront l’organisation de sa succession. Car même affaibli, le pouvoir présidentiel reste une arme.
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| 2. Martin Winckler: Le camion de Noël
Le Camion de Noël Un conte (de Noël) à rêver debout C’est l’histoire d’un type, qui est chauffeur routier, et qui balade un trente tonnes. On est le 24 décembre au soir, et il rentre chez lui. Enfin, il rentre chez lui... Il n’a pas vraiment de chez lui où rentrer parce qu’il vit seul, son camion est vide, il n’est pas spécialement pressé de rentrer... Alors il est pris d’une sorte de désir de retarder le moment où il va se retrouver tout seul chez lui, devant sa télé ou devant sa bouteille de vin rouge, et comme il est en pleine Sologne, il emprunte une toute petite route, en se disant : "Tiens, on va voir si j’arrive à me dépatouiller de cette petite route avec mon trente tonnes". Au bout de quelques kilomètres, comme la Sologne c’est quand même très boueux, à l’époque de Noël, il s’embourbe, il glisse dans le fossé, et son camion est coincé. Ecouter la chronique en ligne sur le site d’ArteRadio Il s’en veut évidement beaucoup d’avoir fait ça, mais il l’a cherché, et il se dit « Pfff, après tout, passer la nuit de Noël devant sa télé ou devant sa bouteille de vin rouge, ou bien la passer dans la cabine de mon camion, c’est pareil. » Il branche le chauffage, il grimpe sur la couchette qu’il y a au dessus de la banquette de sa cabine, il s’allonge, et il s’endort. Ça fait un petit moment qu’il dort, quand il entend frapper à la vitre de son camion. Il ouvre un œil, il ne distingue pas très bien, il voit une lumière à l’extérieur. Il descend de la banquette, ouvre la fenêtre, et se trouve face à une superbe jeune femme blonde, en manteau de fourrure, qui le regarde de ses grands yeux et qui lui dit : - Votre camion a l’air d’être embourbé, vous allez pas passer la nuit ici, quand même ? - Ben, j’suis bien obligé, parce que j’vais pas faire déranger des gens pour venir me tirer de là cette nuit, c’est le soir de Noël, y’a personne, j’vais passer la nuit ici, et demain, je demanderai de l’aide » Et elle : - Mais moi, je ne vous laisse pas dormir ici tout seul, passer la nuit ici tout seul dans votre camion ! Je vais vous emmener chez moi". Et lui ; - Eh bien écoutez, vous êtes très très gentille, ça me touche beaucoup, madame, mais faut pas que ça vous dérange..." - Mais ça me dérange pas du tout, vous savez, j’ai de la place à la maison, y’a aucun problème. Le routier prend sa veste, il descend, il referme le camion et il la suit, elle est absolument superbe, et elle l’emmène vers une voiture, et il découvre que la voiture est une Porsche noire, magnifique... Elle lui ouvre la porte de la Porsche, il monte dans la Porsche, il s’assoit à côté de cette femme, de qui émane un parfum absolument capiteux, et la voilà qui l’emmène, sur cette petite route de Sologne, qui prend des routes de plus en plus petites et qui finit par arriver devant un petit manoir superbe, complètement éclairé. Elle le fait descendre de voiture, elle l’invite à entrer, elle lui dit - Excusez-moi, comme c’est le soir de Noël, évidemment ma femme de ménage n’est pas là, mais vous savez, il y a des choses dans le frigo, je vais pouvoir vous donner à manger, parce que j’imagine que vous avez pas dîné... Et lui : - Non, non, j’ai pas dîné, non, bien sûr, mais il faut pas que je vous dérange, quand même, madame.. -Mais vous ne me dérangez pas, d’ailleurs vous voyez, moi aussi je suis seule ce soir, au moins, on va passer la soirée tous les deux, à bavarder un peu plutôt que de rester chacun seul. Il n’en croit toujours