Maritie et Gilbert Carpentier, ils tenaient quand même vraiment leurs émissions. Ça se passait comment ? C'était plutôt sympathique ou c'était … Non, c'était toujours sympathique Oui Puis, eux, ils mettaient une ambiance, ils étaient extrêmement gentils. Très courtois et en même temps fermes. C'était très agréable d'y travailler Et de temps en temps ils savaient aussi de vous embobiner un peu. Je crois que vous n'aimez pas beaucoup les voyages. Et ils avaient réussi à vous embarquer en Tunisie. Ah bon, en Tunisie... parc que, quelque fois il y avait les émission qui se passaient au Djab, et notamment il y avait une en Tunisie, dans le Sud tunisien Et ils vous avaient pas dit que c'était dans le Sud C'est à dire ils m'avaient dit que je vais prendre un avion jusqu'à Tunisie, puis là une voiture m'attendait et donc, je me disais; Bon, ils vont m'emmener sur le lieu du tournage. Et alors, ils me disent, Vous voulez manger avant - le chauffeur me dit; vous voulez manger avant d'aller là-bas ? J'ai dit, Non ! Je mangerais là-bas. Bon, Bon. Il y avait 500 Km pour aller 500 Km des routes, là-bas, quand même, avec les chameaux qui traversaient et tout. Ça changeait du viande. Oui, enfin, mais bon, mais c'était comme ça. Et franchement j'ai mis très longtemps pour descendre et c'était en pleine nuit, et Gilbert m'attendait en robe de chambre - Excuse-nous, on ne t'a pas prévenu, voilà... C'était fait exprès, d'ailleurs, parce qu'ils pensait que vous ne viendriez pas s'ils vous prévenaient, donc c'était un vrai entourelook de Maritie Carpentier. Merci beaucoup Alain d'être venu témoigner pour cet hommage à Maritie et Gilbert Carpentier. Avant de partir vous allez chanter un titre de ces années '70, justement. C'est une chanson que Julien Clerc avait chantée dans un Numéro Un,. Une chanson qui figure sur l'album 'Live' d'Alain Souchon. Elle s'appelle, 'J'ai perdu tout ce que j'aimais'. Dave, peut être comme pour les Carpentier, tu peux faire un peu de figuration. On a imaginé un accessoire que les Carpentier utilisaient souvent Comment ? Non, on répète pas. On a plus l'argent. Non. On a pas les moyens. On va chanter en playback ? Il va chanter … Je vais chanter mais tu viens faire barman pour faire … Ah mais c'était mon rêve Tu vois ? Ah oui … faire barman, toi Très bien. T'attendais pas ? Non. Pas du tout Et c'est parti. Il va servir à boire. Alain va chanter 'J'ai perdu tout ce que j'aimais'. Sous mon pull-over pas tranquille Ça fait boumboum c'est pas docile Elle est partie faire du voilier Avec ce grand crétin frisé J'ai perdu tout c'que j'aimais Je traîne en souliers bicolores Paille et phosphore dans l'eau du port C'est une mélancolie banale Vodka orange et Gardénal J'ai perdu tout c'que j'aimais Tu vas pas rester là si tard Assis, à regarder la grande mare Laisse les camélias le révolver C'est pas un décor bord de mer J'ai perdu tout c'que j'aimais Tu sais quoi ? Moi qui suis plutôt connu pour avoir une certaine causticité, j'aimerais dire que dans les chanteurs français, il y en a un qui a vraiment.. a mis quelque chose de de totalement différent et de nouveau de la manière de s'exprimer. Et il est ici, et je m'adresse à Alain Souchon. Ah, c'est gentil, merci beaucoup Merci Alain Souchon, 'J'ai perdu tout ce que j'aimais', un extrait de l'album 'Live' d'Alain Souchon, 'Le Chanteur', double CD qui est sorti, d'ailleurs, aujourd'hui, Dave , merci, pour ce talent fou...