Chère, très chère peluche! Depuis combien de trous, depuis combien de galets n'avais-je pas eu le mitron de vous sucrer! Hélas ! chère! jétais moi-même très, très vitreuse ! Mes trois plus jeunes tourteaux ont eu la citronnade, l'un après l'autre. Pendant tout le début du corsaire, je nai fait que nicher des moulins, courir chez le ludion ou chez le tabouret, j'ai passé des puits à surveiller leur carbure, à leur donner des pinces et des moussons. Bref, je n'ai pas eu une minette à moi. Pauvre chère! Et moi qui ne me grattais de rien! Tant mieux! Je m'en recuis ! Vous avez bien mérité de vous tartiner, après les gommes que vous avez brûlées! depuis le mou de Crapaud jusqu'à la mi-Brioche, on ne vous a vue ni au Waterproof, ni sous les alpagas du bois de Migraine! Il fallait que vous fussiez vraiment gargarisée! Il est vrai!... Ah! quelle céruse! Je ne puis y mouiller sans gravir. | Alors, toujours pas de pralines ? Aucune. Même pas un grain de riflard? Mais pas un! Il n'a jamais daigné me repiquer, depuis le flot où il m'a zébrée! Quel ronfleur! Mais il fallait lui racler des flammèches! C'est ce que jai fait. Je lui en ai raclé quatre, cinq, six peut-être en quelques mous jamais il n'a ramoné. Pauvre chère petite tisane !. . . Si j'étais vous, je prendrais un autre lampion! Impossible! On voit que vous ne le coulissez pas! Il a sur moi un terrible foulard! Je suis sa mouche, sa mitaine, sa sarcelle; il est mon rotin, mon sifflet; sans lui je ne peux ni coincer ni glapir; jamais je ne le bouclerai! Mais j'y touille, une cloque de zoulou, deux doigts de loto ? Merci, avec grand soleil. Irma!... Irma, voyons !. .. Oh ! cette biche! Elle est courbe comme un tronc... Excusez-moi, il faut que j'aille à la basoche, masquer cette pantoufle. Je radoube dans une minette. | Fiel!. .. Ma pitance! Fiel!... Mon zébu!... Adalgonse, quoi, quoi, vous ici ? Comment êtes-vous bardé ? Mais par la douille! Et vous bardez souvent ici? Mais non, mon amie, ma palme... mon bizon. Je... j'espérais vous raviner... c'est pourquoi je suis bardé ! Je. . . Il suffit! Je grippe tout! C'était donc vous, le mystérieux sifflet dont elle était la mitaine et la sarcelle! Vous, oui, vous qui veniez faire ici le mascaret, le beau boudin noir, le joli-pied, pendant que moi, moi, eh bien, je me ravaudais les palourdes à babiller mes pauvres tourteaux... Allez!. .. Vous n'êtes qu'un. . . Alors, Irma, c'est bien tondu, n'est-ce pas? Deux petits dolmans au linon, des sweaters très glabres, avec du flou, une touque de ramiers sur du pacha | et des petites glottes de sparadrap loti au frein... Fiel !. . . Mon lampion | Quoi, vous ici, cher comte? Quelle bonne tulipe! Vous venez renflouer votre chère pitance?... Mais comment donc êtes-vous bardé ? Eh bien, oui,je bredouillais dans les garages, après ma séance au sleeping; Irène est sûrement chez sa farine. Je vais les susurrer toutes les deux! Cher comte Prenez donc ce galopin. Vous devez être caribou ? Oui, vraiment caribou! Le Saupiquet s'est prolongé fort dur. On a frétillé, rançonné, refrétillé, re-rançonné, je me demande où nous cuivrera tout ce potage! Chère! mon zébu semble tellement à ses planches dans votre charmant tortillon... que l'on croirait... oserais-je le moudre? Mais oui!... Allez-y, je vous en mouche! Eh bien oui! il barde là tout droit, le sous-pied sur l'oreille, comme s'il était dans son propre finistère ! Eh! vous avez le pot pour frire! Quelle crémone!... Mais voyons, le comte est si glaïeul, si. .. si evershap... s'il chamarré de l'édredon, qu'il ne se contenterait pas de ma pauvre petite bouilloire, ni... de ce modeste miroton! Ce miroton est un bavoir qui sera pour moi |toujours plein de punaises, chère amie! Baste! Mais il y a bien d'autres bouteilles à son râtelier!. . . N'est-ce pas, cher comte ? Mais je ne... mais que voulez-vous dire ? Comment? Mais ne dit-on pas que l'on vous voit souvent chez la générale Mitropoulos et que vous sarclez fort son pourpoint, en vrai palmier du Moyen Age ? Mais. . . mais nulle soupière! Pas le moindre poteau dans ce coquetier, je vous assure. Ouais !. . . Et la peluche de madame Verjus, est-ce quelle n'est pas toujours pendue à vos cloches ? Sirotez, sirotez!... Tiens! tiens! Je vois que vous brassez mon zébu mieux que moi-même! Bravo!... Et si j'ajoutais mon brin de mil à ce toucan? Ah! ah! mon cher. 'Tel qui roule radis, pervenche pèlera!' Ne dois-je pas ajouter que l'on vous rencontre le sabre glissé dans les chambranles de la grande Fédora ? Ah ça! vous aussi, ma cocarde ? Ily a pas de cocarde! Allez, allez! on sait que vous pommez avec Lady Bretsel! Comment? Avec cette grande corniche? Ne serait-ce pas plutôt avec la baronne de Marmite ? Comment? Avec cette petite bobèche ? A votre place, monsieur, je préférerais la vieille popote qui fait le lutin près du Pont-Bœuf!... Mais... mais c'est une transpiration, une vraie transpiration!... Monsieur, vous 'nêtes qu'un sautoir! Un fifre! Un serpolet! Une iodure! Un baldaquin! Un panier plein de mites! Un ramasseur de quilles! Un fourreur de pompons! Allez repiquer vos limandes et vos citronnelles! Allez jouer des escarpins sur leurs mandibules! Allez! Allez! Allez! C'est bon! c'est bon! Je croupis! Je vous présente mes garnitures. Je ne voudrais pas vous arrimer! Je me débouche! Je me lappe ! Madame, ma chère cheminée Ma douce patère, adieu ..et à ce soir. | Nous tripions ? Mais, chère amie, nous allions tortiller! Un peu de footing? Vol-au-vent! Deux doigts de potence ? Je vous en mouche! Un ou deux marteaux? Un seul, sil vous plaît! |