pas ses yeux, elle le fait entrer, elle le fait asseoir, elle lui propose à boire, elle lui offre à boire quelque chose qu’il a pas bu depuis longtemps, et puis elle dit « Oh, allez, c’est le soir de Noël, on va se faire plaisir », elle sort une terrine de foie gras, une bouteille de champagne, du saumon, elle met la table, elle lui offre un repas comme il n’en a jamais fait de sa vie. Et après ce repas inoubliable, elle dit : « Bon, maintenant je pense qu’il vaut mieux que vous alliez vous reposer, que vous alliez vous coucher, parce qu’il se fait tard, maintenant... » Et elle le fait monter dans une des chambres du petit manoir, elle lui ouvre la porte, c’est une chambre d’amis absolument splendide. Il dit : " Mais, vous êtes sûre que vous voulez que je dorme ici ?" -Mais bien sûr que je veux que vous dormiez ici, il n’y a pas de problème. Et d’ailleurs dans ce placard, vous trouverez des pyjamas, qui sont probablement à votre taille... La salle de bains est juste à côté, servez-vous, utilisez absolument tout ce dont vous avez besoin, vous êtes mon invité. Il s’exécute, elle repart, elle le laisse. Il trouve un pyjama de soie, il prend une douche, il se bichonne comme il s’est jamais bichonné de sa vie, et il se glisse dans les draps du lit somptueux qu’il y a dans cette chambre merveilleuse. Et ça fait pas trois minutes qu’il est dans le lit qu’il entend frapper à la porte. -Euh... Entrez ? La porte s’ouvre, et dans la lumière tamisée du couloir, il voit son hôtesse, en déshabillé transparent, se tenir sur le seuil. Et elle lui dit "Je ne vous dérange pas ?" Et lui -"Non, non madame, vous me dérangez pas du tout" -Je me suis dit que vous vous sentiez peut-être un peu seul dans ce grand lit... -Évidemment, j’ai pas l’habitude de dormir dans un lit aussi grand, je... oui, enfin, oui, bien sûr, je me sens un peu seul, mais déjà vous m’avez accordé l’hospitalité, je devrais être en train de dormir dans la cabine de mon camion..." Et elle poursuit : « Moi aussi je me sens un petit peu seule dans mon lit, et je me suis dit que peut-être... on pourrait se tenir compagnie... » Et lui : "Mais écoutez, madame, bien sûr, faites comme chez vous". Elle referme la porte, elle se glisse jusqu’au lit, elle soulève les draps, elle se met à côté de lui sur le bord, elle dit "Mais, là vous êtes au milieu du lit, est-ce que vous pourriez me laisser un tout petit peu de place ?" Et il se pousse, bien sûr. -Est-ce que vous pourriez vous pousser un tout petit peu encore, un tout petit peu, un tout petit peu... Et il se pousse encore un peu. -Oui, encore un tout petit peu... Il se pousse encore un peu, et il tombe... dans la cabine de son camion. Evidemment, il se fait une bosse, parce qu’il cogne le volant, en tombant. Et il est malheureux, parce que c’était un beau rêve. Et il se dit "Après tout, j’aurais pu passer une nuit de Noël devant ma télévision ou devant ma bouteille de vin rouge, et là j’ai fait un beau rêve". Il regarde l’heure, il est trois heures du matin. Il soupire. Il remonte sur sa couchette, et il s’endort. Et ça fait pas trois minutes qu’il dort, quand il entend frapper à la fenêtre de son camion. Il ouvre un œil, et il voit une lumière à l’extérieur. Il descend sur la banquette, il ouvre la fenêtre, et il se trouve devant une superbe femme brune, qui lui dit "Votre camion est embourbé, vous n’allez pas passer la nuit comme ça, sur la route, dans le froid ? Venez, je vous invite à dormir à la maison..."
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| 3. Le Donjon de Naheulbeuk Part IV
Copyright Pen of Chaos.
Le Donjon de Naheulbeuk - Episode 04 - Premier Combat.
