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Week One
 

This first week we will explain how you should use each of the exercises. Our standard methodology is:-

  • Read the text out loud
  • Read it silently: ensure you understand it completely: look up unknown vocabulary
  • Listen to it without the text.
  • Read the text to clarify parts you couldn't follow, then listen again.

We need to emphasise that this is not at all general, top-down listening. The objective of each exercise is to understand every word.

 

 

1.  Chronique RTL

The Chroniques of RTL are daily articles written and read by journalists. Many, but not all, include the text.

Other chroniques are available on the same page of the RTL site. Visit it regularly.

Jean-Yves Chaperon - C'est dans le Journal 29/06/06

Listen to it here.

 

C'est dans le Journal, Jean-Yves Chaperon. Ce jeudi, avec nos

meilleurs vieux...

... Oui, la politique et le football se sont encore liés ces

derniers jours pour nous offrir dans le journal un thème de

réflexion sur lequel se penchent pas mal d'éditorialistes, ce

jeudi. Ce thème, c'est le renouvellement des élites en France.

Question : que pèse l'expérience contre la vigueur ? Que vaut

la force de l'âge contre la force de la nouveauté ? Eh bien,

dans cette opposition, le spectacle de l'actualité récente

fait nettement pencher la balance, au point que dans sa

chronique de "La Croix", Alain Rémond invente ce slogan, qui,

d'après lui, rassemble aujourd'hui la France : "Allez les

vieux". Car, je cite, "les papys viennent de battre les

jeunots de l'équipe d'Espagne. Et la France chavirée célèbre

les vertus de l'expérience, de la sagesse, de la solidité. Au

même moment, le président de la République laisse planer le

suspense sur une éventuelle troisième candidature. Et Lionel

Jospin, le retraité de l'île de Ré, fait son grand retour.

Donc, en effet, Allez les vieux !". Pour Jacques Camus, ce

n'est pas marrant. Car c'est "la république du troisième âge",

c'est le titre de son éditorial dans "La République du Centre"

: "En l'espace de trois jours, la France vient de prendre un

sacré coup de vieux. Lundi soir, c'était Jacques Chirac qui

estimait que la question de sa possible candidature pour un

nouveau mandat élyséen se posait évidemment. Mardi soir,

c'était le préretraité Zidane qui renvoyait les insolents

footballeurs espagnols à leurs biberons, en réhabilitant les

vertus de l'expérience. Et mercredi soir enfin, c'est Lionel

Jospin qui considérait sur TF1 que sa candidature à la

présidentielle constituait une question ouverte. La boucle

était bouclée. Mais, si Zidane nous a renvoyé aux effluves

grisants de 1998, Chirac et Jospin nous renvoient aux relents

nauséabonds de 2002". Dans "Le Républicain Lorrain", encore,

Philippe Waucampt écrit que "Comme Zidane, Vieira et les

autres, à qui la presse espagnole promettait mardi une

retraite méritée, Jospin s'emploie à prouver que les vieux ont

de la ressource et que maîtriser les ficelles du métier

s'avèrent utiles au jeu collectif". Ce n'est pas tout, dans

l'Alsace, Patrick Fluckiger écrit que "Lionel Jospin évoque

une possible candidature quelques jours après que Jacques

Chirac a laissé planer le doute sur la sienne. La France des

septuagénaires ne renonce pas ! Toutes les enquêtes d'opinion

montrent que les électeurs réclament bien autre chose. Ils en

ont assez de cette arène dans laquelle s'affrontent des

professionnels chevronnés mais coupés des soucis de la base".

Vous voulez dire que, dans le journal, Lionel Jospin a du mal

à réveiller l'enthousiasme...

... C'est un peu ça, oui. "C'était laborieux et guère

convaincant, balancé et un peu chafouin. Du Jospin classique,

en somme". Voilà comment Jean-Marcel Bouguereau, de "La

République des Pyrénées" a trouvé la prestation mercredi soir.

