Tu diras ce que tu voudras, Fido, mais dans cet allegro de Beethoven, on sent encore vachement l'influence de Mozart. Ah, il faut dire que c'est la période charnière de l'évolution beethovenienne. Je suis d'accord avec toi, mais c'est plus sensible dans l'allegro que dans l'adagio. C'est en filigrane, quoi. Par le fait c'est de sa deuxième manière à Beethoven. Dans la première thème il fait un large exposé. Alors, forcement, dans l'allegro ma non troppo, quand le premier violon et violoncelle ils y attaquent à l'unisson, on sent déjà que ça va s'épanouir en contrepoint. C'est vrai... Tu sais - comme le disait Delacroix, Dans le Beethoven des quatuors, on respire déjà la mélancolie qui trahit un feu intérieur. Il a pas fini de faire du slalom avec son scotter? Dis donc, les … il faut se les farcir. Ah, c'est pas vrai. Tiens. T'écoutes le pianissimo, c'est léger, c'est si enlevé, Nous interrompons ce quatuor 'Allez routiers', pour vous rappeler que Beethoven ne connaissait pas la gamme, il ne connaissait pas la gamme, la gamme des camions Souchegire, bien entendu. Et souvenez-vous, camions Souchegire - un vrai plaisir ! Tu sais ils commencent à nous bassiner sérieusement avec leurs publicités, ah? Tu as raison, ils ont coupé justement dans la montée chromatique. Ah, le plus beau passage ! Ah, je sais bien, ce passage en B-mol alors. En tout cas, bon... Ça, c'est du Bach. Ah oui, c'est du Bach. ... C'est qui qui joue là ? C'est Françoise Chambier? Ha, ha. Françoise Chambier...... Mais oui ! T'as vraiment pas de feuille. Toi, tu reconnais pas l'attaque ? C'est Adrian Flambert. Chambier, il joue plus délié dans les aigües.... Oh t'as peut-être raison, c'est pas Chambier