Le Ranger : Mettez-vous en position, nous avons des créatures à combattre ! <Bruit> : Des Orques crient au lointain. L'Elfe : Ils vont sortir du couloir. Le Voleur : Hum, moi je vais rester ici pour... heuu... surveiller. Le Nain : Mais t'es vraiment un dégonflé ! Le Barbare : Baston ! L'Elfe : Je vois des oreilles pointues et... et des crocs... Le Ranger : Alors qu'est-ce que c'est ? <Bruit> : Le Barbare dégaine son épée. Le Barbare : Des Orques ! A l'assaut ! <Musique> Ambiance de Bataille. Le Ranger : Mais... attendez, là ! <Bruit> : Les Orques poussent des cris de guerre. Le Nain : Ahhhhhhhhhhhhhrrrrrrrrrrrrrr j'vais me les faire ! Le Ranger : J'suis pas prêt ! L'Ogre : Zadouma ! <Bruit> : L'Ogre avance vers les Orques. Le Voleur : C'est mal parti. Le Nain : Aarh ! Le Ranger : Attendez ! <Bruit> : Le Nain, le Barbare et l'Ogre se battent contre les Orques. Le Barbare : A moooooort ! L'Elfe : le Nain et le Barbare sont déjà sur eux ! Le Ranger : Du calme... La Magicienne : Talomaaah akvo zodimiiiiiii ! Le Ranger : P'tin mais je... chuis vraiment pas prêt là ! <Bruit> : Le premier Sortilège de la Magicienne. Le Nain : Haaaarh ! Le Ranger : Faut s'organiser. L'Elfe : 'tention ! <Bruit> : L'Elfe décoche une flèche qui touche un Orque. Le Ranger : Hé, non mais... pas tous en même temps ! Le Voleur : Hey ! Fais attention avec les flèches ! La Magicienne : Heyaaa ! Talééé ! Le Ranger : Bon, je vais sortir mon épée. La Magicienne : Tatatatatataaaaa ! <Bruit> : Le second Sortilège de la Magicienne. Le Ranger : Qu'est-ce que c'est cette lumière ? La Magicienne : C'est la Gifle de Namzar ! Le Ranger : Mais c'est pas la peine de gaspiller tes sorts contre des Orques ! <Bruit> : Un Orque pousse un cri de guerre. La Magicienne : Je fais c'que je veux ! <Bruit> : Un Orque pousse un cri d'agonie. Le Nain : Prend ça, enfoiré d'mes deux ! Le Ranger : Quel bordel ! <Bruit> : Un fracas d'armes métalliques. Bruit> : Un Orque meurt. La Magicienne : He he he heeee ! <Musique> : L'ambiance de la bataille s'arrête. Le Nain : Ouaiiiis ! Le Barbare : C'est trop facile ! L'Elfe : Ils sont vraiment horribles ! L'Ogre : Volo. <Musique> : Ambiance paisible. Le Ranger : Mais vous êtes malades ! Le Voleur : Ces gens sont des brutes ! Le Nain : Mais ouais, c'est ça ! Bon, je vais les fouiller ! Le Ranger : Doucement, nous devons partager le butin. Le Nain : Pas question, celui-là il est à moi ! La Magicienne : Et moi j'ai lancé un sort ! Le Barbare : C'est d'la merde ta magie ! L'Elfe : Et moi j'ai tiré une flèche ! Le Nain : C'était pas la peine. L'Elfe : C'est vraiment injusteuuh ! Le Voleur : Tu auras plus de chance la prochaine fois. Le Ranger : Euh... bon... heu, j'vais fouiller l'autre. L'Ogre : Takala ! Le Ranger : Qu'est-ce qu'y a ? La Magicienne : Il veut pas qu'on touche à son Orque. Le Ranger : Et meeeeeerde ! Le Voleur : Il détient peut-être un objet capital pour notre mission ! L'Ogre : Aknouh ma zogdo. La Magicienne : Il dit qu'il te donnera ses vêtements quand il l'aura mangé. L'Elfe : Mais il... il va vraiment manger cette créature puante ? Le Ranger : Hélas... <Bruit> : Le Nain revient vers le groupe. Le Nain : Bon, j'ai terminé avec l'Orque ! Le Barbare : Alors ? <Bruits> : Le Nain dépose toute ses trouvailles par terre en les énonçant. Le Nain : Bah j'ai trouvé une vieille gourde avec du vin pourri, une épée cassée, un couteau, un bouclier merdique, deux pièces d'or, et une clef avec une étiquette. <Musique> : Ambiance Etrange. Le Voleur : J'aimerai bien examiner cette clef. Le Nain : Tu peux toujours courir ! Le Voleur : Allez, donne-la-moi ! Le Nain : Va chier ! Le Ranger : Pour l'instant nous n'avons pas besoin d'clef, alors poursuivons. Le Barbare : J'ai soif ! La Magicienne : J'ai besoin de faire le plan. La pièce