En fait, on spécule surtout dans le journal sur les projets

précis de l'ancien Premier ministre. Pour Paul Quinio de

"Libération", "la question est ouverte, pour reprendre les

propos de Lionel Jospin lui-même, mais la réponse est de plus

en plus évidente. Pour la première fois, Lionel Jospin a

indiqué que l'idée d'être candidat à la présidentielle de 2007

le chatouillait sérieusement". Pour Béatrice Houchard, du

"Parisien", "il ira. En tous cas, il a une envie folle d'y

aller".

Pour revenir au foot, quelques conséquences de la victoire des

Bleus mardi soir...

... Eh bien, par exemple, quand les Français regardent le

foot, ils commettent moins d'accidents, ce qui est assez

logique, finalement. On lit dans "Le Parisien" que les

pompiers de Paris ont reçu mardi soir moins d'appels que

d'habitude. Comme ça, au moins, ils peuvent regarder le match.

Et puis je ne vous parle pas de la fortune des vendeurs de

pizzas à domicile. Il y a aussi celle des marchands de télés à

écrans plats, car, on lit dans cette enquête du "Parisien" que

chaque fois que la France a gagné dans ce Mondial, le

lendemain, c'était la ruée sur les nouveaux postes de télé.

C'est également depuis mercredi le rush sur les drapeaux et

les sifflets.

Dans le journal encore, on en sait chaque semaine un peu plus

sur les week-ends des Sarkozy...

... Oui, dans "Le Point" de cette semaine, Catherine Pégard

écrit ceci : "Nicolas Sarkozy pense qu'en allant passer ses

week-ends à l'étranger, il échappe davantage aux paparazzis

qu'en se promenant avec sa femme Cécilia, dans les rues de

Paris". Eh bien, comme méthode, ce n'est pas très réussi, et

pour quelqu'un qui disait ne plus vouloir que sa vie privée

soit exposée, on ne peut dire que l'objectif soit vraiment

atteint. On va dire que c'est plutôt l'objectif qui atteint

les Sarkozy, car au fil des journaux, on découvre jour après

jour, semaine après semaine, les photos du week-end précédent,

tel que l'a passé le couple reconstitué. C'est d'abord "Le

Monde" qui publiait une première photo des époux retrouvés,

prise à Séville. La semaine dernière, dans "Paris-Match",

c'était à Londres, et cette semaine, en couverture de "VSD",

c'est "week-end amoureux à Venise". Londres, Venise, après

Séville en passant par Marrakech. Jolies destinations. Tiens,

où donc vont-ils aller, ce week-end, pour passer inaperçus ?

Francfort peut-être, pour France-Brésil...

 

 

 

1.  Chronique France Inter

The Chroniques of France Inter are more erudite and generally more difficult than those of RTL.

 

Other chroniques are available on the same page of the France-Inter site. Visit it regularly.

La Revue de presse par Fabrice Drouelle 29/05/06

 

Listen to it here.

 

Que des bonnes nouvelles !

Tout

va

bien !!!...

Si si !... Je vous l'assure... C'est écrit dans vos journaux.

Prenez, par exemple, "Les Echos"... Le quotidien de l'économie

fait sa Une sur "La France championne des investissements à

l'étranger"... Le capitalisme français est conquérant... Nos

entreprises poursuivent inlassablement leur mouvement

d'internationalisation... Un rapport de l'OCDE note que les

sociétés de chez nous ont investi directement à l'étranger,

l'an dernier, 116 milliards de dollars... Elles ont investi

dans les rachats d'entreprises...

Ajoutez à cela que le chômage continue de baisser en France...

C'est Dominique de Villepin qui l'a annoncé hier... Le journal

"La Tribune" reprend la bonne nouvelle, en précisant que le

Premier ministre compte bien "tirer profit de cette baisse",

et retrouver un taux de demandeurs d'emploi (par rapport à la

population active) "autour de 7%"...

C'est comme "au bon vieux temps"...

..."COMME AU BON VIEUX TEMPS" : c'est le titre qui barre la

première page de "L'Equipe", en référence à la qualification

des Bleus pour les quarts de finale de la Coupe du Monde de

football... France-Brésil, ce sera samedi soir, à Francfort.

