Si vous avez quelques minutes, je vais vous interpréter un petit poème sur Molière. Ça me vient tout d'un coup à l'esprit. Allez-y Alors... puisque... je le fais... Je ne sais pas si vous avez entendu parler de ça, je le fais en imitant les acteurs. Vous avez vu, ça ? Vous voulez que je le fasse un petit peu ? Ah, oui. Attends, il faut que je me mette dans le truc.... Voici un hommage à notre maître à tous... Monsieur de Molière. Alors il disait Le fils du tapissier s'appelle Jean-Baptiste, Il a décidé de devenir artiste, Au lieu d'être patron de quelques apprentis, Il sera simplement valet de comédie. Et voilà... Avec quelque copains commence l'aventure, Et tant pis si les planches des tréteaux sont dures. On a la ventre vide, on a le cœur plein, C'est toujours comme ça quand on devient comédien. Il a choisi son nom de guerre, Molière... Mais... ça peut coûter cher, De faire les pirouettes, Ça mène quelquefois à la prison pour dettes. Il n'en sort, il s'en fuit, Direction le Midi hé, hé, hé. C'est la vie de tournée, la tragie-comédie. Un soir, entre deux scènes il s'est mit à écrire. Et voilà qu'un jour il se met à rire, Et quand le rideau s'élève un soir, sur lÉtourdi, Le public est heureux. Le public applaudit et il le salue jusqu'à terre, Molière ... ... paf ! Non, mais dis donc, Vous en faites un peu beau coup, hein ? C'est alors que Monsieur , frère du Roi s'emmêle, Et revoilà Paris, comme la vie est belle, Alceste, Harpagon, Scapin et ses amis Ont la faveur des grands, et l'amour des petits. C'est ça. Oh, mais, si du côté jardin on espère la gloire, On a du côté cour la peine puis les déboires... C'est presque assez amusant pour les fêtes royales, Et qui s'inventait une comédie musicale. Mais il fallait toujours le spectacle fini, Se méfiait du retour des bâtons... Un soir de février, on a mis en cachette, En terre non béni la pauvre marionnette. Mais Alceste est monté dans les cintres étoilés, Ou d'être comédien, on a la liberté. Ce fauteuil d'immortel que notre Académie, Lui avait refusé pour cause de génie. Cela fait trois cents ans, qu'au théâtre français On le garde pourtant, mais depuis lors jamais, Sur ton fauteuil tricentenaire, Personne ne posa son derrière. Molière...