fait 6 mètres 34 sur 10 mètres 78 et la hauteur au plafond est de 3 mètres 55... Le Ranger : Hé ben. La Magicienne : Les murs sont de granit noir et on peut voir ici la marque de l'architecte, mort il y a 400 ans étouffé par son édredon... L'Elfe : C'est stupéfiant. La Magicienne : La pièce, complètement vide, est éclairée par une torche, le couloir d'une largeur de 2 mètres 55 se dirige vers le nord et disparaît dans les ténèbres... Le Ranger : Le Voleur va passer en premier pour détecter les pièges. Le Voleur : Euuhmmmh...euh, vous êtes sûrs ? Le Ranger : Oui c'est capital, allez vas-y. Le Voleur : Mais il... il y a peut-être d'autres Orques ! La Magicienne : Si vous voulez je peux lancer un sort de détection pour les... <Tous en même temps> : NON ! Le Nain : Tu vas les détecter ces pièges oui ou non ? L'Elfe : Je peux te couvrir avec mes flèches. Le Voleur : D'accord, j'y vais... L'Ogre : Slouba gof <Musique> : Ambiance triste au piano. Le Ranger : Attends, avant que tu partes... euh... j'voulais te dire, euh... tu sais on... on a pas-t-été toujours justes avec toi et... s'il t'arrive quelque chose, euh... j'veux que tu saches qu'on pensera longtemps à toi et à ton courage. Le Voleur : Merci, c'est... c'est vraiment rassurant. <Musique> : Arrêt de l'ambiance triste au piano. Le Nain : Allez avance, qu'est-ce que t'attends ? <Musique> : Ambiance tendue. L'Elfe : J'ai préparé mon arc. Le Ranger : Tiens, voilà ma torche. Le Voleur : J'y vais, j'y vais. <Bruit> : Le Voleur marche sur les dalles du couloir avec une torche à la main. Le Ranger : Un mètre... Le Nain : Deux mètres... L'Elfe : Trois mètres... La Magicienne : Quatre mètres... L'Ogre : Chokma... Le Ranger : Six mètres... Le Nain : Il s'en sort bien. L'Elfe : Huit mètres... <Echo> : Le Voleur : Hey, y'a quelque chose là !!! <Musique> : Ambiance d'action. <Bruit> : L'Elfe décoche une flèche qui se plante dans le dos du Voleur. <Echo> : Le Voleur : Haaaaaaaa ! J'ai mal !! J'ai maaaal !! L'Elfe : Ah merde, j'l'ai touché ! <Echo> : Le Voleur : Aaaïïïeuuuuh !! Le Ranger : Mais pourquoi t'a tiré ?? L'Elfe : Mais j'ai pensé qu'y avait un monstre ! <Bruit> : Le groupe court vers le Voleur. Le Nain : Mais c'est pas vrai ! Quelle débile ! Le Voleur : Je ne sais pas ce qui se passe, mais ça fait très mal ! Le Ranger : L'Elfe t'a tiré une flèche dans le dos. L'Elfe : Chuis vraiment désolée. Le Voleur : J'ai plus envie de détecter les pièges ! Enlevez-moi ça ! Le Ranger : Fais voir cette blessure... La Magicienne : Ah, tu l'as pas loupé ! <Musique> : Ambiance étrange. Le Barbare : Bravo ! Le Ranger : Toi la Magicienne, fais quelque chose pour soigner cet homme qui souffre ! La Magicienne : Désolée, je ne suis pas doctoresse ! Je fais de la magie de combat ! Le Nain : Tu mens ! Tu as soigné l'Elfe y'a dix minutes ! La Magicienne : Je n'ai plus de sort de Soin disponibles ! Voleur : Ca fait atrooocement maaaaaaal ! L'Ogre : Zboualaf ! <Bruit> : L'Ogre avance vers le Voleur et le frappe. Le Ranger : Mais vous êtes tous dingues ??! Le Nain : Il a assommé le Voleur ! Le Barbare : A plus mal maintenant. L'Ogre : Kadoula opog. La Magicienne : Il dit que c'est pour l'anesthésie. Il faut enlever la flèche. L'Elfe : J'vais l'faire... J'ai des compétences en chirurgie. Le Ranger : Eclairez-la ! L'Elfe : Passez-moi un couteau ! <Bruit> : Le Ranger dégaine son couteau. Le Ranger : Tiens. <Bruit> : L'Elfe déchire l'habit du Voleur. La Magicienne : C'est une vilaine plaie. Le Nain : On ferait mieux de le laisser là, il va nous encombrer ! <Bruit> : L'Elfe commence à découper autour de la plaie. Le Barbare : De toutes façons c'est un connard ! Le Ranger : Un peu de solidarité, bordel ! L'Elfe : Attention, je tire la flèche... un, deux, trois ! Le Voleur : Ouuuuaaaaaaaaïïïïïïe !!! Le Nain : Et ben, ça l'a réveillé ! L'Elfe : Ca pisse le sang, il ira pas loin ! Le Voleur : J'ai pas envie de mourir moi ! Le Ranger : Pose la torche sur la plaie, on va le faire cicatriser. Le Voleur : Attendez... <Bruit> : L'Elfe pose sa torche sur la plaie du Voleur. Le Voleur pousse un cri inhumain : HAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRGGGGGGGG !!! Le Nain : Ca va mieux ? Le Voleur : Heuuu... heu... heuuuu... heu... heuheuu...heuuuuu... Le Ranger : Je crois qu'il va s'en sortir... Le Voleur : Aïïïïeeee... La Magicienne : Il faut maintenant voir ce qui se cache dans ce tunnel... <Son> : Djingle de fin d'épisode.
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| 4. Tout, tout sur Sarkozy
Tout, tout sur SARKOZY, sur l'air du ZIZI de Pierre PERRET Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy Son air cocu de parvenu, Sourire mielleux et venimeux Un arriviste opportuniste Un démago bien mégalo Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy J'ai vu p'tit Sarko à la télé, o gué, o gué Faut dire qu'il aime bien se montrer o gué, o gué Dans tous les commissariats Félicitant ses soldats Dans les banlieues délabrées Traquant les sans papiers Avec lui rien de bien diffici-ile Y a qu'à mettre des flics et des vigi-iles Après son mariage avec Edouard, o gué, o gué Il est resté un peu au placard, o gué, o gué Depuis il est ressorti Car c'est un gars dégourdi Et c'est avec le grand Jacques, Qu'il casse la baraque Juppé et ses amis politi-iques Ah, c'est sûr, il leur a fait la ni-ique Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy Son air cocu de parvenu, Sourire mielleux et venimeux Un arriviste opportuniste Un démago bien mégalo Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy Avant d'accéder à l'Elysée, o gué, o gué À Matignon, il pensait squatter, o gué, o gué Mais il a dû déchanter, Le Jacquot l'avait planté Et à nommer ce gêneur, Ministre de l'Intérieur Pour lui, c'est seulement un intermè-ède De Jean-Pierre, il prendra la relè-ève Avec Sarko, fini le social, o gué, o gué Il veut faire des choses plus radicales, o gué, o gué Finie la mendicité, Exit les prostitués Tous ceux qui sont basanés Y'a qu'a les expulser Tous les chômeurs, tous les RMI-istes Sont pourchassés comme des terrori-istes Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy Son air cocu de parvenu, Sourire mielleux et venimeux Un arriviste opportuniste Un démago bien mégalo Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy Sarko a trouvé la solution, o gué, o gué Celle qui va sauver notre nation, o gué, o gué C'est pourtant pas compliqué, Il suffisait d'y penser Tous ces pauvres et ces paumés, y a qu'à les enfermer Pendant que Jean-Pierre engraisse les ri-iches Les pauvres n'ont qu'à se serrer les mi-iches Tout, tout, tout vous saurez tout sur Sarkozy Son air cocu de parvenu, Sourire mielleux et venimeux Un arriviste opportuniste Un démago bien mégalo Tout, tout, tout, tout, vous saurez tout sur Sarkozy
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| 5a. Une lettre d'un proviseur
Monsieur, Votre fils, scolarisé en classe de cinquième, a commis un acte dangereux, vendredi 10 octobre. Il a, en effet, utilisé son effaceur comme sarbacane, pour projeter un boulet de papier qui a touché le professeur. Cet incident aurait pu avoir des conséquences graves. La sanction prise sera néanmoins diminuée par l'aveu spontané de votre fils, et la présentation immédiate des excuses. Il ne sera pas exclu du collège, mais exclu, intramuros, le mercredi 5 novembre. Il se présentera ce jour à 13 heures, à la vie scolaire, où il effectuera un travail d'intérêt générale jusqu'à 17 heures. Nous espérons que votre fils va tirer profit de cette exclusion pour réfléchir aux conséquences des ses actes.