On le dit, on l'a dit, on le dira encore : cette rencontre

constituera, pour les Brésiliens, la possibilité d'une

revanche sur la finale de 1998... Le bon vieux temps de cette

année-là, c'était "I will survive", la France

Black-Blanc-Beur, Chirac à l'Elysée, Jospin à Matignon... Vous

avez dit "Jospin" ?

L'ancien Premier ministre socialiste était hier soir sur TF1

l'invité de Patrick Poivre d'Arvor, à 20 heures... Pour vos

journaux, ce matin, ça ne fait plus l'ombre d'un doute...

Comme le précise "Libération", Jospin est "pré-candidat".

Dans "Le Parisien", Béatrice Houchard écrit carrément : "Il

ira"... "En tout cas, il a une envie folle d'y aller"... Comme

la plupart de ses confrères, elle rapporte la phrase qu'a

prononcée Lionel Jospin, et qui permet de penser, comme elle

l'affirme, qu'"il ira" au charbon, en vue d'être le candidat

des socialistes à la Présidentielle de 2007... Cette phrase,

la voici : "S'il apparaissait que je suis le mieux placé pour

rassembler les socialistes, pour rassembler la gauche, pour

rassembler le pays, pour assumer la charge de l'Etat, exercer

la fonction présidentielle dans la situation difficile de la

France d'aujourd'hui, et pour proposer aux Français des

orientations pour sortir de la crise dans laquelle nous

sommes... alors je me poserais la question"... Au passage, "le

promeneur de l'île de Ré" a répondu à PPDA, qui lui faisait

remarquer que son retrait de la vie politique après l'échec de

2002 semblait définitif : "Je ne crois pas que cet adjectif,

vous le trouverez dans ma déclaration de l'époque... Si je

suis parti, c'est parce que j'ai pensé qu'il me revenait

d'assumer la responsabilité de la défaite".

"Libération" s'en amuse, et titre en page intérieure : "Jospin

se retire de sa retraite politique"... Quant au dessinateur

Willem, un peu plus loin, il croque un Jospin monté sur

ressort qui sort de sa boite, au milieu d'une France

apparemment indifférente, et qui demande : "Y-a quelqu'un ?".

"Jospin sort du bois"... L'expression est souvent reprise par

vos journaux, ce matin... Dans "Le Républicain Lorrain",

Philippe Waucampt constate que "la statue du Commandeur

s'anime, dans une posture de rassembleur... A l'instar de

Zidane, Vieira et les autres, Jospin s'emploie à prouver que

les vieux ont de la ressource".

"On sent que ça le démange, et que tous les matins il doit se

reprocher sa déclaration du 21 avril"... C'est dur... C'est

signé Jean-Marcel Bouguereau... Dans "La République des

Pyrénées", il juge l'exercice auquel s'est livré l'ancien

Premier ministre socialiste de Jacques Chirac "laborieux et

guère convaincant, balancé et un peu chafouin... Du Jospin

classique, en somme".

Même tonalité sous la plume de Jacques Camus, dans "La

République du Centre"... D'une plume trempée dans le vitriol,

il écrit : "Assurément, c'est la percée dérangeante de

Ségolène Royal qui a conduit l'ancien Premier ministre à se

poser en recours... Cependant, il met beaucoup de conditions à

sa candidature... En fait, pour se présenter, il faudrait

qu'il soit sûr d'être élu... C'est la faiblesse de Jospin : ce

faux modeste est trop imbu de sa personne".

..."IL IRA", écrit-on dans "Le Parisien"... Mais aller "où"

?... C'est la question de Pierre Taribo, dans "L'Est

Républicain"... Selon l'éditorialiste, si Lionel Jospin veut

incarner l'avenir des socialistes, "il ne lui suffit pas

d'apporter sa contribution au débat, ou d'avouer enfin que la

question de sa candidature est ouverte... Il doit dire

exactement ce qu'il veut, et pourquoi"...

Dans "L'Est Républicain", toujours, le dessinateur Delestre

s'amuse de l'éventualité d'un nouveau duel au sommet entre

Jacques Chirac et Lionel Jospin... Il les représente dos à

dos, l'air méfiant, faisant semblant de choisir une chemise au

rabais... Ils s'épient, et on lit leur pensée commune, leur

sentiment l'un vis-à-vis de l'autre : "Tiens ! Ca sent les

soldes"... C'est donc signé Delestre.

Encore un dessin, celui de Pancho, dans "Le Monde".

Cravates au vent, Jacques Chirac et Dominique de Villepin

semblent courir en levant les bras, un sourire leur barrant le

visage... L'un s'exclame : "Je suis Domenech !" ; l'autre :

"Je suis Zidane !"... un amusement conçu au moment où l'on

apprenait qu'au baromètre TNS-SOFRES pour "Le Figaro

Magazine", le Premier ministre et le chef de l'Etat

atteignaient ce mois-ci un nouveau niveau record de défiance.

"Elle va voter Zizou"...

..."Elle", c'est Geneviève de Fontenay, et c'est dans "France

Soir"... Dans un entretien, elle fustige le foot, le fric, le

business sportif... Mais quand on lui demande : "Et Zidane,

vous en pensez quoi ?", elle répond : "C'est une icône... Il

est charismatique... S'il se présentait au poste de Président

de la République, il gagnerait l'élection haut-la-main... Moi,

je vote tout de suite pour lui".

Encore un dessin, celui de Jules dans "L'Humanité"... Sous le

titre "Le vent tourne", on voit un Nicolas Sarkozy dépité par

un graffiti "Sarkozy Président"... Le "sarko" de "Sarkozy" a

été barré... On y a ajouté "dane"... Ca fait "Zidane

Président"... Et le ministre de l'Intérieur, écoeuré et

soupçonneux, demande : "Qui a écrit ça ?".

"Goûtez le dernier yaourt Sarko pour sa fermeté !"... Ce sont

les premières lignes d'un papier de Guillemette Echalier, dans

"Libération"... Elle nous livre les résultats d'une enquête

que l'Institut Millward-Brown a réalisée le mois dernier

auprès de 779 personnes en âge de voter... Cet Institut est

spécialisé (écoutez bien !) dans "l'évaluation du capital des

marques de consommation courante"... Bref, Millward-Brown a

appliqué à 23 personnalités politiques les critères

généralement réservés aux marques de yaourt par exemple... Le

principe est simple : les personnes interrogées ont goûté, et

elles livrent leurs sensations... Après les tests, sachez que

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen

détiennent auprès des consommateurs "le plus fort potentiel

d'attachement"... Lionel Jospin est jugé assez peu

"attrayant"... Quant à Bernard Kouchner, remarque ma consoeur

de "Libé", il se voit attribuer "presque trop de bonnes

qualités pour être une marque politique".

Pourtant, dans la dernière livraison du "Nouvel Observateur",

l'ancien président de Médecins sans Frontières, ancien

secrétaire d'Etat, fait bien de la politique, quand il invite

ses camarades du Parti Socialiste à "ouvrir les yeux"...

..."Reprenons le flambeau (écrit-il), ouvrons les yeux, osons

nous adapter, osons la gauche... Encore un effort, camarades,

et nous serons vraiment sociaux-démocrates ou, si le mot vous

choque, novateurs, progressistes et vainqueurs !".

La Palestine...

...Paradoxalement, la presse, aujourd'hui, a assez peu de

choses à dire, au fond, sur "le retour en force à Gaza" (comme

le titre "Libération"), la "logique de guerre à Gaza" (pour

"Le Figaro"), après le lancement, par l'Etat hébreu, de

l'offensive militaire baptisée "Pluie d'été"...

"Olmert veut-il vraiment sauver le soldat Shalit ?", se

demande "L'Humanité", précisant que l'offensive militaire

israélienne, lancée officiellement pour libérer ce soldat

enlevé par un groupe palestinien, "risque d'embraser la

région, dans le silence assourdissant de la communauté

internationale".