5b Une lettre du propriétaire
Lettre recommandée avec accusé de réception. Paris, le 17 février 2005. Monsieur, Depuis votre arrivée dans l'immeuble, de nombreuses plaintes des voisins, aussi bien de l'immeuble que des immeubles dans la rue, nous parviennent, concernant la nuisance nocturne que vous provoquez régulièrement, et notamment le weekend. Dernièrement, samedi 5 février, vos agapes orgiaques ont toutes passé les limites du raisonnable. En plus, des nuisances sonores, musique, cris et hurlements, jusqu'aux heures tardives dans la nuit, des dégradations ont été constatées dans les parties communes.... Traces de vin sur les murs, hall d'entrée maculée de vomit, ainsi que l'utilisation anormale et abusive d'un extincteur commun: sans parler du soulagement des vessies par les fenêtres de la rue. Votre comportement, et celui de vos autres, est parfaitement inadmissible. Si toutefois cela va s'être (?) se produire nous engagerons sans autre préavis une procédure d'expulsion au regard de la clause résolutoire inscrite dans votre baille. Les frais engagé pour la remise en état des extincteurs, et les heures de ménage qui a dû assurer les employés de l'immeuble pour remettre la partie commune en état vous seront imputés sur votre prochaine quittance. Nous vous prions, Monsieur, de agréer l'expression de nos salutations distinguées. M. Martinet Administrateur des biens, transactions immobilières. (arteradio.com) Copie à vos garants...............
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| 6 Cathérine Deneuve,
Indochine The sound-track is the audiovision version for the blind. I do recommend buying French films from a French supplier such as amazon.fr. In this country you will only get the French soundtrack with English subtitles. Quite useless... The French version of a major film will not only give you French subtitles, but often audiovision, and of course all the extras, interviews, publicity etc etc. A French course in itself.
Indochine
Extrait 1
Je n’avais jamais quitté l’Indochine. La main de Camille était glacée dans la mienne. Elle venait de perdre son père et sa mère. Ils étaient mes amis les plus chers. Leur avion avait disparu en mer au large du Cap St Jacques. Je n’avais pas d’enfant : elle n’avait plus de parent. La petite princesse d’Annam est devenu ma fille. Je l’avais adoptée. Le prince Nguyen, sa femme, et moi, on était inséparables. C’est peut-être ça la jeunesse. Croire que le monde est fait des choses inséparables : les hommes et les femmes, les montagnes et les plaines. Les humains et le Dieu. Indochine … et la France.
En adoptant Camille j’avais hérité des terres de ses parents, qui servaient à grandir celles que mon père et moi en possédions déjà. La plantation de caoutchouc de Langsai et devenue une des plus grandes d’Indochine. C’était mon domaine, 6,000 hectares d’hévéas.
Extrait 2
Je suis partie pour la France – pour une autre vie. Je n’ai emmené que toi. Demain, la France perd l’Indochine, pour de bon. Les Vietnamiens sont venu en des nombreuses délégations. Camille, ta mère, est dans cet hôtel, là-bas. Chambre 212. Tu veux la voir ?
Et toi ?
Moi, non.
….. Étienne sort de l’hôtel, seule.
Tu l’as vue ?
Dans le hall il y avait beaucoup de monde. Des policiers, le service d’ordre, les barrières. Tout d’un coup je ne pouvais penser qu’au ridicule de la situation. Je me suis imaginé en train de me précipiter sur une Indochinoise., en criant ‘Maman !’.Alors j’ai pensé qu’il fallait qu’il y ait un miracle. J’espérais qu’une des ces femmes allait se jeter sur moi en criait ‘Étienne, mon fils !’ J’ai attendu assez longtemps. Il ne s’est rien passé. Alors, je suis sorti.
Tu plaisantes, toujours ?
Non. Ma mère c’est toi. … Qu’est-ce qu t’arrive ? J’ai cassé mon talon.
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