En écho, "Le Parisien" nous dit qu'"Israël menace aussi la

Syrie"... "Le Figaro" nous rappelle que les avions militaires

israéliens ont survolé hier, à Damas, le palais du Président

syrien Bachar al-Assad... Dans "Libération", Pierre Haski

prédit que "lorsque les clameurs de 'Pluie d'été' se seront

calmées, chacun se sentira encore un peu plus victime de

l'autre, et la peine n'en sera que plus difficile".

Les stock-options, les "golden-parachutes", les turpitudes des

groupes Vinci et EADS, alimentent toujours la chronique...

Dans "Le Monde", elles inspirent à l'Archevêque de Lyon et

Primat des Gaules ce commentaire : "L'Evangile disait déjà que

l'argent rend fou... Quand on voit les rémunérations

incroyables de certains chefs d'entreprise, de sportifs et

d'artistes, on se demande où va s'arrêter la valse des zéros

qu'on ajoute... Qui va pousser un cri ?... Comment réguler ce

système ?... Nous attendons des initiatives des responsables

politiques"...

Le cardinal Philippe Barbarin conclut cet entretien, accordé

au "Monde", en citant Benoît XVI, quand il dit : "L'Eglise ne

peut ni ne doit prendre en main la bataille politique, mais

elle ne peut ni ne doit rester à l'écart"... Et Monseigneur

Barbarin ajoute : "L'un des prédécesseurs du Pape n'avait-il

pas déjà dit que la politique est l'engagement ultime de la

charité ?".

Le quotidien "Le Monde", qui a le sens de la mise en page,

donne, sur la même page, cette information : "La présidente du

MEDEF, Laurence Parisot, juge le niveau de hausse du SMIC très

dangereux"... Pour "L'Humanité", "le patronat veut en finir

avec cette garantie légale".

Pour finir, quelques mots à propos de l'état de la presse et

de l'audiovisuel en France...

"Libération" nous annonce qu'une majorité des salariés du

journal a approuvé par vote, hier, les propositions de la

"Société civile des personnels de 'Libération'", propositions

visant à mettre en place un dispositif intérimaire de

co-gérance, après la démission de Serge July.

De leur côté, les salariés de "L'Humanité" ont été reçus au

Palais Bourbon... L'objectif de leur visite aux députés :

alerter la représentation nationale sur la situation que vit

la presse quotidienne en France.

Du côté des hebdos, la rédaction de "Paris Match" est en grève

aujourd'hui... C'est une première, depuis la création du

magazine, en 1949... Les journalistes de "Match" protestent

contre l'éviction d'Alain Genestar, le directeur de la

rédaction sortant... Genestar aurait fait les frais d'une

couverture, parue en août dernier, qui aurait profondément

irrité Nicolas Sarkozy, par ailleurs ami d'Arnaud Lagardère,

le patron de "Paris Match"... C'est précisé dans "Libé".

Enfin, dans "Le Monde", Francis Marmande, en page 2,

s'intéresse à la radio, et en particulier aux antennes de

Radio France... Evoquant le départ d'un certain nombre de

grandes voix de France Inter ou de France Musique, comme Alain

Rey (notre ami Alain Rey), et Jean-Michel Damian, Francis

Marmande écrit : "Les voix se perdent... On sent une douleur

spéciale à la voix des disparus... On en sent une plus grande

encore à ne plus les entendre"...

La voix d'Alain Rey, moi, je l'entendrai toujours quand je

consulterai le "Petit Robert".

 

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Le Donjon de Naheulbeuk

And now for something completely different...

As well as the learned gentlemen of the press, we need the informal, argotique register of the street. Le Donjon de Naheulbeuk is a sort of radio series on the Internet. It is an adventure game with the voices of cartoon characters. It is funny, and quite rude. Your vocabulary will be greatly enlarged...

It is also clearly spoken, and the scripts are available.

Because this is a difficult exercise, we will add a preliminary stage. First time through, listen and follow the text. Then try reading out loud. Can you catch the whining intonation of

Et merde, on se les gèle ici   ?

No, this is serious. This is a (stylised) rendition of street French. Read out loud, mark, learn and inwardly digest.

Listen to it here.

Copyright Pen of Chaos.

Le Donjon de Naheulbeuk - Episode 01 - La Communauté.

<Musique> : Ambiance médiévale calme.

Le Ranger : Et merde, on se les gèle ici... Tiens, voilà quelqu'un.

Le Ranger : Salut, tu viens pour l'aventure ?

Le Nain : Hé ouais ! Je suis le Nain !

Le Ranger : Ca se voit.

Le Nain : Et ça, c'est le donjon ?

Le Ranger : Effectivement. C'est le donjon de Naheulbeuk.

Le Nain : Il a pas l'air terrible !

Le Ranger : Faut pas s'y fier, car personne n'en est ressorti !

Le Nain : Ah bon ?

Le Ranger : Faut dire aussi que personne y est entré.

L'Elfe : Bonjour, bonjour !

Le Ranger : Ah ! Voilà l'Elfe !

L'Elfe : Et oui c'est moi, mais qui est ce petit personnage ?

Le Nain : Je suis un Nain, connasse !

L'Elfe : Un Nain ? Mais quelle horreur !

Le Nain : Mais ta gueule...

Le Ranger : S'il vous plaît, ne commencez pas à vous battre !

<Baston Orale> : L'Elfe : Mais ouais ! Tu fais chier ...

Le Nain : Mais ouais c'est ça... allez...

L'Elfe : Non mais vraiment t'es... t'es trop con toi, allez...

Le Nain : Ouais, ouais, ouais c'est ça, ta gueule !

L'Elfe : T'es... t'es stupide !

Le Nain : Tu fais chier, merde !

Le Ranger : Et voilà, c'est déjà le bordel ! VOS GUEULES !

Le Ranger : Y'a un mec bizarre qui s'approche.

Le Voleur : Salut à vous, belle compagnie. Vous m'attendiez ?

Le Ranger : Tu viens pour le donjon ?

Le Voleur : Certes. Je suis le Voleur.

L'Elfe : Oh, un monstre !

L'Ogre : Gotfeurdom !

La Magicienne : Salut ! Kof kofff...

Le Ranger : Ah, mais qui voilà donc ?

La Magicienne : Je suis la Magicienne, et voilà l'Ogre.

L'Ogre : Zog zog.

Le Nain : Mais on comprend rien quand il parle !

La Magicienne : Je vous ferai la traduction.

Le Ranger : J'espère bien !

Le Barbare : Salut !

Le Voleur : Tiens donc, un Paysan !

Le Barbare : Chuis un Barbare !

Le Voleur : Aucune différence !

Barbare : Weuah !

<Bruit> : Le Barbare frappe le Voleur.

Le Ranger : Je crois que c'est ça la différence.

Le Voleur : Mais il est con...

Le Barbare : Tarlouze !

<Bruit> : Le Barbare donne une baffe au Voleur.

Le Ranger : Bon alors est-ce que vous avez bien tous votre équipement ?

Le Nain : Mais bien sûr qu'on a notre équipement !

Le Ranger : Est-ce que vous avez des torches...

Le Nain : Mais bien sûr qu'on a des torches !

Le Ranger : De quoi manger...

Le Nain : Mais ouais, on a pris à manger !

Le Ranger : Est-ce que vous avez à boire et...

Le Nain : Mais bien sûr qu'on a de la boisson !

Le Ranger : Est-ce que vous avez vos armes et...

Le Nain : Mais bien sûr qu'on a des armes !

Le Ranger : Mais tu va la fermer oui ?!

<Bruit> : Le Ranger frappe le Nain.

Le Ranger : Mais quel chiant ce Nain !

L'Ogre : Akala volo.

Le Ranger : Qu'est-ce qu'il a ?

La Magicienne : Il a envie de chier.

Le Ranger : Ah, c'est malin, il aurait pu faire à l'auberge !

Le Ranger : Bon vas-y on t'attend.

La Magicienne : Broudaf zog zog.

L'Ogre : Doula.

Le Ranger : Halala...

La Magicienne : Les Ogres sont sensibles...

Le Ranger : Rien à foutre !

La Magicienne : Les Ogres sont parfois poètes...

Le Ranger : Ca nous intéresse pas !

<Bruit> : L'Ogre défèque près du donjon.

L'Elfe : Mais il pourrait aller plus loin quand même !

La Magicienne : Les Ogres peuvent chanter et danser...

Le Ranger : J'ai dit ça nous intéresse pas !

La Magicienne : Un Ogre peut faire la cuisine ou les papiers peints...

Le Ranger : Tu veux vraiment mon poing sur la gueule ?

La Magicienne : Et ben puisque c'est comme ça, restez incultes !

L'Ogre : Huh huh huh huh huh...

Le Nain : J'aimerai bien rentrer dans le donjon, j'ai froid !

L'Ogre : Akala miammiam.

Le Ranger : Qu'est-ce qu'il dit ?

La Magicienne : Il dit qu'il a faim.

Le Ranger : Mais on a mangé y a deux heures !

L'Elfe : C'est vraiment un ventre, cet Ogre !

Le Ranger : Bon, l'Ogre peut toujours manger un sandwich avant d'entrer,

mais qu'il se dépêche.

La Magicienne : Zog-zog akiita.

L'Ogre : Doula.

Le Voleur : Au fait, quel est le but de notre mission ?

<Bruit> : Le Ranger déplie un parchemin.

Le Ranger : Nous devons retrouver la douzième statuette de Gladeulfeurha...

L'Elfe : Une statuette ?

Le Ranger : Il est écrit dans les tablettes de Skeloss que seul un Gnome des Forêts

du Nord unijambiste dansant à la pleine lune au milieu des douze statuettes

enroulées dans du jambon ouvrira la porte de Zaral Bak et permettra

l'accomplissement de la prophétie.

Le Voleur : Mais quelle est donc cette étrange prophétie ?

Le Ranger : Aucune idée, c'est la fortune qui nous intéresse.

L'Elfe : C'est pas grave, c'est toujours bien une prophétie.

Le Ranger : Ca dépend, des fois ça parle de détruire le monde.

Le Barbare : On entre ?!!

L'Ogre : Glozou bok.

Le Nain : Qu'est-ce qu'il dit ?

La Magicienne : Il a terminé son sandwich.

Le Voleur : Nous devons trouver une solution pour entrer dans ce donjon...

L'Ogre : Akala glouglou.

Le Ranger : Qu'est-ce qu'il a encore, l'ahuri ?

La Magicienne : Il dit qu'il a soif maintenant.

Le Ranger : Mais qu'il boive, et qu'il fasse pas chier !

<Bruit> : L'Ogre débouche une bouteille et commence à boire.

Le Nain : Ah j'en ai marre, il fait froid, j'me barre !

L'Elfe : Bon débarras !

L'Ogre : Burp !

Le Ranger : Hé le Nain ! Reste avec nous sinon tu vas faire plaisir à l'Elfe !

Le Nain : Ha, merde.

Le Nain : T'as raison ! Rien que pour l'emmerder, j'vais rester !

L'Elfe : Rien à foutre, moi je vais ouvrir cette porte...

<Bruit> : L'Elfe frappe à la porte.

Le Ranger : Mais qu'est-ce que tu fais ?

L'Elfe : Et bien, je frappe pour qu'on vienne nous ouvrir.

Le Ranger : Bravo, ça va être discret comme entrée !

<Bruit> : Le groupe applaudit.

Le Nain : Mais quelle conne !

<Bruit> : La porte s'ouvre.

L'Elfe : Vous voyez, ça marche.

Le Barbare : Hmf !

Le Voleur : Mes amis, la porte est ouverte...

 

 

Film extract - Mon père ce héros

The great, great ambition is to be able to follow modern French films with ease. It will take a while. Some hints and tips.

  1. Don't watch French films with English subtitles, unless you accept that you're simply watching (reading) an English-language film. You cannot read English and understand spoken French at the same time.
  2. Buy DVDs from a French company such as Amazon.fr (i.e. the French Amazon site.) Buy those with French subtitles for the sourds et malentandants.
  3. Buying American films dubbed into French is actually good (although the films may not be) because dubbed French is slower and clearer than in native French films.

Even with French sub-titles the situation is not great. Why do sub-title writers change the words, even when the original will perfectly well fit on the screen?

The following excerpt from Mon père le héros is as accurate as I can make it.

Listen to it here.

 

Mon père le héros

 

- Tiens Andy! Vous avez préparé un petit numéro? Cést la soirée des artistes!

- On a quelque chose d'épatant de vous montrer

- Mike et moi va jouer "Un Tramway Nommé Désir"

- .....

- Ça fait trois fois que j'essayais d'appeler Isabelle, mais elle est partie, je sais trop... ou c'est elle ne veut pas répondre.

- Elle te fait marcher, et tu plonge.

- Pourquoi me faire marcher?

- Parce qu'elle veut se marier avec toi.

- Non.... C'est ça, tu crois?

- Qu'est-ce que t'es naïf. Elle te fait marcher et tu vois rien.

- Non c'est pas du tout songeant. C'est une femme merveilleuse.

- Tu peut pas changer le disque?

- Mais c'est vrai. Elle te plairait beaucoup, j'en suis sûr.

- T'es tout à fait son 'cup of coffee'.

- 'Cup of tea...'

- Pardon?

- L'expression, c'est 'Cup of tea'- tasse de thé.

- Ah oui... café ... thé...

- Tu l'aimes ?

- C'est très difficile de répondre à ça.

- Tu l'aimes?

- Oui. Oui, je l'aime. Enfin, je crois.

- Vous allez vous marier?

- Disons que c'est une possibilité.

- Non, c'est pas une possibilité. C'est une certitude.

Tu vas te marier avec elle et tu vas avoir d'autres enfants.

- Je sais rien. C'est possible.

- Tu n'aimerais pas avoir un petit frère ou une petite soeur ?

- J'ai mal à la tête et je suis fatiguée.

- Tu peut pas voir le spectacle.

- Non. Merci pour le dîner.

J'espère tu seras très heureux.

 

La voix-off et Polémix

I love this parody of Nicolas Sarkozy. The transcription below is mine, so not guaranteed to be perfect. If you can correct it, please email me.

Listen to it here.

Tous les tizenfants

- Bonjour. C'est la voix-off... et Polemix

- Faites attention!

Attention. Il s'agit d'un truqage.

- Je voulais pour une fois les francais puissent comprendre.

Vous voulez donner vos enfants et vos p'tits-enfants?

Hm?

Vous donnez aucune ... aucun impôt.

On va à la mairie de sa ville, on prend les p'tits enfants.

On met le nom du donateur, et le nom du donataire. C'est tout.

On joint ça à sa formule d'impôt, et ainsi..

On rend service aux p'tits enfants..

Hm? On les soutient encore.

J'ai un travail à faire, et je le ferai.

D'ici la fin de l'année, nous aurons examinés.. tous les tizenfants.

Tous les tizenfants!

Ceux qui sont inefficaces seront supprimés, et recyclés dans une baisse d'impôts pour tout le monde.

Tenez-vous bien... il y a neuf million de p'tits enfants,

Le parlement nous a autorisé... à recycler... tous les tizenfants.

Comme il y aura des dépenses imprevues, il faut que je passe des réserves des p'tits enfants.

Donc il faut exprimer aux français les choses simplement,

Je trouve les p'tits enfant .. très lourds.

Il faut les réduire.. parce qu'ils minent, et ils sapent la confiance.

Donc il faut à la fois ... mettre de côté les p'tits enfants,

et en même temps donner un peu d'oxygène, parce que la croissance est là.

Tout le monde nous dit, donc on ne veut pas des p'tits enfants.

La voix-off... et Polemix

 

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